Complexe sportif Henri-Vidal : pose de la première pierre

Ce matin, pose de la première pierre du complexe sportif Henri-Vidal qui accueillera gymnase, dojo, salle multisports et murs d’escalade. Le Département a participé à son financement dans le cadre de notre plan de rattrapage des équipements sportifs, comme l’a rappelé Mathieu Hanotin, conseiller départemental délégué aux sports. Inauguration prévue en janvier prochain.

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 Trois murs d’escalade de 14 m de haut… Impressionnant !

Terminus, tout le monde descend !

Après les annonces du Premier ministre d’hier concernant le Grand Paris Express, seuls les sites olympiques seront desservis d’ici 2024. Les autres attendront, alors que le financement du Grand Paris Express ne vient pas des caisses de l’Etat : il émane d’un emprunt à long terme qui sera remboursé par les entreprises et les habitants d’Ile-de-France.

La ligne 16 ira bien à Clichy-Montfermeil (pour honorer la parole présidentielle faite à Clichy en novembre). Là où le bât blesse, c’est que nous ne serons pas reliés à Chelles, Marne-La-Vallée, et l’ouest parisien avant… 2030. Ainsi, au lieu des 6 mn prévues pour relier l’université, nos jeunes étudiants continueront donc d’emprunter (a minima) 2 bus et continueront de subir en moyenne une heure de transport. Pas franchement ce qu’on est en droit d’attendre du XXIème siècle. Elle est où, la modernité ???

En colère ? Oui ! Pour notre territoire particulièrement enclavé, le transport est un moyen de réduire les inégalités territoriales, de soutenir le développement local et d’offrir aux habitants la mobilité dont ils ont besoin. Je vous appelle à signer la pétition des conseillers municipaux Front de Gauche de Montfermeil adressée à la Ministre des transports pour la réalisation de la ligne 16 dans son intégralité.

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Charonne, 8 février 1962 : pour la paix et la liberté en Algérie

Neuf morts au métro Charonne le 8 février 1962 et des centaines de blessés, alors que la manifestation pacifique contre la guerre d’Algérie se dispersait : Jean-Pierre Bernard, 30 ans ; Fanny Dewerpe, 31 ans ; Daniel Féry, 16 ans ; Anne-Claude Godeau, 24 ans ; Édouard Lemarchand, 41 ans ; Suzanne Martorell, 36 ans ; Hippolyte Pina, 58 ans ; Raymond Wintgens, 44 ans ainsi que Maurice Pochard, 48 ans, décédé à l’hôpital des suites de ses blessures.

Un crime d’Etat prémédité et resté impuni, pour lequel nous réclamons justice et vérité. Un massacre organisé par Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, également responsable du massacre des algériens du 17 octobre 1961 et zélé organisateur de la déportation de 1690 juifs en 1942, pour lequel il fut jugé pour crimes contre l’humanité en …1997.

Les manifestants s’étaient réunis pour condamner les 10 attentats de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète, bras armé de l’Algérie française) commis la veille à Paris et qui visaient des hommes politiques, des intellectuels, des journalistes. Cinq jours plus tard ils étaient près d’un million à défiler pour les obsèques des victimes de la violente répression policière.

Fanny Dewerpe repose au cimetière de la rue des moulins et nous lui rendrons hommage samedi 10 février à 11 h 30. N’oublions jamais.

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Daniel Perdrigé et Danièle Casanova, réunis dans un même hommage.

Ce samedi 16 décembre, nous avons honoré la mémoire de Daniel Perdrigé, maire de Montfermeil de 1936 à 1939 et communiste, fusillé par les nazis au Mont-Valérien le 15 décembre 1941, à 36 ans. Une cérémonie organisée chaque année par la section du PCF depuis que la Ville ne commémore plus ce maire exemplaire qui fait honneur à notre histoire. Comme le rappelait Angélique Planet-Ledieu, conseillère municipale du Front de Gauche, « notre commune n’est pas épargnée par des renoncements qui s’apparentent à des trahisons« .  Et de citer l’école maternelle Danièle-Casanova, débaptisée lors de sa reconstruction à l’automne dernier.  Danièle Casanova, militante du parti communiste avant-guerre, entre dans la clandestinité et prend la direction des jeunesses communistes.  Emprisonnée, internée au Fort de Romainville, celle qu’on appelait « l’indomptable » entre au camp d’Auschwitz en chantant La Marseillaise, à la tête de 230 femmes déportées avec elle, avant de mourir en 1943.  « Les élus Front de gauche au conseil municipal avaient proposé de conserver son nom à l’école maternelle et de réserver à l’école primaire à venir celui de notre concitoyenne Christiane Coulon, dont nous ne contestons ni les mérites ni les qualités humaines. Ce fut refusé par le maire  » traduisant « une volonté persistante de gommer de notre commune les traces d’histoire qui ne sont pas conforme à (son) idéologie (…) C’est bien pourquoi, ce 15 décembre 2017, nous avons tenu à réunir dans un même hommage Danielle Casanova et Daniel Perdrigé ».

A cette occasion, je tiens à saluer M. Poret, médecin et ancien conseiller municipal de Pierre Bernard, seul élu de droite de cette ville à avoir été présent à cet hommage chaque année, et qui va bientôt quitter Montfermeil.

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