Les lignes 16 et 17 du Grand Paris Express menacées !

Demain, jeudi 12 octobre à 10 h 30, je serai devant l’Hôtel Matignon au côté de très nombreux élus pour réclamer au Gouvernement de s’engager clairement et fermement sur le maintien de ces lignes dans le calendrier prévu.

Les lignes 16 et 17 du réseau Grand Paris Express qui doivent desservir notre
département semblent nettement remises en cause par le Gouvernement. La ligne 17 pourrait être abandonnée, alors qu’elle était clairement inscrite dans le dossier de candidature aux JO de Paris, examiné et validé par le CIO… il y a à peine un mois ! La ligne 16 qui doit desservir notre territoire serait repoussée à un futur lointain, au-delà de 2030.

Capture d_écran 2017-10-11 à 18.51.18Les coupes budgétaires exigées par Bercy remettent en cause la réalisation de plusieurs lignes et notamment la 16 qui s’arrêterait à Aulnay-sous-Bois et ne desservirait donc plus ni Sevran, ni Clichy-Montfermeil ni Chelles, ainsi que la 17. Pour les territoires enclavés du Nord francilien et du Nord-est de notre département, ces lignes représentent un moyen de réduire les inégalités territoriales, de soutenir le développement économique local et de permettre aux habitants d’accéder plus facilement à l’emploi. C’est également un pas important pour la transition écologique dont nous avons besoin.

Le réseau du Grand Paris Express est le fruit d’un long processus de concertation afin de prendre en compte les besoins des territoires concernés et de leurs habitant.e.s. Il a déjà fait l’objet de dépenses importantes et les différentes collectivités s’en sont saisi pour envisager de nouveaux axes de développement utiles à la population.

Une nouvelle fois, et en dépit des engagements pris, ce sont donc les populations déjà fortement précarisées qui vont payer les frais de décisions aussi injustes que déconnectées de la réalité.

 

Séance du Conseil départemental du 28 septembre (2)

Je suis intervenue pour rappeler à quel point associations et collectivités territoriales sont menacées par la suppression des CAE (contrats aidés) et par la baisse des financements « Politique de la ville » en direction des quartiers populaires, à l’occasion de la présentation du rapport annuel sur le soutien du Département aux partenaires associatifs (43,67 millions d’€ de subventions de fonctionnement en 2016) .
Au nom de notre groupe, j’ai proposé que notre Conseil départemental examine la titularisation des CAE qu’il a embauché, et notamment les ATTEE dans les collèges, et que nous organisions rapidement des Etats Généraux de la Vie associative pour établir avec les associations la carte de ce désastre annoncé et définir ensemble les actions collectives à mener pour préserver ce tissu indispensable à la démocratie et à la vie de nos quartiers. D’ores et déjà, rendez-vous est pris avec le Collectif des Association Citoyennes.

 mon intervention en séance

Au préalable, le dispositif « Génération 2024 » a été voté. Il permettra à des jeunes du département, sportifs de haut niveau en devenir, de se préparer aux JOP 2024 dans les meilleures conditions, en étant soutenus dans leur projet sportif et éducatif. « Génération 2024 » participera au développement des clubs et plus largement à la structuration des disciplines sur notre territoire. Huit disciplines sont concernées dans un premier temps : lutte, athlétisme, tennis de table, karaté, judo, tennis, gymnastique et hand-ball.

Nous avons également voté la participation du Département aux dépenses de fonctionnement des collèges publics de Seine-Saint-Denis et je me réjouis de ce que les crédits nécessaires aient été maintenus.

Sur la question du logement, nous, élus de la majorité départementale, avons présenté un vœu pour un  véritable plan logement pour les quartiers populaires, demandant donc « au gouvernement de revenir sur ce projet de Plan logement qui non content d’opérer une casse du logement social, ne traite en rien des problématiques lourdes en matière d’habitat pour nos habitants. Nous attendons à ce titre que des propositions soient avancées rapidement en matière de rééquilibrage territorial, de mixité sociale, de lutte contre l’habitat indigne et les copropriétés dégradées. »

Séance du Conseil départemental du 28 septembre (1)

Jusque-là tout allait bien…
Mais après la présentation par mon collègue Pierre Laporte du premier bilan de l’hébergement d’urgence mis en place par le département pour les familles en grande difficulté, l’intervention nauséabonde et raciste de M. Monany, conseiller départemental LR de Blanc-Mesnil a soulevé un tollé dans nos rangs. Propos scandaleux et indignes d’un élu qui pratique les amalgames chers au FN.
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