Visite présidentielle…

Avec Valérie Pécresse, Stéphane Troussel, Michel Teulet, Ludovic Toro, mon collègue Gérard Prudhomme et beaucoup d’autres élus, dont mon ami Olivier D’Henry. Beaucoup de piétinement et d’attente hier pour la visite du Président Macron. Avant qu’il n’arrive enfin, accompagné d’Olivier Klein, maire de Clichy, nous avons du nous mettre en rang : « Un peu plus à droite, s’il vous plait ! » (sic)

Après avoir serré la main du Président, je lui ai remis en mains propre les courriers que m’avaient demandé de lui transmettre le CSID et l’ARIFA, associations indispensables au lien social et à la citoyenneté de tous sur notre territoire. Les sujets ? La grande inquiétude sur l’avenir de plusieurs postes aidés menacés – certains à très court terme et d’autres à plus long terme, selon le type de contrat, et qui impacteront le fonctionnement de ces structures. « Une accumulation de signes négatifs qui pèse sur le travail des salariés et des bénévoles alors que nous avons grand besoin de perspectives » m’a déclaré M. Depelley, co-Président de l’ARIFA. Emploi et financement, la double peine pour un grand nombre d’associations, comme en témoignent les initiatives en cours de collectifs d’associations regroupées au plan national….

Concernant la ligne 16, Emmanuel Macron a donc annoncé que l’Etat respecterait ses engagements et que les délais seraient tenus. 2024, donc ! Je m’en réjouis et nous y veillerons, non seulement parce qu’il s’agit du désenclavement de notre territoire – alors qu’aujourd’hui plus de 80 % des Montfermeillois en activité partent travailler ailleurs, dans des conditions de transport toujours plus difficiles – mais parce que l’arrivée du Grand Paris Express est la condition sine qua non pour que des entreprises s’installent ici et que l’emploi bénéficie d’abord aux habitants de Montfermeil et de Clichy. Enfin, je me réjouis de la nomination d’Olivier Klein, maire de Clichy-sous-bois, à la présidence de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Des dossiers lourds – ici comme dans nombre de quartiers populaires. Et puis, je suis vite partie rejoindre et féliciter les anciens élèves du collège Picasso et de la SEGPA lors de la cérémonie de remise des diplômes.

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Séance du Conseil départemental du 9 novembre : orientations budgétaires 2018, développement durable et égalité…

Le gouvernement légifère à coup d’ordonnances, nous ferons de même ! Nous avons débattu ce jeudi des orientations budgétaires pour l’année 2018. C’est une nouvelle étape de notre combat contre les politiques d’austérité menées contre les collectivités depuis plus de 10 ans par Sarkozy, Hollande et maintenant Macron. Notre groupe a donc décidé d’adresser une ordonnance à l’Etat pour qu’il paie les 40 millions d’euros qu’il doit au Département. Personne ne peut nier l’urgence de mettre un terme au désengagement de l’Etat qui grève les recettes du Département, étrangle toujours un peu plus les collectivités locales et détruit les services publics de proximité, au détriment des habitants. Nous avons réaffirmé la nécessité de renationaliser les allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH) et proposé de porter cette exigence devant le gouvernement.

Notre groupe a également exprimé sa volonté de résister en élaborant des orientations budgétaires combattives et ambitieuses dans l’intérêt de la population. Nous avons particulièrement insisté sur notre refus de faire du personnel la variable d’ajustement des finances de notre collectivité. Nous avons demandé que les dépenses liées au personnel soient abondées de 6 millions d’euros en 2018 et qu’un véritable plan d’urgence soit mis en œuvre afin de recruter en fonction des besoins des services et pour que les postes vacants soient très rapidement pourvus.

La décision modificative qui nous a été proposée abonde de 43 millions d’euros le budget de l’aide sociale à l’enfance afin d’assurer un accueil digne et adapté aux mineurs non accompagnés, dont le nombre a doublé en deux ans, et qui arrivent sur notre territoire en raison des effets de la crise migratoire et humanitaire. Pour autant, cet effort n’exonère pas l’Etat des responsabilités qu’il doit prendre.

L’Assemblée a également été appelée à se prononcer sur la situation en matière de développement durable. Trois grandes priorités se dégagent pour l’année 2017 : la mise en place d’un cadre préparatoire à la constitution de la COP 93 ; la transition énergétique des équipements publics et les investissements pour un territoire plus durable et plus vert, avec le plan Mobilité durable et le plan « A vos parcs ».

