Rappel au maire de Montfermeil : en France, l’école de la République est gratuite, laïque et obligatoire

Dans un article du Parisien, le maire de Montfermeil m’accuse d’instrumentalisation politicienne. Après avoir contribué à faire entrer deux enfants à l’école début mars, d’autres familles sont venues me voir parce qu’elles n’arrivent pas à inscrire leurs enfants à l’école alors que celle-ci est obligatoire. J’ai à nouveau interpellé les autorités compétentes pour que la loi soit respectée à Montfermeil comme partout ailleurs en France. J’ai également alerté Le Parisien sur cette situation anormale et qui n’a que trop duré à Montfermeil.

Il n’est pas supportable que des enfants soient privés d’école au prétexte qu’ils sont hébergés. Quel mépris pour les familles  et quel mépris pour les lois de la République que le maire devrait appliquer ! Elue de la République, je ne peux accepter cette situation honteuse qui prive des habitants de notre ville des droits les plus élémentaires et les plus fondamentaux. Je serai reçue aujourd’hui à ce sujet par le Préfet du Raincy : à suivre…

Ces enfants sans école à Montfermeil-|Carole Sterlé Le Parisien |27 mars 2017

Capture d_écran 2017-03-28 à 10.09.34 Nora, 9 ans, a dû déménager en cours d’années pour des raisons familiales. Elle est hébergée à Montfermeil et, depuis plus de trois mois, elle attend d’avoir une place en CE2.

Chaque jour, vers 16 h 30, Nora guette le retour de sa petite voisine, scolarisée en CE2, pour récupérer les devoirs. « En ce moment, je revois la table de 5 », explique cette enfant de 9 ans qui se languit de retourner à l’école. Car, depuis trois mois, Nora est déscolarisée. Après avoir dû quitter en urgence leur logement, Nora, sa mère et sa grande sœur ont trouvé refuge auprès de leur famille à Montfermeil. « L’aînée de 11 ans a été inscrite sans difficulté par le principal du collège, mais pour Nora, ça passe par la ville et on me demande toujours des papiers nouveaux », s’énerve la mère de Nora. Début mars, elle a écrit au maire pour connaître les raisons de son silence et, jeudi dernier à Clichy-sous-Bois, accompagnée d’autres mamans, elle a tenté d’interpeller la ministre de l’Education nationale.

Car Nora n’est pas la seule à Montfermeil à réclamer une place à l’école. Il y a aussi Feyza, 6 ans et demi, Ravza, 6 ans et demi aussi, ou Mustafa, 7 ans… Arrivé de Turquie il y a 18 mois, le petit garçon est pour le moment à l’Ecole sans mur. Ce dispositif chapeauté par l’école privée catholique sous contrat Fénélon de Vaujours depuis 1999 est destiné aux enfants du secteur en attente de scolarisation. Tous ont en commun d’être hébergés.

« Vous appelez ça hébergement ? réagit le maire Xavier Lemoine (PCD). Mais à 10 ou 12 dans un F 2, qu’on m’explique comment des enfants peuvent vivre dignement et travailler. » Il admet « quelques cas » parmi les 3000 élèves de la ville et indique qu’il y a « cinq critères » à valider pour une inscription à Montfermeil : autorité parentale, carnet de santé, régularité du séjour, vie à Montfermeil et conditions de domiciliation.

« Je ne repartirai pas sur la situation que nous avons connue avec les Bosquets par le passé, on n’a pas mis tout cet argent (NDLR : plus de 300 M€ dans la rénovation urbaine) et fait tous ces efforts pour fermer les yeux sur des comportements inadmissibles et des situations ingérables. Voilà quinze ans que ça fonctionne ainsi et les autorités compétentes n’ont pas eu à affirmer leur mécontentement », s’emporte Xavier Lemoine en accusant des marchands de sommeil qui prospéreraient en zone pavillonnaire. Il dénonce une instrumentalisation politique. Dominique Dellac, conseillère départementale Front de gauche, a en tout cas alerté les autorités (préfet, direction académique et défenseur des droits) pour faire scolariser ces enfants. « Si on ne vivait pas vraiment à Montfermeil, on ne s’acharnerait pas comme ça », explique la mère de Nora.

« Ne mélangeons pas tout, l’inscription à l’école est inconditionnelle dès lors que les enfants vivent sur la commune. Ils ne doivent pas pâtir de la lutte contre les marchands de sommeil », insiste le sous-préfet Patrick Lapouze, au fait des « réserves régulières » émises par le maire de Montfermeil sur la « domiciliation dans des conditions correctes ». « En cas de recours des familles auprès de nos services, nous mettons le maire en demeure, comme cela a été le cas par un arrêté émis le 4 novembre, concernant trois enfants », ajoute le représentant de l’Etat.

En 2005, déjà, Xavier Lemoine avait été mis en demeure de scolariser des enfants de squatteurs aux Bosquets. Une quinzaine de nouveaux cas seraient actuellement connus de la préfecture, qui admet un « retard dans l’instruction des dossiers ». D’après le ministère de l’Education nationale, la situation des enfants signalés devrait être régularisée.

Les agents de service des collèges (ATTEE) en grève aujourd’hui et demain

Agents de service, équipes éducatives et parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme sur les conditions d’hygiène et de sécurité dans les collèges depuis plusieurs mois : restrictions médicales, maladies professionnelles, pénibilité du travail, problèmes de santé chroniques… engendrent dans les faits un manque de personnel au quotidien. De plus en plus souvent, seules les tâches prioritaires sont effectuées au détriment de la qualité générale du cadre de travail de tous.

