Le diplôme d’étude en langue française, une porte ouverte vers l’avenir

Mardi 18 octobre, je représentais le Département a à la cérémonie de remise du DELF (Diplôme d’Etude en Langue Française). Celle-ci s’est déroulée au collège Jean-Jaurès qui accueille une classe UPE2A* (accueil de jeunes non francophones). Une centaine de jeunes collégiens et lycéens scolarisés dans ces classes spécialisées au sein d’établissements scolaires de Clichy,  Pavillons-sous-Bois, Livry-Gargan et Bondy étaient réunis à cette occasion. Venus des quatre coins du monde, ils apprennent la langue française avant de pouvoir rejoindre des classes « banales »ou entrer en apprentissage pour certains. Accompagnés de leurs enseignants, de membres des équipes pédagogiques et parfois de leurs parents, ils n’étaient pas peu fiers et émus de ce premier diplôme !

Celui-ci leur a été remis par par M. Wassemberg, Directeur Académique des Services de l’Education Nationale.  Mme Snanoudj-Verber, déléguée générale de la Fondation Seligmann, du nom de la résistante Françoise Seligmann et dont l’objet est de travailler au vivre ensemble, a ensuite offert  un dictionnaire à chacune et à chacun. Apprendre une langue, c’est s’immerger dans un pays, une histoire et une culture qui n’est pas celui de ses parents. C’est comprendre mais aussi se donner les moyens de communiquer, d’échanger, de questionner. C’est surtout la possibilité d’exprimer  ses propres pensées et la condition essentielle pour construire son chemin et sa place ici, en France.

Le collège Jean-Jaurès, dont les traditions d’hospitalité ne se démentent pas, leur a ensuite offert une collation. Félicitations à ces jeunes, à leurs enseignants, aux équipes et aux directeurs et directrices d’établissements qui s’investissent à leur côté.

* UPE2A (Unité Pédagogique pour les Elèves Allophones Arrivants)

 

Séance du Conseil départemental – 20 octobre

Hier, lors de la séance du Conseil départemental, M. Pierre-André Durant, nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, a présenté le rapport d’activité des services de l’État dans le département.

A cette occasion, il a fait état du renfort des effectifs de police dans le département – 300 fonctionnaires de police en plus d’ici décembre – omettant de dire que 280 d’entre eux étaient partis récemment. Au commissariat de Montfermeil- Clichy-sous-Bois, on déplore ainsi la perte de quelque 30 policiers en septembre…

Quant au Parc de la Poudrerie, dont l’avenir est compromis faute d’engagement de l’Etat (et de la Région) au côté du Département, il a assuré qu’il ne fermerait pas au 31 décembre, date de la fin de la convention tripartite. Pourvu qu’il ne ferme pas au 1er janvier 2017 !!

Lors des questions orales et écrites, notre groupe lui a rappelé que le gouvernement n’a pas compensé les 1,7 milliards d’euros d’allocations individuelles de solidarité qu’il doit à notre collectivité alors qu’il réduit dans le même temps notre dotation globale de fonctionnement. Nous l’avons notamment interrogé sur  le bilan du CICE (Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi) et ses incidences sur l’emploi dans notre département – question qui reste totalement opaque alors que ce sont des milliards qui sont donnés aux entreprises sans contrepartie – et la future carte des Centres d’Information et d’Orientation qui priverait collégiens et lycéens du département de 8 CIO, alors qu’un jeune sur trois sort du système scolaire sans diplôme dans notre département. Ses réponses ne nous ont pas satisfaites, loin s’en faut ! (voir notre communiqué ci-dessous).

Magalie Thibault, vice-présidente en charge  de l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées, a ensuite présenté le programme « Défi handicap : une réponse pour chacun », voté à l’unanimité par le Conseil départemental. Enfin, à l’occasion de la présentation par Emmanuel Constant, vice-président à l’éducation, du Programme éducatif départemental, Pascale Labbé, co-présidente du groupe, a réaffirmé notre détermination sur la question des CIO : « Nous militons pour que les CIO reviennent intégralement à la charge de l’Etat, compétence qui lui revient et que nous assumons à sa place. Le problème, c’est qu’une fois ces locaux revenus sous sa responsabilité, il décide de les fermer. Une nouvelle fois, c’est la logique comptable à court terme qui l’emporte sur le bien commun. L’Etat doit reprendre la charge intégrale des 17 CIO de Seine-Saint-Denis, comme il doit réellement investir dans notre territoire.(…) Sécuriser l’avenir des jeunes de nos territoires, leur garantir toutes les chances de choisir eux-mêmes leur avenir dans notre société, c’est une des conditions du vivre ensemble.  » a-t-elle déclaré en substance.

Un peu long, tout çà ? Beaucoup moins que la séance !!

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Chèque réussite : une semaine de rab !

Le chèque réussite c’est 200 € de bons d’achat dans les enseignes partenaires si votre enfant est entré en 6ème à la rentrée dans un collège public.
Parents d’élèves, vous avez encore jusqu’au samedi 22 octobre inclus, pour finaliser votre dossier sur internet ou, si vous ne l’avez pas encore fait, pour créer le dossier à l’adresse suivante http://chequereussite.adequation.com/
Pièces justificatives à fournir : un justificatif de domicile et un certificat de scolarité (à demander au collège).

chèque réussite

 

Mobilisation pour sauver les CIO de Seine-Saint-Denis !

Rencontre aujourd’hui de représentant-e-s des Conseiller-ère-s d’Orientation de différents CIO de Seine-Saint-Denis avec Pascale Labbé, Pascal Beaudet et moi-même.

Le Conseil départemental, confronté à des baisses de dotations, souhaite renvoyer à l’Etat sa mission d’orientation. Mais les élus Front de Gauche refusent que ce soit fait à n’importe quel prix !

Ce qui se profile aujourd’hui, c’est-à-dire la fermeture définitive de 7 centres à la rentrée 2017 et le redéploiement, parfois au détriment du service rendu, des CIO restant, n’est pas acceptable.

Nous refusons la disparition de ce service public de qualité, qui profite aujourd’hui, entre autres, aux 75.000 collégiens du secteur public.

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La Seine-Saint-Denis ne demande pas la charité, elle réclame justice !

Communiqué des Élu-e-s front de gauche du Conseil départemental
de Seine-Saint-Denis
30 septembre 2016

Le gouvernement vient d’annoncer le relèvement de 50 à 200 millions du fonds d’aide d’urgence aux départements mis en difficultés par le financement du RSA. Précédemment, notre collectivité bénéficiait de 5,5 M€ issus de ce fonds. Si cette aide est revalorisée, nous restons pourtant très loin du compte.

Depuis 2004, nous enregistrons un écart de 1,7 milliard € entre les compensations de l’Etat et les sommes réelles versées aux 110.000 allocataires du RSA. En 2016, ce seront encore plus de 160 millions € sur une dépense d’environ 480 millions € que le département ira puiser dans ses propres recettes déjà bien exsangues et diminuées de 22 millions € encore cette année par le recul de la dotation globale de fonctionnement (les moyens bruts versés par l’Etat aux collectivités).

Après des négociations avortées concernant la renationalisation du financement du RSA où l’État proposait d’aller ponctionner dans les recettes des départements les écarts de compensation, nous ne sommes pas très loin de la provocation avec cette revalorisation du fonds d’urgence. La seule solution reste la renationalisation intégrale et sans condition du financement du RSA et le retour à la solidarité nationale.

La Seine-Saint-Denis ne demande pas la charité, elle réclame justice.

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