Enfin, Pascale Labbé, déléguée à l’égalité Femme-Homme a présenté le rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes : un travail remarquable effectué par notre collectivité pour faire évoluer les mentalités et réduire les inégalités entre les sexes, à la fois auprès des agent.e.s du Département et en externe, plus particulièrement auprès des jeunes.

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Séance du Conseil départemental du 26 octobre : Rapport du Préfet, Grand Paris Express et Fort de Vaujours…

Ce jeudi 26 octobre, la séance du Conseil départemental s’est ouverte sur la présentation par M. le Préfet du rapport d‘activité des services de l’Etat dans notre département. Chacun des groupes politiques de l’Assemblée départementale avait pu adresser au préalable des questions écrites au Préfet ainsi que deux ou trois questions posées oralement lors de la séance… Notre groupe a interrogé le Préfet sur la pérennité des contrats aidés, sur l’avenir des services publics de proximité en lien avec la réforme territoriale, et les expulsions locatives sur notre territoire. J’avais, pour ma part, posé cette question écrite : « Comment le Commissariat à l’Energie Atomique peut-il avoir vendu  un terrain de 33 hectares à un groupe industriel privé en vue de l’exploitation du gypse en sous-sol, alors que le Secret Défense  n’est toujours pas levé ?  Nous exigeons la levée du Secret Défense et vous demandons d’intervenir dans ce dossier à toutes fins utiles. ». J’attends la réponse écrite du Préfet dont je ne manquerai pas de vous faire part.

Concernant le Grand Paris Express et l’avenir des lignes 16 et 17, le Préfet a concédé que la ligne 17 était stratégique mais il a omis de répondre sur la ligne 16, celle qui doit desservir, entre autres, Montfermeil et Clichy-sous-Bois. Dès sa parution, j’ai signé la pétition à l’initiative des maires de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, même s’il ne me parait pas judicieux d’opposer Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 et infrastructures de transport : leurs modes de financement sont indépendants et les JOP doivent être pour notre département un levier pour aménager notre territoire  au plan urbain et en matière d’infrastructures de transport. Ras-le-bol d’être les perdants de l’histoire, d’être cette banlieue populaire dont les habitants souffrent de son enclavement dans leur vie quotidienne… C’est également pourquoi, en seconde partie de séance, j’ai pris la parole au nom de notre groupe pour dire notre vigilance sur cette question.20171026_Séance

 

 

 

 

 

 

Les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 sans le Département ? Impensable!

Lors de la rencontre des Président.e.s de CDT (comités départementaux du tourisme), organisée par Tourisme et Territoires dans le cadre du Congrès de l’ADF (Association des Départements de France) qui s’est déroulé à Marseille, je suis intervenue sur les enjeux touristiques de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 dans notre département.  Au coeur de mon propos, l’impensable disparition de la Seine-Saint-Denis et des Départements de petite couronne envisagée par le Gouvernement et la remise en cause de lignes programmées du Grand Paris Express, telle la ligne 17, déclarée d’utilité publique et inscrite dans le dossier de candidatures des JOP. Cette ligne doit desservir l’aéroport Charles-de-Gaulle, celui du Bourget et plusieurs sites olympiques – le village des médias au Bourget et le village olympique à Saint-Denis Pleyel. Au-delà du cas particulier des départements de la Métropole du Grand Paris, c’est à terme la disparition de tous les Départements qui est visée. La riche discussion engagée ensuite avec mes collègues a fait la démonstration de la pertinence de l’échelle départementale, dans sa connaissance fine des territoires, des habitants et des acteurs du tourisme. J’ai donc proposé à mes collègues l’adoption d’une déclaration dans  ce sens.

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Avec Stéphane Villain, Président de Tourisme et Territoires

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17 octobre 1961, devoir de mémoire

Une manifestation pacifique d’Algériens et d’Algériennes contre le couvre-feu discriminatoire qui leur était imposé et qui réclamaient la paix et l’indépendance de l’Algérie alors que la guerre faisait rage de l’autre côté de la Méditerranée. Une manifestation sauvagement réprimée par le Préfet Papon, de sinistre mémoire. Des centaines de manifestants y ont perdu la vie, certains noyés dans la Seine. Un crime d’Etat passé sous silence.  A Clichy-sous-Bois et dans bien d’autres villes de notre département, ce jour est commémoré. Le Département organise une table ronde  » 17 octobre 1961 – de l’occultation à la transmission. Histoire et mémoire d’un massacre de la guerre d’Algérie. » Ne pas occulter l’histoire et se souvenir, « c’est à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme, l’islamophobie dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières. » Mais à Montfermeil, pas de commémoration, pas de devoir de mémoire. Les amis, si nous organisions cette commémoration l’an prochain ?

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