Annulation du financement régional à 42 associations – communiqué de presse des élus Front de gauche au Conseil régional

 

Communiqué de presse du groupe Front de gauche de la Région Ile-de-France, concernant le retrait du financement régional à 42 associations voté le 15 décembre en Conseil régional  :

 

 

Sans aucune étude préalable sur les conséquences en termes d’emploi et de services rendus aux Franciliens, la droite régionale a décidé d’annuler la participation financière de la Région à 42 associations qu’elle estime « sans intérêt direct pour les Franciliens ».

La liste de ces associations n’est pas anodine. Elle révèle le peu de considération de l’exécutif pour le développement durable, la citoyenneté, la coopération internationale, le développement d’une culture de paix et d’amitié entre les peuples… autant de sujets au coeur des préoccupations des Francilien-ne-s.

Pour Céline Malaisé : « Le plan social rampant que nous dénoncions en octobre dernier

lors de la présentation de notre plan de sauvegarde des associations franciliennes est donc bel et bien en marche, et apparemment plus vite que prévu puisque de trop nombreuses associations sont en train de mettre la clef sous la porte. »

Cette nouvelle saignée est donc très inquiétante. Face au mépris, le groupe Front de gauche reste plus que jamais mobilisé aux côtés du milieu associatif.

La baisse des dépenses publiques n’est pas acceptable pour 8 français sur 10. Et pourtant…

Une enquête de l’institut Elabe pour « Les Echos » et Radio classique et l’institut Montaigne montre que les Français n’acceptent pas la baisse des dépenses publiques.

En effet, « pour plus de huit Français interrogés sur dix, la baisse des dépenses publiques en matière de santé (90%), de retraites (89%), de sécurité (89%), d’éducation (86%) et de justice (82%) ne serait pas acceptable.

Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires qui restent fortes, sur fond de reprise économique à la fois timide et fragile, les réponses des Français témoignent de l’extrême sensibilité du débat engagé sur la nécessité de réduire les dépenses publiques pour l’avenir.

Quelles que soient les préférences partisanes des personnes interrogées, santé, retraites, sécurité, éducation et justice suscitent un front quasi unanime pour refuser une baisse des dépenses publiques.« 

La suite de l’enquête ici .

De quoi nous interroger sur les propositions et surenchères des différents candidats en matière de diminution des dépenses publiques et de suppression du nombre de fonctionnaires, non?

Ce n’est pas dans l’intérêt des français et à leur demande qu’ils font de telles propositions, mais bien pour servir sur un plateau les services publics aux entreprises privées qui veulent en tirer de gros bénéfices… La preuve, ce mardi sera débattu au Parlement européen l’ouverture totale à la concurrence du trafic voyageurs sur les lignes ferroviaires.  Et à ce propos, quatre régions détenues par la droite s’engagent d’ores et déjà  dans la casse du service public, prêtes à accélérer l’ouverture à la concurrence des lignes régionales comme les TER. Au mépris des voyageurs, des cheminots et de la sécurité, pourtant maître mot des discours ambiants.

Etat d’urgence dans les transports publics ? La banlieue assignée à résidence !

Les usagers du RER B sont quasiment assignés à résidence depuis 2 jours. Plus de trains pour aller travailler ! La ligne la plus empruntée du réseau et qui dessert la Seine-Saint-Denis souffre de vétusté. En clair, elle est sujette à l’austérité. Et aujourd’hui, c’est à la gare du Nord qu’un caténaire « tombe »: circulation totalement interrompue pendant 2 heures. Rétablie par les cheminots, ces vilains fonctionnaires trop nombreux.

Pendant ce temps-là, hier au Conseil d’administration du STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France), Valérie Pécresse explique  » qu’il ne faut pas pénaliser les entreprises du « pauvre » département des Hauts-de-Seine pour financer les transports publics et « trop » favoriser la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne », dit Jacques Baudrier, conseiller de Paris et administrateur du STIF.

