Un milliard d’€ pour le Plan éco-collèges : répondre aux défis de la décennie

Depuis sa création, le Département de la Seine-Saint-Denis déploie des efforts considérables pour assurer les conditions d’une éducation publique de qualité à tous les jeunes, élément fondamental de leur émancipation individuelle et collective.

Le Plan éco-collèges 2021-2030 que nous avons voté lors de la séance du 12 novembre consacrera plus d’1 milliard d’euros à l’accueil des collégiens pour les 10 ans à venir. Car 7000 collégiennes et collégiens supplémentaires sont attendus en Seine-Saint-Denis d’ici 2030. Construction de nouveaux collèges, rénovation et reconstruction pour répondre à l’accroissement démographique dans de bonnes conditions et répondre dans le même temps aux impératifs de la transition écologique, de l’égalité femmes-hommes ou encore de l’accessibilité pour les élèves en situation de handicap.

. Cela suppose des adaptations et des constructions de collèges supplémentaires pour assurer des conditions d’enseignement de qualité. En effet, les programmes de construction de logements, qui se multiplient sur notre territoire nécessitent qu’ils soient accompagnés de la création des services publics indispensables, notamment en termes d’infrastructures éducatives.

On peut donc s’étonner du silence de certains maires, dont celui de Montfermeil, à qui nous avons proposé la création d’un nouveau collège et d’un équipement sportif, dont le coût unitaire (23 millions d’euros) sera entièrement pris en charge par le Département…

Il faut sauver le Lycée du paysage et de l’environnement !

Le Lycée du paysage et de l’environnement a fermé ses portes à la rentrée au sein du groupe Fénelon, à Vaujours. Pourtant, il est toujours ouvert administrativement et l’équipe enseignante, aujourd’hui menacée de chômage, est bien présente, désireuse de transmettre son savoir et de former des jeunes aux métiers du paysage et de l’environnement.

C’est pourquoi, après avoir écrit au maire de Vaujours, je me suis adressée aux Valjoviennes et Valjoviens afin de les alerter sur cette situation. En effet, nous devons trouver des solutions pour maintenir cette activité d’avenir sur notre territoire et je m’y emploie, comme je le déclarais récemment à un journaliste du Figaro dont l’article, publié vendredi 23 octobre, fait le point sur ce dossier.

Rentrée scolaire : le Département fournit des masques gratuits aux collégiens

Le port du masque fera partie des fournitures scolaires indispensables pour tous les élèves de plus de 11 ans à partir de la rentrée, mardi 1er septembre.

C’est un coût supplémentaire important pour les familles que le gouvernement refuse de prendre en compte alors que les masques sont rendus obligatoires dans les espaces publics. Un coût estimé à 200 € par mois pour une famille de 4 personnes.

Face à ce nouveau désengagement de l’Etat, le Conseil départemental va fournir 4 masques lavables aux 88 000 élèves des établissements publics et privés de la Seine-Saint-Denis. Ceux-ci devraient être acheminés lundi prochain dans les établissements pour qu’ils puissent être remis aux collégiens dès la rentrée. C’est une aide significative puisque le coût est estimé à 500 000 euros pour la collectivité qui en avait déjà distribué lors de la réouverture des collèges en juin dernier. Mais si le port du masque est une mesure de santé publique, il serait juste que son accès soit gratuit, à fortiori pour des familles qui doivent déjà faire face à de fortes dépenses lors de la rentrée. 

J’ai signé la pétition du journal L’Humanité pour réclamer la gratuité des masques, je me félicite donc de cette décision de notre collectivité en faveur des collégiens. La gratuité des masques est une mesure de santé publique et pas une dépense de rentrée scolaire.

En mai dernier, j’ai réceptionné avec Stéphane Troussel les masques gratuits pour les collégiens et ceux commandés par la Ville de Montfermeil au Conseil départemental.

Plan de rebond solidaire : 55 M€ pour répondre à la crise du Covid-19

Nous avons adopté ce mercredi 8 juillet le « Plan de rebond solidaire pour l’avenir de la Seine-Saint-Denis ». La solidarité et l’écologie sont les leviers de ce plan doté de 55 millions d’euros, pour répondre – partiellement – à la crise économique et sociale qui continue de se déployer dans notre département.

Afin de répondre au mieux aux besoins des habitants touchés par la crise et aux acteurs les plus impactés, ce plan de rebond comporte trois fonds, chacun avec une orientation spécifique :

  • un fonds d’aide d’urgence aux habitant-es
  • un fonds destiné aux acteurs de la Seine-Saint-Denis
  • un fonds d’investissement pour l’adaptation et la transformation du département

plan rebond quali

18,4 millions € seront ainsi dédiés à la solidarité, notamment pour le soutien au paiement des loyers, l’alphabétisation numérique, mais aussi pour aider les acteurs locaux (associations, établissements sociaux et médico-sociaux…) actuellement en difficulté ou faisant face à des nécessités nouvelles.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire seront eux aussi soutenus, en particulier dans leurs activités d’insertion professionnelle, d’aide à la personne ou d’économie circulaire. Ce sera également le cas de la culture ou du sport, afin de donner de l’air aux clubs et associations qui font face à une forte baisse de revenus, tout en promouvant l’accès au sport-santé par exemple.

L’éducation n’est pas oubliée, avec un effort en direction du raccrochage scolaire ou de la formation professionnelle.

Enfin, nous lançons une expérimentation unique en France : les agent-es du Département qui le souhaitent pourront désormais consacrer 1/2 journée par semaine à des actions de bénévolat auprès de structures de la solidarité. Tout au long de la crise, y compris dans les moments les plus compliqués, ils et elles ont fait montre de leur engagement au service de la collectivité.

Soutien scolaire, formation aux outils numériques ou comptables, à la préservation de l’environnement… ce sont 7000 agent-es qui pourraient ainsi mettre leurs compétences et leur savoir-faire au service de notre territoire.

 

 

Cours Alexandre Dumas : fin de l’histoire

Le Parisien a publié hier un article sur la fermeture du cours Alexandre Dumas à Montfermeil. Avec les élus du Front de Gauche, nous avions dénoncé cette école hors contrat qui ne respectait pas les programmes de l’Education nationale, dont les enseignants n’étaient pas qualifiés et qui enregistrait des résultats catastrophiques pour de nombreux élèves.

Bien sûr, je regrette que des enfants pâtissent de cette situation. Car qui dit « école hors contrat » dit obligation de passer un examen pour réintégrer le cursus de l’Education nationale.

Créé en 2012, le Cours Alexandre Dumas aura coûté aux contribuables montfermeillois plus de 3 millions d’euros : 2 millions pour l’achat de la propriété ; plus d’1,2 million pour le terrassement et la viabilisation, puis une location annuelle  pour le moins « bienveillante » de 1euro du m2, soit 1500 € par an. On aurait aimé que le maire mette un peu de cet argent au service des écoles publiques de la commune et dans les Temps d’Activités Péri-Scolaires (TAPS) – ce qu’il a refusé de faire alors, arguant : « La ville est pauvre ».

Demeure aujourd’hui une exigence : il faut rendre ce patrimoine communal aux Montfermeillois et aux Montfermeilloises. Et pourquoi pas en y installant la Maison des associations et des citoyens ? Dans la campagne des municipales, Montfermeil Autrement a proposé de créer un tel lieu au service de toutes et tous. Un projet toujours d’actualité.

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