Mobilisés face à la crise sanitaire et sociale : en séance du Conseil départemental

Séance du Conseil départemental ce matin en visioconférence, pour faire le point sur les actions menées par notre collectivité face au Covid-19 et envisager les suites, alors que le déconfinement se profile. La Seine-Saint-Denis est en effet l’un des départements les plus touchés de France, avec une surmortalité de 100 % par rapport à la même période en 2019 alors même que la jeunesse de notre population aurait dû atténuer l’impact de la pandémie.

Nous avons rendu un salut unanime aux agentes et agents du Département, qui ont fait montre d’un dévouement, d’un courage et d’une inventivité à toute épreuve au service de l’intérêt général.

Dès le 17 mars en effet, l’activation du plan de continuité de l’activité a permis d’assurer le fonctionnement des services départementaux essentiels à la lutte contre la pandémie et la crise sociale aggravée par celle-ci : santé, sécurité, accueil des publics vulnérables, soutien aux soignants…

Pour assurer la solidarité, les activités des crèches départementales, des PMI, des circonscriptions de service social ou encore de dépistage ont été adaptées pour maintenir le suivi et répondre aux besoins urgents. Pour aider les familles et personnes en difficultés financières à faire face, la cuisine centrale de Clichy-sous-Bois a été mise au service des acteurs caritatifs et une aide débloquée pour de nombreux collégiens demi-pensionnaires.

Toutes ces mesures sont nécessaires et nous rendent fiers de mettre en œuvre notre mot d’ordre : l’humain d’abord. Mais l’ampleur de la crise demande de lourds efforts à notre collectivité, éprouvée par des années d’asphyxie financière voulue et organisée. La responsabilité de l’Etat de nous donner les moyens de répondre à la pandémie est donc pleinement engagée:

  • pour assurer le coût des mesures d’urgence prises pendant la crise
  • pour compenser la forte augmentation à prévoir dans les prochains mois du RSA et autres allocations de solidarité
  • pour engager un plan de rattrapage dans l’éducation, alors qu’un tiers des élèves de Seine-Saint-Denis est actuellement en rupture de scolarité

C’est pourquoi le Conseil départemental a voté à l’unanimité un vœu pour le renforcementdu plan de rattrapage de l’Etat dans notre département, exigeant les moyens indispensables pour parer à la crise et avancer vers l’égalité républicaine. Par ailleurs, nous avons décidé de lancer un travail d’enquête et d’information transversal, afin d’évaluer la gestion de la crise en Seine-Saint-Denis. Un travail piloté par les Commissions départementales et animé par mon collègue et ami Pascal Beaudet, Président de la 1ère commission, dans lequel je prendrai toute ma part en tant que Présidente de la 4ème commission (Culture / Sports / Services publics / NTIC).

2020-04-30 Séance du Conseil départemental

Décès d’Elena Mamelli : tristesse et colère

J’ai été profondément bouleversée par l’annonce  hier soir du décès d’Elena Mamelli, directrice des soins de l’hôpital de Montfermeil. C’est avec beaucoup d’émotion et de tristesse que j’adresse toutes mes condoléances à sa famille, aux personnels et à la direction de l’hôpital.  Un décès brutal et éprouvant qui témoigne de l’engagement indéfectible de tous les soignants contre ce virus épouvantable au péril de leur vie. Nous vivons des heures glaçantes. Elena Mamelli n’aurait jamais du mourir.

A mon infinie tristesse se mêle aussi une grande colère.  En première ligne, les personnels soignants – et je pense à toutes celles et ceux qui, à l’hôpital de Montfermeil, dans les cabinets médicaux, auprès des personnes âgées, font au mieux… avec si peu. Notre profonde reconnaissance va également aux salarié.e.s et agent.e.s des secteurs stratégiques. Mais aucun ne dispose des moyens nécessaires exigés pour lutter contre ce fléau. Applaudir à leur dévouement et appeler à la générosité ne suffisent pas : cela fait des années que les soignants multiplient grèves et manifestations pour défendre notre bien commun, le service public de santé. 100 000 lits d’hôpitaux supprimé en 20 ans ! Pourquoi la France, qui disposait du meilleur système de santé au monde, est-elle aujourd’hui en pénurie de lits médicalisés et en sous-effectifs dans les hôpitaux ? Pourquoi la sixième économie mondiale est-elle incapable de produire les masques, les respirateurs, l’oxygène et les médicaments qui nous font si cruellement défaut ? Parce que des sites de production,  jugés non rentables par leurs actionnaires, ont été fermés : les salariés de Luxfer, seul producteur français d’oxygène médicale et de Famar, seul producteur français de chloroquine, réclament aujourd’hui leur nationalisation pour faire face à cette crise. Car leurs usines à l’arrêt sont toujours en capacité de produire.
La recherche effrenée du profit pour quelques-uns, l’austérité, la « règle d’or budgétaire »… toutes ces boussoles idéologiques qui ont guidé les gouvernements de ces dernières décennies montrent aujourd’hui leur nocivité pour le bien commun.

