Séance du Conseil départemental – 29 septembre 2016

Ce matin, en séance du Conseil départemental, nous avons débattu, entre autres sujets, du programme d’investissement et de modernisation des parcs départementaux, planifié de 2016 à 2020 ; de la participation du Départemental aux dépenses de fonctionnement des collèges publics pour l’année 2017 et des garanties au CIO pour le soutien financier du Département à la candidature de Paris pour les JO de 2024.

8 millions de visiteurs chaque année dans les 7 parcs départementaux… Une surface par habitant de 12 m2, quand on en comptait 0,84 m2 à la création du Département… « Réinventons nos parcs départementaux », le plan présenté par Bélaïde Bedreddine, vice-président à l’écologie urbaine, à hauteur de 54 M €, vise 4 axes de développement : mieux ouvrir les parcs sur la ville et en améliorer l’accessibilité ; intensifier et diversifier les usages pour faire des parcs des lieux de culture, de sport et de loisirs ; susciter des initiatives en offrant des espaces d’expression, de mises à disposition et développer de nouveaux modes de gestion ; faire des parcs départementaux de véritables laboratoires d’innovation sociale, écologique et de gouvernance.

Ce programme d’investissement prend en compte le Parc forestier de la Poudrerie, propriété de l’Etat, gérée jusqu’à présent par le Département et le Conseil régional, et dont la fermeture au 1er janvier 2017 est aujourd’hui un risque réel. L’occasion de rappeler notre attachement à ce parc qui accueille chaque année 1 million de visiteurs et l’engagement du Département dans le cadre de sa sauvegarde. En mai dernier, réunis à l’initiative du Département, les élus du territoire, toutes tendances politiques confondues, avaient travaillé ensemble, et nous avions voté une motion à l’unanimité en séance. Reste qu’aujourd’hui, alors que l’Etat vient de faire quelques avancées, la question reste entière : l’engagement de la Région, désormais gouvernée par la Droite, nécessaire au fonctionnement du parc, se fait attendre.

Concernant les dépenses de fonctionnement des collèges publics, les dotations restent stables, à périmètre constant, compte tenu que le Département mutualise et prend directement en charge les dépenses de téléphone, comme cela avait été fait l’an dernier pour le chauffage. Ainsi, à Montfermeil, les dotations des collèges Jean-Jaurès et Picasso sont quasi identiques à celles de l’an dernier.

Les élus Front de Gauche en ont profité pour rappeler l’urgence de trouver un accord avec l’Etat pour éviter la fermeture et le redéploiement de certains Centres d’Information et d’Orientation. Ils participent à la réussite éducative des collégiens et lycéens à l’heure des choix d’orientation, à la lutte contre le décrochage scolaire et facilitent le travail avec les parents et les équipes éducatives. Il est indispensable que leur nombre soit préservé dans notre département. C’est d’ailleurs le sens du courrier que notre groupe a adressé à la Ministre de l’Education nationale le 20 septembre dernier.

Enfin, j’ai voté, dans la continuité des dernières séances, le dépôt d’autorisation et de garantie au CIO pour la candidature de Paris pour les JOP 2024. Je soutiens la venue des Jeux à Paris et en Seine-Saint-Denis, notamment comme un outil de développement pour accélérer les infrastructures et les investissements dont notre département et ses habitants ont besoin. Mais je resterai vigilante pour que cet effort nécessaire ne se fasse pas au détriment du fonctionnement des services publics.

Non à la criminalisation de l’engagement syndical !

Je serai demain, mardi 27 septembre devant le TGI de Bobigny pour soutenir les 16 syndicalistes d’Air France poursuivis.
Cette audience s’ajoute à celles, trop nombreuses, des militants arrêtés pendant les manifestations contre la loi de casse du Code du Travail.
Militer n’est pas un délit ! S’engager n’est pas un délit ! Défendre les emplois n’est pas un délit ! Juste exercer sa citoyenneté.
Soyons nombreux demain à soutenir les salariés et le mouvement syndical !

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Le futur de notre hôpital…

Le Conseil de surveillance de l’hôpital de Montfermeil s’est réuni le 23 septembre dernier. Au programme, deux votes qui concernent le futur de notre hôpital dans le cadre de la Loi Santé. Celle-ci fait obligation aux hôpitaux de se regrouper au sein de Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), dirigés par un établissement support – l’un des hôpitaux participant au regroupement. C’est ainsi qu’on passera de 1500 hôpitaux sur le territoire français à 150. Dans le même temps, la Ministre de la Santé annonce des économies de plus de 3 milliards d’euros sur 3 ans et la fermeture de 10 % des lits en médecine et en chirurgie. En Ile-de-France, plus de 3000 lits sont ainsi concernés.

Ainsi, sous couvert d’une meilleure qualité de soins et de plus d’efficacité au service des patients, d’une plus grande coopération entre les hôpitaux d’un même GHT, c’est, dans les faits, la logique financière et comptable qui prévaut au détriment du service public de santé, seul en capacité d’assurer l’égalité des citoyens en matière de santé.

Et l’égalité n’est pas au rendez-vous sur notre territoire. Comment imaginer que les GHT seront à même de mieux faire avec, au final, moins de moyens, moins de personnel, au service d’une population plus vaste sur un territoire mal desservi par les transports en commun ? Refusant le principe même des GHT, j’ai voté contre cette convention constitutive.

Le 2ème vote concernait le choix de l’hôpital de Montfermeil comme établissement support du GHT.

Les instances représentant les personnels hospitaliers et les médecins se sont exprimés favorablement puis le directeur de l’hôpital a, entre autres, fait part des nombreuses coopérations qui existent déjà entre les 3 établissements. Pourquoi un GHT dans ce cas ? En dépit de mon opposition à la loi Santé exprimée précédemment, j’ai voté en faveur du CHI de Montfermeil comme établissement support pour soutenir le rayonnement et le développement de notre territoire et appuyer l’existence de notre hôpital sur le long terme.