Aujourd’hui et demain, ces personnels techniques sont en grève. Ils étaient rassemblés ce matin devant l’Hôtel du département pour rappeler leurs conditions de travail, les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs missions et en appeler au Département, leur employeur. Pierre Laporte et moi-même sommes allés leur apporter notre soutien. J’y ai retrouvé des agents du collège Jean-Jaurès de Montfermeil. Personnels et parents d’élèves connaissent mon engagement et l’attention que je porte à ce dossier.

Pour mémoire, à l’issue de la dernière séance du Conseil départemental, en février, notre groupe a écrit au Président et aux Vice-présidents respectivement en charge de l’Éducation et des Ressources humaines, pour qu’une concertation et des groupes de travail avec les organisations syndicales soient mis en place afin de remédier de manière durable à cette situation très dégradée.

Une première réunion de travail avec les Vice-présidents et avec l’administration départementale s’est déroulée jeudi dernier, le 16 mars. Nous partageons le constat des difficultés que connaissent ces agents et l’importance de leur présence effective, indispensable à la bonne marche des établissements. De notre point de vue, des points d’amélioration doivent encore être apportés. L’accent doit être mis sur les remplacements, la formation et les propositions de reclassement de ces agents qui ne voient plus de perspectives positives dans leurs carrières alors qu’ils sont en âge de travailler et en ont la volonté.

Ce qui ressort des échanges que nous avons eu avec ces professionnels ce matin, c’est la perte de sens dans le travail et l’impression de passer du qualitatif au quantitatif, avec des objectifs-cibles visant le rendement et qui ne sont pas adaptés à la diversité des situations de ces agents en souffrance et à la réalité de leur travail. Pour le bien de tous et un service public de qualité, sachons écouter les premiers intéressés.

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Fin de la guerre d’Algérie : 55 ans après, un devoir de mémoire et un moment de partage indispensable.

Ce dimanche matin,  nous avons commémoré  la fin de la guerre d’Algérie. Signés le 18 mars 1962, les accords d’Evian mettaient fin à 8 années d’une guerre sanglante et d’une terrible tragédie des 2 côtés de la Méditerranée. L’Etat français aura mis plus de 40 ans à reconnaître et à appeler par son nom ce terrible moment de notre Histoire, la guerre d’Algérie. La lutte d’un peuple pour son indépendance et son droit à l’autodétermination après 130 ans de colonisation.

J’étais donc particulièrement émue de me retrouver  au côté des anciens combattants de la FNACA et d’Alain Rullier, conseiller municipal et organisateur de cette commémoration, avec les élus Front de Gauche du conseil municipal – Olivier D’Henry, Angélique Planet-Ledieu et Christian Brickx – ; Mouloud Medjaldi, conseiller municipal représentant les écologistes et Farid Kachour, représentant l’ACMM. Un moment de mémoire et de partage indispensable.Commémo 19_03_17_03

Prochaine permanence : lundi 13 mars

A noter dans vos agendas, tablettes et téléphones mobiles 😉  Capture d_écran 2017-03-08 à 09.10.14

Ma prochaine permanence aura lieu lundi 13 mars, de 19h à 20h à la Mairie de Montfermeil.

A l’écoute de vos préoccupations et de vos attentes, nous pouvons également échanger sur mon activité d’élue et celle du Département.

A lundi prochain !

 

 

 

 

Hôital de Montfermeil : Ma responsabilité d’élue, c’est celle que m’ont confié les électeurs.

capture-decran-2017-03-02-a-18-38-47Le Conseil de surveillance de l’hôpital de Montfermeil s’est réuni ce jeudi. A l’ordre du jour, la discussion autour du projet social de l’établissement, qui concerne donc l’ensemble des personnels. Un travail long, partagé et discuté avec les représentants du personnel et les syndicats. Un travail que je reconnais et que je salue. Je sais l’attachement de tous à la qualité des soins, l’attachement au service du patient.

Mais… cet attachement au service public de santé a ses limites quand celui-ci se dégrade et qu’on demande toujours plus aux personnels. Le projet social porte donc la marque de l’exigence d’une « performance médico-économique » et l’interrogation sur « comment faire plus avec moins ». C’est toute la question posée à l’hôpital public aujourd’hui. L’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) exige une baisse des dépenses de santé de 3 milliards et demi en 2017 – dont 1,7 milliards pour les hôpitaux publics. La rentabilité n’a pas lieu d’être en matière de santé publique quand il s’agit des conditions de prise en charge des patients ; de la qualité des soins et de la souffrance au travail de l’ensemble des personnels.

Au final, j’ai décidé de ne pas prendre part au vote sur ce projet social – vote qui n’avait d’ailleurs rien de décisionnel – et je m’en suis expliquée. « Qu’est-ce que vous proposez ? » m’a-t-on demandé. Faire entendre aux instances de tutelle, l’Agence régionale de Santé qui agit pour le compte du Ministère de la Santé, qu’il n’y a pas une belle unanimité pour accepter ces injonctions indéfendables qui concourent à la dégradation d’un service public essentiel à nos concitoyens. Et être en responsabilité, c’est d’abord être le porte-voix de celles et ceux qui m’ont élue.