Demande d’enquête sur Espérance Banlieues adressée au ministre de l’Education nationale

La lettre de saisine adressée au ministre de l’Education nationale par le groupe Front de Gauche de la région Ile-de-France sur l’illégalité des subventions accordées à la fondation Espérance Banlieues par la Région permet  d’ouvrir enfin le débat sur les « faiblesses pédagogiques » de ces écoles (selon les mots de J-M. Blanquer)  et leur financement, dont le cours Alexandre Dumas à Montfermeil. Ainsi, après le Zoom de la rédaction de France Inter lundi à 7h15, hier c’est La Croix, l’Humanité et le journal régional de France 3 qui ont rouvert le dossier de ces écoles privées hors contrat… A lire,  la revue de presse sur Questions de classes

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Histoire, identité, citoyenneté…

La Coopérative des idées-93 nous invite à débattre de ce sujet mercredi soir à Pantin, à 18h30. Les discours sur l’identité nationale, les racines chrétiennes de l’Europe, l’islamisation des quartiers se développent. On assiste à une stigmatisation en règle des quartiers populaires et des personnes qui y vivent dans la diversité de leurs origines.

Avec Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, auteur de l’Histoire mondiale de la France.  Histoire mondiale de la France ?? Il parlera de ce que sont « vraiment »  les racines de la France et avec Sophie Mazet, professeur au lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen, auteure du manuel d’autodéfense intellectuelle. 

Allez, je co-voiture. Faites-moi signe !

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Fort de Vaujours : s’il n’y a rien à cacher, il faut lever le secret défense !

Pas d’amiante, avait dit le CEA. Placoplatre en a extrait 120 tonnes. Ce matin, nous étions nombreux à réclamer la levée du Secret Défense au Fort de Vaujours et un moratoire sur les travaux en cours. Secret Défense sur les expérimentations du détonateur de la bombe atomique, entre 1955 et 1997. Le fort a ensuite été revendu à Placoplatre qui veut y exploiter une carrière de gypse à ciel ouvert. Sauf qu’au préalable, il faut dépolluer le site : uranium manufacturé, métaux lourds, pollutions chimiques et pyrotechniques…. Cet été des objets radioactifs ont été découvert dans des terres de remblai. « Un événement significatif », selon l’Autorité de Sureté Nucléaire. Mais toujours pas de levée du secret défense, pour que les habitants et les travailleurs qui opèrent sur le site sachent enfin toute la vérité sur l’état réel des pollutions.

Le magazine « Complément d’enquêtes » de France 2 était à nos côtés et reviendra sur ce sujet le 14 décembre.

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Au marché de Villeparisis ce matin, avec Pierre Laporte, Christian Brickx, conseiller municipal d’opposition de Montfermeil , Jean-Marie Baty et François Cochain du MNLE.

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L’hôpital public n’est pas une entreprise ! La santé n’est pas une marchandise !

Qui dit entreprise dit recettes, dépenses, bénéfices… ou pertes. Doit-on considérer la santé comme un centre de profit ? C’est bien là toute la question posée aux hôpitaux publics depuis de trop nombreuses années : en à peine plus de 20 ans, le système de santé public français est passé du 1er rang mondial à la 24ème place. Et la loi de finances 2018 prévoit 1,2 Mrds € de réduction budgétaire pour l’hôpital public, après la suppression drastique d’emplois et de lits décidés par la précédente Ministre de la santé. Cela devrait nous interroger.

Le conseil de surveillance extraordinaire qui s’est tenu à l’hôpital de Montfermeil ce lundi 27 novembre avait pour objet un rapport de l’IGAS, l’inspection générale des affaires sociales. Dans une logique sidérante, après avoir détaillé le manque cruel de moyens des hôpitaux de notre territoire, renvoyé dos à dos l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois et l’hôpital du Raincy-Montfermeil pour des raisons diamétralement opposées (l’un a investi et a des dettes, l’autre n’a pas de dettes mais n’a pas investi), le rapport recommande la fusion des 2 hôpitaux dotés d’une direction unique. Leurs difficultés seraient donc un problème de gouvernance, mais surtout pas de moyens matériels et professionnels. Cette question mérite un vrai débat, au-delà du cercle fermé et impuissant des conseils de surveillance et ne peut constituer à priori la solution pour garantir une offre de soins satisfaisante pour les populations des territoires concernés.

Un rapport des universités d’Oxford et de Cambridge et de l’Université de Londres conclut que les coupes brutales dans les prestations du National Health Service (service de santé publique anglais) et des services sociaux britanniques sont à l’origine de 120 000 décès prématurés depuis 2010 et pourraient entraîner un « excédent » de près de 200 000 décès d’ici la fin de 2020 en Angleterre. Est-ce-que c’est ce que nous voulons ici ?

La relance de l’hôpital public est bien une priorité d’intérêt général. C’est particulièrement vrai dans notre département, où nombre d’habitants ne se soignent plus, faute de moyens.  Plutôt que de réduire sans cesse les coûts, dans une logique marchande de rentabilité, il est urgent au contraire d’investir massivement dans la qualité de nos établissements et dans les recrutements pour répondre aux besoins humains. C’est une question de choix politique.

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