Pendant ce temps-là, hier soir à l’Assemblée nationale, les député-e-s  votent contre l’amendement proposé par les député-e-s du Front de Gauche pour dégager des moyens pour les transports publics en Ile-de-France.

Oui, les discriminations territoriales existent. Et ça suffit !

Ca continue, encore et encore…

Séance du 10 novembre 2016 – Mon intervention au sujet du Plan Piscine

 

Nous nous réjouissons que le Plan piscine considéré comme prioritaire, voit le jour aujourd’hui. Je rappellerai que son principe a été adopté lors de la précédente mandature dans le cadre du Schéma de Cohérence Territoriale des Équipements Sportifs en Seine-Saint-Denis défini en 2014 et porté par notre collègue Azzedine Taïbi, alors conseiller départemental délégué aux sports.

Lors de l’inauguration de la piscine Rosa Parks à Clichy-sous-Bois, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a déclaré : « Nager n’est pas un luxe, mais une liberté ». Comment ne pas partager cette déclaration ? Et une sécurité vitale pourrait-on ajouter. A ce titre, savoir nager est une priorité nationale inscrite au programme de l’Éducation nationale. Pourtant, dans notre département, 50% des enfants, tout particulièrement des milieux défavorisés, ne savent pas nager à leur entrée au collège.

J’ai moi-même été confrontée à ce problème dans les collèges de Montfermeil où je siège au nom du Département lorsque l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances a décidé de supprimer en 2016 la subvention qu’elle octroyait aux collèges pour que les élèves de 6ème bénéficient d’un enseignement de la natation.Il m’aura fallu 9 mois de démarches assidues, avec les parents d’élèves et les équipes éducatives des collèges, pour qu’une solution permettant aux élèves de 6ème de continuer à bénéficier de cet enseignement soit trouvée, qui associe le Département et la commune de Clichy-sous-Bois, car Montfermeil ne dispose pas de piscine.

Je suis donc bien placée pour apprécier l’importance de notre plan piscine et des 40 millions d’investissements qu’il y consacre, pour la construction de 4 nouvelles piscines, dont 3 en partenariat avec des communes ou intercommunalités, et pour la rénovation d’équipements existants.

Toutefois, je ne peux que regretter que la carence forte à Montfermeil soulignée par l’IRDS dans la phase de diagnostic ne trouve pas de réponse à ce jour, aucun projet de construction n’ayant été identifié.

Nous sommes d’autant plus satisfaits de ce plan piscine, que les services du Département nous ont indiqué qu’il n’y aura pas de partenariat public-privé pour le projet dont il assure la maîtrise d’œuvre. Dans cet esprit, nous souhaitons que le Département soit attentif au mode de financement et de gestion des créations ou reconstructions portées par les communes ou intercommunalités auxquelles il participe financièrement.

Nous insistons également pour que la mise en œuvre de ce plan piscine ne soit pas subordonnée aux Jeux Olympiques. Les habitants de Seine-Saint-Denis méritent des équipements en nombre suffisant et de qualité, JO ou non.

Concernant la piscine Marville, sur le site du parc des Sports géré par les départements de Paris et de Seine-Saint-Denis, nous attirons l’attention sur la nécessaire accessibilité à tous ses usagers : scolaires, clubs, pratiques libres.

Nous souhaitons également qu’en amont de la mise en œuvre de ces projets de construction et de rénovation, les usagers dans leur diversité – scolaires, grand public, clubs – soient associés dans des phases de concertation et de gestion de l’équipement.

Enfin, afin d’engager tous les acteurs institutionnels et associatifs concernés vers des objectifs communs pour une réelle prise en compte des besoins en terme d’apprentissage et de loisirs sportifs, il nous apparaît nécessaire que cet investissement s’accompagne de la signature d’une Charte du savoir nager en Seine-Saint-Denis et qu’elle soit co-élaborée avec les acteurs sportifs et éducatifs et animée par le Département.

 

Je vous remercie