Santé : pas de profit sur la pandémie !

C’est aujourd’hui la Journée mondiale de la santé… Et depuis plus d’un an, tous les peuples du monde sont confrontés à la même pandémie. Un défi collectif inédit, qui nous oblige à repenser nos modes de fonctionnement à tous les niveaux.

Quel paradoxe ! Dévouement total des personnels de santé d’un côté et, de l’autre, le profond abandon gouvernemental, avec les conséquences dévastatrices que l’ont connaît sur l’impact et les conséquences de la Covid-19, et notamment en Seine-Saint-Denis.

Et pourtant, des solutions, il y en a, à condition de bien vouloir les regarder.

Christophe Prudhomme est médecin urgentiste à l’hôpital Avicenne et syndicaliste. Il sera tête de liste en Seine-Saint-Denis aux élections régionales, sur la liste de rassemblement conduite par Clémentine Autain. Dans son éditorial du jour dans l’Humanité, il revient sur « les véritables problèmes et les solutions possibles pour les surmonter », .

Par exemple, « exiger que le nombre de lits de réanimation soit augmenté de manière définitive, pour atteindre au moins 8 000 lits, ce qui nous permettra d’envisager l’avenir à l’hôpital plus sereinement ».

Obtenir immédiatement la levée des brevets  » et dans un deuxième temps, la création d’un pôle public des industries de santé permettant d’avoir la maîtrise de la production de biens essentiels au quotidien ».

Des revendications qu’il a rappelé ce matin lors d’un rassemblement devant l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois pour exiger plus de moyens pour la santé publique. Des revendications valables au plan mondial, notamment celle de la levée des brevets, afin d’en finir avec la situation actuelle de concurrence exacerbée entre pays, avivée par l’industrie pharmaceutique privée qui continue d’engranger des profits considérables et qui aboutit à priver les pays pauvres d’un accès suffisant aux vaccins. Une demande portée notamment par l’Afrique du Sud et l’Inde devant l’Organisation mondiale du commerce, et à laquelle la France et les pays de l’UE s’opposent honteusement.

Obligeons la commission européenne à agir dans l’intérêt des peuples et pas dans l’intérêt des groupes privés pharmaceutiques, signez la pétition européenne « Pas de profit sur la pandémie ».

Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

J’ai rendu visite ce matin au centre d’accueil de jour ouvert à Montfermeil l’an dernier par l’association GAPAS, en compagnie de Stéphane Troussel, président du Conseil départemental, et de Magalie Thibault, vice-présidente en charge de l’autonomie des personnes, et de Xavier Lemoine, maire de Montfermeil.

L’autisme touche 430 000 personnes dans notre pays, dont 25% d’enfants. Les troubles liés à l’autisme sont très variables, le plus souvent très lourds au quotidien. La mise en place de structures d’accueil et de soutien joue un rôle irremplaçable pour permettre le développement et l’épanouissement des personnes autistes et aider leurs familles.

C’est précisément ce rôle qu’assure GAPAS à Montfermeil, qui propose un accueil de jour pour 18 adultes et jeunes adultes accompagnés au quotidien. Un remarquable travail d’inclusion par le biais du numérique, de la culture, du développement durable et du travail. Je remercie chaleureusement Mme Achour, directrice de l’accueil de jour de Montfermeil, M. Bernard, directeur général du GAPAS, M. GuiIliard, président de l’Esat AGECET et leurs équipes pour la qualité du travail accompli au côté de ces personne autistes et leurs explications.

Avec le soutien du Conseil départemental, le GAPAS ouvrira en 2022 un foyer d’accueil médicalisé à Noisy-le-Grand, qui permettra de contribuer à la résorption du manque de places d’accueil, qui limite encore trop la prise en charge des personnes autistes en France.

Le plus grand hommage aux soignants, c’est de soutenir l’hôpital !

J’ai apporté mon soutien hier à a la direction de l’hôpital de Montfermeil et aux personnels, après les récents reportages de nombreux médias sur la situation critique de notre hôpital, dont un reportage au journal de 20 h sur France 2 : le manque de personnel, épuisé, témoigne du manque de moyens humains accordés à l’hôpital public alors que la pandémie de Covid-19 s’aggrave de nouveau et que le nombre de patients Covid est passé de 60 à 100 en une semaine. Une situation intolérable qui appelle une réponse forte, immédiate et concrète de du Ministère de la Santé et de l’Agence Régionale de Santé.

