Espérance banlieues et cours Alexandre-Dumas : une tromperie dangereuse

Aujourd’hui, le journal l‘Humanité consacre sa Une, l’éditorial et un dossier de deux pages bien documenté au réseau des écoles Espérance Banlieues, dont le cours Alexandre-Dumas de Montfermeil. Il est grand temps de faire toute la lumière : réseaux catholiques traditionnalistes, Manif pour tous et droite extrême sont à la manœuvre, sous une image lisse et « charitable » visant à « intégrer les enfants issus de l’immigration ». Ce réseau opaque travaille avec ardeur à la remise en cause de l’Education nationale, doublée d’une offensive idéologique « judéo-chrétienne », bien loin de la laïcité et des valeurs républicaines, soutenus par des fonds publics et des entreprises du CAC 40. Et les enfants dans tout çà ? A Montfermeil comme ailleurs, les résultats espérés ne sont pas au rendez-vous de ces écoles hors contrat. Au point qu’à Marseille, plusieurs familles ont déposé  plainte pour violence, non assistance à mineurs en danger et … abus de confiance.

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« Concorde », une association qui porte si bien son nom…

J’ai eu le grand plaisir d’être accueillie cette semaine au foyer Chevreul à Montfermeil par l’équipe de Concorde (Association d’Education et de Protection Concorde), une belle association portée par les valeurs de l’humanisme, de la tolérance et du respect au service de l’enfance. Concorde est un partenaire reconnu et apprécié des services de l’Aide Sociale à l’Enfance, compétence du Département, et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Cette visite amicale a été l’occasion d’un moment d’échanges riches et chaleureux autour de la protection de l’enfance et des missions de l’association avec Alain Junqua, président, Florence Mazerat, directrice générale et Sylvain Chatelin, directeur général adjoint ; Sylvain Lesueur et Philippe Allard, directeur et chef du service éducatif ; des membres du conseil d’administration et les cadres d’autres établissements. Un projet éducatif  de qualité, porté par des professionnels très impliqués, une prise en charge individualisée et une attention portée aux besoins de chacun  : l’AEPC a créé, gère et anime dix structures à taille humaine qui accueillent  180 jeunes pour leur permettre de se construire et de construire leur avenir, dans un monde dont ils ne connaissent déjà que trop la dureté et les difficultés. Après la visite du foyer et un excellent repas concocté par les cuisinières de l’établissement, je suis prête à revenir rencontrer les jeunes à l’occasion d’un groupe de paroles, comme il me l’a été proposé.

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Visite présidentielle…

Avec Valérie Pécresse, Stéphane Troussel, Michel Teulet, Ludovic Toro, mon collègue Gérard Prudhomme et beaucoup d’autres élus, dont mon ami Olivier D’Henry. Beaucoup de piétinement et d’attente hier pour la visite du Président Macron. Avant qu’il n’arrive enfin, accompagné d’Olivier Klein, maire de Clichy, nous avons du nous mettre en rang : « Un peu plus à droite, s’il vous plait ! » (sic)

Après avoir serré la main du Président, je lui ai remis en mains propre les courriers que m’avaient demandé de lui transmettre le CSID et l’ARIFA, associations indispensables au lien social et à la citoyenneté de tous sur notre territoire. Les sujets ? La grande inquiétude sur l’avenir de plusieurs postes aidés menacés – certains à très court terme et d’autres à plus long terme, selon le type de contrat, et qui impacteront le fonctionnement de ces structures. « Une accumulation de signes négatifs qui pèse sur le travail des salariés et des bénévoles alors que nous avons grand besoin de perspectives » m’a déclaré M. Depelley, co-Président de l’ARIFA. Emploi et financement, la double peine pour un grand nombre d’associations, comme en témoignent les initiatives en cours de collectifs d’associations regroupées au plan national….

Concernant la ligne 16, Emmanuel Macron a donc annoncé que l’Etat respecterait ses engagements et que les délais seraient tenus. 2024, donc ! Je m’en réjouis et nous y veillerons, non seulement parce qu’il s’agit du désenclavement de notre territoire – alors qu’aujourd’hui plus de 80 % des Montfermeillois en activité partent travailler ailleurs, dans des conditions de transport toujours plus difficiles – mais parce que l’arrivée du Grand Paris Express est la condition sine qua non pour que des entreprises s’installent ici et que l’emploi bénéficie d’abord aux habitants de Montfermeil et de Clichy. Enfin, je me réjouis de la nomination d’Olivier Klein, maire de Clichy-sous-bois, à la présidence de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Des dossiers lourds – ici comme dans nombre de quartiers populaires. Et puis, je suis vite partie rejoindre et féliciter les anciens élèves du collège Picasso et de la SEGPA lors de la cérémonie de remise des diplômes.

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Séance du Conseil départemental du 9 novembre : orientations budgétaires 2018, développement durable et égalité…

Le gouvernement légifère à coup d’ordonnances, nous ferons de même ! Nous avons débattu ce jeudi des orientations budgétaires pour l’année 2018. C’est une nouvelle étape de notre combat contre les politiques d’austérité menées contre les collectivités depuis plus de 10 ans par Sarkozy, Hollande et maintenant Macron. Notre groupe a donc décidé d’adresser une ordonnance à l’Etat pour qu’il paie les 40 millions d’euros qu’il doit au Département. Personne ne peut nier l’urgence de mettre un terme au désengagement de l’Etat qui grève les recettes du Département, étrangle toujours un peu plus les collectivités locales et détruit les services publics de proximité, au détriment des habitants. Nous avons réaffirmé la nécessité de renationaliser les allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH) et proposé de porter cette exigence devant le gouvernement.

Notre groupe a également exprimé sa volonté de résister en élaborant des orientations budgétaires combattives et ambitieuses dans l’intérêt de la population. Nous avons particulièrement insisté sur notre refus de faire du personnel la variable d’ajustement des finances de notre collectivité. Nous avons demandé que les dépenses liées au personnel soient abondées de 6 millions d’euros en 2018 et qu’un véritable plan d’urgence soit mis en œuvre afin de recruter en fonction des besoins des services et pour que les postes vacants soient très rapidement pourvus.

La décision modificative qui nous a été proposée abonde de 43 millions d’euros le budget de l’aide sociale à l’enfance afin d’assurer un accueil digne et adapté aux mineurs non accompagnés, dont le nombre a doublé en deux ans, et qui arrivent sur notre territoire en raison des effets de la crise migratoire et humanitaire. Pour autant, cet effort n’exonère pas l’Etat des responsabilités qu’il doit prendre.

L’Assemblée a également été appelée à se prononcer sur la situation en matière de développement durable. Trois grandes priorités se dégagent pour l’année 2017 : la mise en place d’un cadre préparatoire à la constitution de la COP 93 ; la transition énergétique des équipements publics et les investissements pour un territoire plus durable et plus vert, avec le plan Mobilité durable et le plan « A vos parcs ».

Enfin, Pascale Labbé, déléguée à l’égalité Femme-Homme a présenté le rapport annuel sur la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes : un travail remarquable effectué par notre collectivité pour faire évoluer les mentalités et réduire les inégalités entre les sexes, à la fois auprès des agent.e.s du Département et en externe, plus particulièrement auprès des jeunes.

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