Aussi je partage totalement cette lettre de l’écrivaine Annie Ernaux au Président de la République.

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Combattre les violences à huis clos

« Être confinée chez soi avec un homme violent est dangereux. Il est déconseillé de sortir. Il n’est pas interdit de fuir. » déclare Nous toutes. La hausse de 36 % des violences conjugales relevé par le ministère de l’Intérieur depuis le début du confinement et deux féminicides   font craindre le pire pour les femmes victimes de violence conjugale et pour leurs enfants. Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes appelle à la vigilance accrue et à la solidarité de l’entourage, des voisins, et exige que les hommes violents soient confinés hors de leur domicile, à l’hôtel. Le Mag Seine-Saint-Denis-Denis fait également le point sur ce sujet.

Les commissariats de police de proximité continuent à recevoir les plaintes de femmes victimes de violence ou en danger pendant le confinement. Les numéros d’appels tels que le 3919, le 114 et le 17 en cas d’urgence sont actifs. Depuis aujourd’hui, les pharmaciens sont également sollicités pour recevoir les plaintes et agir en conséquence.

En Seine-Saint-Denis, trois associations tiennent des permanences téléphoniques et répondent aux situations d’urgence et de détresse :

SOS Femmes 93 : 01 48 02 57 16

SOS VICTIMES 93 : 01 41 60 19 60

CIDFF93 : 01 48 36 07 56

Enfin, il est conseillé aux professionnel.les de privilégier les signalements par mail : sosvictimes93@orange.fr

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Covid-19 : les mesures de prévention et de solidarité du Département

Le Département a pris toutes les mesures préventives qui s’imposaient pour les services publics qu’il met en oeuvre au quotidien concernant tous les âges de la vie : nourrissons ; enfants ; jeunes ; familles ; personnes en situation de handicap et personnes âgées. Chacun doit ainsi pouvoir trouver les réponses à ses questions et les N° de téléphone utiles à appeler. Si tel n’était pas le cas, vous pouvez me joindre par mail ddellac@seinesaintdenis.fr. Je répondrais individuellement à vos questions et vous aiderai autant que faire se peut.

La circonscription de service social de Montfermeil-Coubron, rue Maryse Bastié, est fermée et les RV sont annulés, mais reste joignable au 01 71 29 56 45.

La PMI du 11 rue Berthe-Morisot à Montfermeil fait partie des 30 PMI  qui restent ouvertes sur tout le territoire pour assurer des rendez-vous concernant le suivi de grossesse ; les vaccinations des enfants de moins de 13 mois ; l’IVG médicamenteuse, la contraception ; la pesée des bébés en suite d’hospitalisation. Renseignez-vous au 01 71 29 20 95.

Enfin, le collège Robert-Doisneau de Clichy-sous-Bois est ouvert pour l’accueil des enfants des personnels hospitaliers de Montfermeil et des personnels soignants mobilisés par la crise,  de même que 7 autres collèges sur l’ensemble du territoire départemental et certains crèches départementales. 

Je voudrais enfin souligner l’engagement des personnels départementaux au service du public, à travers ce post publié avant-hier soir sur FB par une agente du Département :Capture d’écran 2020-03-18 à 09.53.38

Respectez les consignes et prenez soin de vous et de vos proches !

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La Seine-Saint-Denis au Salon de l’agriculture

C’est une première ! La Seine-Saint-Denis est présente au Salon de l’agriculture  du 22 février au 1er mars. 57 ans après la fondation de ce salon, l’irruption séquano-dionysienne pourrait paraître incongrue à celles et ceux qui ne l’imaginent que comme un océan de béton. Dans les faits, elle renoue avec son passé maraîcher, comme en témoignent, par exemple, les collections du Musée des métiers de Montfermeil qui font la part belle aux outils de l’agriculture.

Aujourd’hui, en de nombreux points du département, les initiatives poussent pour (re)mettre l’agriculture, la production d’aliments au cœur du territoire, dans une logique de circuits courts, de bio et d’implication des habitants, afin de tisser une véritable écologie populaire.

Terres agricoles de Coubron, Vaujours et Tremblay, ferme urbaine à La Courneuve, bergerie à Bagnolet, cité maraîchère à Romainville, ouverture prochaine d’une nouvelle ferme dans le parc départemental du Sausset…les exemples existent et se multiplient.

Les projets et acteurs sont nombreux (associations, entreprises de l’ESS, cultivateurs…), mais la volonté et le soutien politiques demeurent indispensables aujourd’hui pour concrétiser les initiatives et assurer leur pérennité !

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