La laïcité, c’est la liberté !

Le 9 décembre 1905, la loi de « séparation des Églises et de l’État » était promulguée. En séparant le pouvoir religieux du pouvoir politique, la laïcité devenait ainsi l’un des principes essentiels de notre République, garantissant liberté de conscience et non-discrimination entre les citoyens – la seule façon de vivre ensemble.

Depuis 2011, cette date est célébrée comme Journée nationale de la laïcité, afin de rappeler l’importance de ce principe et de réfléchir collectivement à son actualité et aux défis auxquels il est confronté.

Force est de constater que 115 ans après, de profondes incompréhensions ont fait leur retour sur le devant de la scène, suscités et encouragés par certains politiciens, dirigeants et figures médiatiques, qui font passer leurs intérêts de court-terme avant le bien commun.

Comme le rappelait fort justement ce matin Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, la loi de 1905 est une loi de liberté et de concorde. Une loi d’équilibre entre garantie des libertés individuelles et respect du cadre collectif.

Elle ne saurait aujourd’hui en aucun cas être instrumentalisée (et défigurée) comme une arme contre les musulman-es. Le faire serait « offrir l’argument de la discrimination aux radicaux et aux endoctrineurs ».

Au lieu d’attiser les divisions, ceux-là seraient mieux avisés de favoriser les conditions réelles de la mixité sociale, de l’emploi, de l’éducation, de l’accès aux services publics. Car comme le disait Jean Jaurès, artisan de cette loi, « La République doit être laïque et sociale. Elle ne restera laïque que si elle sait rester sociale ». Une phrase qui continue de sonner juste aujourd’hui.

Coubron : le Département soutient la nouvelle médiathèque

Soutenir les bibliothèques et la lecture publique, c’est toujours réjouissant ! Satisfaction après le vote ce matin du soutien financier du Conseil départemental au projet de médiathèque de la ville de Coubron.

Après avoir visité l’actuelle bibliothèque avec Mme Brun, adjointe à la culture de Coubron, je suis intervenue auprès de Mériem Derkaoui, vice-présidente à la culture, et de Stéphane Troussel, président du Conseil départemental pour accompagner la demande de subvention du maire de Coubron.

Ce sont donc 15 000 euros qui accompagneront les besoins d’équipement de ce projet, d’une grande d’importance pour le développement de l’accès à la culture dans notre canton, dans des locaux rénovés et de qualité.

Nous travaillerons aussi à la mise en place d’actions dans le cadre d’un contrat de territoire lecture en 2021, qui permettra de débloquer des financements supplémentaires.

Je remercie Mériem Derkaoui et Stéphane Troussel, ainsi que les services départementaux impliqués, pour leur soutien dans ce beau projet.

Aminata Traoré, nous ne t’oublions pas. Lutte contre les violences faites aux femmes : ne nous résignons jamais !

Le 12 novembre 2019, à Montfermeil, Aminata Traoré était victime de féminicide. Deux fillettes orphelines, et les habitant.e.s de Montfermeil, ses amies, ses collègues, ses voisines sous le choc de ce drame terrible. La lutte contre les violences faites aux femmes ne connaît pas de pause. L’association Nous Toutes déplore 152 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2019.

La crise sanitaire et sociale, le confinement, ont encore aggravé les violences physiques, psychiques, morales faites aux femmes mais aussi en restreignant l’accès aux droits.

Le Conseil départemental, avec tous ses partenaires associatifs et institutionnels, développe des outils novateurs et efficaces pour combattre ce fléau et protéger les femmes. Je salue tout particulièrement le travail de ma collègue Pascale Labbé, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes, et d’Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes, créé dès 2002.

Hier les 16èmes Rencontres femmes du monde en Seine-Saint-Denis se sont tenues sur le thème de la protection des femmes victimes de violences. Elles ont permis de faire mieux connaître les dispositifs judiciaires et d’accueil existants dans notre territoire, pionnier en la matière.

https://secure.synople.tv/site/seine-saint-denis/Evenements/2020/201124_Evt_Violence_Video.php?jwsource=cl

Poursuivons ce combat et faisons résonner ces mots de Gisèle Halimi : « Je dis aux femmes trois choses : votre indépendance économique est la clé de votre libération. Ne laissez rien passer dans les gestes, le langage, les situations, qui attentent à votre dignité. Ne vous résignez jamais ! »

Journée internationale des droits de l’enfant : l’accès à l’école, un droit fondamental

20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant. La convention internationale des droits de l’enfant, signée par la France, rappelle la nécessité de garantir et de faire respecter les droits de chaque enfant. La France compte actuellement 16 millions d’enfants, soit près du quart de la population. C’est dire l’importance de l’enjeu pour notre pays.

Pourtant, à Montfermeil, des enfants sont toujours privés du droit à l’éducation du fait de l’action illégale mais délibérée du maire.

Donner plus de moyens à l’école et faciliter l’accès à l’éducation doivent être nos priorités. C’est pourquoi j’agis systématiquement auprès de l’Inspection de l’Education nationale et de la préfecture dès que des parents m’informent de l’impossibilité pour leurs enfants d’aller à l’école. Pour qu’à Montfermeil le droit des enfants soit respecté. Mais que de temps perdu pour les enfants, pour leurs parents ! Car nécessairement, en vertu de la loi républicaine, ils sont au final scolarisés sur ordre du Préfet.

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » écrivait Victor Hugo il y a plus de 120 ans. Un poème à méditer.

Un milliard d’€ pour le Plan éco-collèges : répondre aux défis de la décennie

Depuis sa création, le Département de la Seine-Saint-Denis déploie des efforts considérables pour assurer les conditions d’une éducation publique de qualité à tous les jeunes, élément fondamental de leur émancipation individuelle et collective.

Le Plan éco-collèges 2021-2030 que nous avons voté lors de la séance du 12 novembre consacrera plus d’1 milliard d’euros à l’accueil des collégiens pour les 10 ans à venir. Car 7000 collégiennes et collégiens supplémentaires sont attendus en Seine-Saint-Denis d’ici 2030. Construction de nouveaux collèges, rénovation et reconstruction pour répondre à l’accroissement démographique dans de bonnes conditions et répondre dans le même temps aux impératifs de la transition écologique, de l’égalité femmes-hommes ou encore de l’accessibilité pour les élèves en situation de handicap.

. Cela suppose des adaptations et des constructions de collèges supplémentaires pour assurer des conditions d’enseignement de qualité. En effet, les programmes de construction de logements, qui se multiplient sur notre territoire nécessitent qu’ils soient accompagnés de la création des services publics indispensables, notamment en termes d’infrastructures éducatives.

On peut donc s’étonner du silence de certains maires, dont celui de Montfermeil, à qui nous avons proposé la création d’un nouveau collège et d’un équipement sportif, dont le coût unitaire (23 millions d’euros) sera entièrement pris en charge par le Département…