13 novembre, un an après

colombeAujourd’hui, triste journée de mémoire pour celles et ceux qui sont tombés sous les balles des assassins, écrasés par des fanatiques sans foi ni loi, au Bataclan et au Stade de France, et avant, et après, à Nice… Notre immense sympathie et toute notre compassion à leurs familles endeuillées à jamais, à Montfermeil, à Sevran, à Saint-Denis et ailleurs, en France et dans le monde.
« Ils étaient pleins de vie, avaient l’œil du printemps
Ils étaient cœurs qui rient quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses, ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d’Orient ou fils de l’Occident
Enfants du paradis, enfants du Bataclan »
Extrait de « les enfants paradis » de Damien Saez

Séance du 10 novembre 2016 – Mon intervention au sujet du Plan Piscine

 

Nous nous réjouissons que le Plan piscine considéré comme prioritaire, voit le jour aujourd’hui. Je rappellerai que son principe a été adopté lors de la précédente mandature dans le cadre du Schéma de Cohérence Territoriale des Équipements Sportifs en Seine-Saint-Denis défini en 2014 et porté par notre collègue Azzedine Taïbi, alors conseiller départemental délégué aux sports.

Lors de l’inauguration de la piscine Rosa Parks à Clichy-sous-Bois, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a déclaré : « Nager n’est pas un luxe, mais une liberté ». Comment ne pas partager cette déclaration ? Et une sécurité vitale pourrait-on ajouter. A ce titre, savoir nager est une priorité nationale inscrite au programme de l’Éducation nationale. Pourtant, dans notre département, 50% des enfants, tout particulièrement des milieux défavorisés, ne savent pas nager à leur entrée au collège.

J’ai moi-même été confrontée à ce problème dans les collèges de Montfermeil où je siège au nom du Département lorsque l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances a décidé de supprimer en 2016 la subvention qu’elle octroyait aux collèges pour que les élèves de 6ème bénéficient d’un enseignement de la natation.Il m’aura fallu 9 mois de démarches assidues, avec les parents d’élèves et les équipes éducatives des collèges, pour qu’une solution permettant aux élèves de 6ème de continuer à bénéficier de cet enseignement soit trouvée, qui associe le Département et la commune de Clichy-sous-Bois, car Montfermeil ne dispose pas de piscine.

Je suis donc bien placée pour apprécier l’importance de notre plan piscine et des 40 millions d’investissements qu’il y consacre, pour la construction de 4 nouvelles piscines, dont 3 en partenariat avec des communes ou intercommunalités, et pour la rénovation d’équipements existants.

Toutefois, je ne peux que regretter que la carence forte à Montfermeil soulignée par l’IRDS dans la phase de diagnostic ne trouve pas de réponse à ce jour, aucun projet de construction n’ayant été identifié.

Nous sommes d’autant plus satisfaits de ce plan piscine, que les services du Département nous ont indiqué qu’il n’y aura pas de partenariat public-privé pour le projet dont il assure la maîtrise d’œuvre. Dans cet esprit, nous souhaitons que le Département soit attentif au mode de financement et de gestion des créations ou reconstructions portées par les communes ou intercommunalités auxquelles il participe financièrement.

Nous insistons également pour que la mise en œuvre de ce plan piscine ne soit pas subordonnée aux Jeux Olympiques. Les habitants de Seine-Saint-Denis méritent des équipements en nombre suffisant et de qualité, JO ou non.

Concernant la piscine Marville, sur le site du parc des Sports géré par les départements de Paris et de Seine-Saint-Denis, nous attirons l’attention sur la nécessaire accessibilité à tous ses usagers : scolaires, clubs, pratiques libres.

Nous souhaitons également qu’en amont de la mise en œuvre de ces projets de construction et de rénovation, les usagers dans leur diversité – scolaires, grand public, clubs – soient associés dans des phases de concertation et de gestion de l’équipement.

Enfin, afin d’engager tous les acteurs institutionnels et associatifs concernés vers des objectifs communs pour une réelle prise en compte des besoins en terme d’apprentissage et de loisirs sportifs, il nous apparaît nécessaire que cet investissement s’accompagne de la signature d’une Charte du savoir nager en Seine-Saint-Denis et qu’elle soit co-élaborée avec les acteurs sportifs et éducatifs et animée par le Département.

 

Je vous remercie

Parc de la poudrerie : on avance, on avance… Enfin !

La fermeture symbolique du parc de la Poudrerie par Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental et Belaïde Bedreddine, Vice-président à l’écologie urbaine, n’a pas manqué d’avoir quelques effets… De même que les mobilisations citoyennes pour sauver le parc de la fermeture et les 20 000 pétitions  remises à la Ministre de l’environnement quelques jours plus tôt, à l’initiative de François Asensi, maire de Tremblay et député.

La Région a enfin annoncé son engagement financier à hauteur de l’engagement du Département : 450 000 € pour 2017 et la garantie de son financement dans les années à venir.

Et mardi, à l’occasion de la réunion organisée par le Préfet de Région, l’Etat, propriétaire du parc, s’est également engagé sur deux points essentiels : la signature d’une nouvelle convention pluriannuelle de gestion avec le Département et la Région et un financement de 2 à 3 M€ pour la dépollution et l’entretien des bâtiments, anciens ateliers de poudre, beau témoignage de l’activité industrielle du site.parc-poudrerie

Le Département, pour sa part, a voté il y a quelques semaines un plan de 54 M€ « Réinventons nos parcs » pour des investissements dans tous les parcs départementaux et qui bénéficiera également au Parc de la poudrerie, la balade préférée de bien des familles montfermeilloises.

 

Dimanche 6 novembre : fermeture symbolique du parc de la Poudrerie

La bataille pour la sauvegarde du Parc de la Poudrerie continue.

Le Département s’est  engagé à maintenir sa participation à hauteur de 450.000€ par an.

Le 20 octobre, une délégation menée par François Asensi, député-maire de Tremblay, a déposé sur le bureau de la Ministre de l’environnement les 20.000 signatures d’une pétition de citoyens réclamant la sauvegarde du Parc. L’État s’était alors engagé à ce que le parc reste ouvert en 2017.

Mais depuis, aucun engagement financier n’a été avancé. La Région et l’État continuent de se renvoyer la balle, ça a assez duré !

Dimanche 6 novembre à 17 h, le Président du Département et mon collègue Bélaïde Bedreddine, Vice-président à l’écologie urbaine fermeront symboliquement le parc au public pour une journée.

Alors rendez-vous dimanche, à 17h, au Parc, allée Eugène Burlot, à Vaujours.

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