(photo : Hôpital du Raincy-Montfermeil)

Comme en témoigne Lydia Pierre-Schull, la directrice des soins, il y a au total, tous services confondus, « une quarantaine d’infirmières arrêtées parce qu’elles ne sont pas bien, elles sont épuisées et cette fois-ci, nous n’avons pas d’aide comme l’an dernier ». Effectivement, contrairement à la première vague, l’hôpital ne bénéficie pas de renforts d’élèves infirmiers ni de soignants venus d’autres régions.

Et comme le souligne Marie, infirmière de l’hôpital, « Cela ne s’arrête jamais. On est fatigués, en est constamment là. Les vacances, on a dû les annuler pour le bien-être des patients et des collègues, mais ont est épuisés ».

L’attribution à titre posthume du grade de chevalière ou chevalier de la Légion d’honneur à Elena Mamelli, regrettée directrice des soins de l’hôpital de Montfermeil, décédée en mars dernier après 31 ans de service et à 14 soignant-es (médecins, aides-soignantes, agents hospitaliers, mais aussi ouvrier spécialisé) ayant perdu la vie « en allant au contact des malades du coronavirus lors de la première vague de l’épidémie début 2020 » est un hommage mérité à ces femmes et hommes qui seront restés fidèles à leur engagement de protéger leurs semblables, y compris au péril de leur vie.

Mai si le gouvernement souhaite réellement et concrètement rendre hommage à Elena Mamelli et toutes celles et ceux qui sont tombés dans la lutte contre la pandémie, il devrait (et aurait déjà dû depuis longtemps) rompre avec sa doctrine de réduction des coûts et redonner de véritables moyens au système de santé publique de notre pays.

Comme en mars dernier, notre tristesse et notre reconnaissance ne peuvent qu’être mêlées à la colère au vue des grandes difficultés que continue à vivre notre hôpital.

Journée de dépistage dans les collèges et écoles de Montfermeil

L’Éducation nationale a décidé d’une journée de tests de dépistage de la Covid-19 dans toutes les écoles et les collèges de Montfermeil aujourd’hui. Car Montfermeil fait partie, avec Vaujours, des 6 villes les plus touchées de notre département qui ont dépassé le seuil de 500 cas de contamination pour 100 000 habitants.

J’ai donc accueilli ce matin au collège Jean-Jaurès, au nom du Département, M. Auverlot, recteur de l’académie, M. Chaleix, inspecteur d’académie et Mme Farina-Berlioz, inspectrice adjointe, au côté de M. Beylot, principal du collège et de Mme Pieroche, principale adjointe.

Toute l’équipe du collège était fortement mobilisée auprès des élèves, des infirmières et personnels chargés de procéder aux tests antigéniques, les élèves patientant ensuite dans une classe transformée en salle d’attente pour connaître les résultats. Une organisation complexe et sans faille, menée dans l’urgence, qui aura permis de tester aujourd’hui plus de 300 collégiens munis d’une autorisation parentale ainsi que des adultes – enseignants et personnels du collège. La même opération de dépistage est également en cours au collège Picasso.

Ces tests sont indispensables en milieu scolaire mais la question de la disponibilité des vaccins reste bien évidemment la préoccupation majeure alors que notre département connait un regain massif de contamination et a très largement dépassé le seuil d’alerte critique. Vacciner au plus vite et massivement est bien la seule solution pour enrayer la pandémie. Le Département s’y emploie activement aux côtés de la Préfecture, en charge de la stratégie vaccinale. Mais ce qui manque, ce sont les vaccins !

Le Département reconnu expert contre les violences faites aux femmes

Le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis a été reconnu expert dans la lutte contre les violences faites aux femmes, au plan national et international, pour la « mise en place de dispositifs de prévention et de protection ».

Cette reconnaissance du travail pionnier mené par le Département, avec la création en 2002 du premier Observatoire des violences faites aux femmes, ne saurait masquer le manque cruel de moyens dédiés.

Ainsi, l’unité médico-judiciaire (UMJ) de l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, en charge notamment des femmes victimes de violences, manque de personnel, comme le rappelait récemment un article du Parisien. Alors même que le format actuel d’une seule et unique UMJ par département francilien est déjà bien insuffisant…

C’est pourquoi je suis mobilisée depuis plusieurs mois pour qu’une permanence de l’UMJ soit ouverte au sein de l’hôpital de Montfermeil, qui vient de mettre en place une unité d’accompagnement personnalisé pour les femmes enceintes vulnérables. Car pour être réellement efficace, la lutte contre les violences faites aux femmes doit en effet être accessible, au plus près des victimes. Tout doit être mis en oeuvre pour que des drames tels que l’assassinat d’Aminata Traoré en 2019 ne se reproduisent plus jamais.

(source : Le Parisien)