Le plus grand hommage aux soignants, c’est de soutenir l’hôpital !

J’ai apporté mon soutien hier à a la direction de l’hôpital de Montfermeil et aux personnels, après les récents reportages de nombreux médias sur la situation critique de notre hôpital, dont un reportage au journal de 20 h sur France 2 : le manque de personnel, épuisé, témoigne du manque de moyens humains accordés à l’hôpital public alors que la pandémie de Covid-19 s’aggrave de nouveau et que le nombre de patients Covid est passé de 60 à 100 en une semaine. Une situation intolérable qui appelle une réponse forte, immédiate et concrète de du Ministère de la Santé et de l’Agence Régionale de Santé.

(photo : Hôpital du Raincy-Montfermeil)

Comme en témoigne Lydia Pierre-Schull, la directrice des soins, il y a au total, tous services confondus, « une quarantaine d’infirmières arrêtées parce qu’elles ne sont pas bien, elles sont épuisées et cette fois-ci, nous n’avons pas d’aide comme l’an dernier ». Effectivement, contrairement à la première vague, l’hôpital ne bénéficie pas de renforts d’élèves infirmiers ni de soignants venus d’autres régions.

Et comme le souligne Marie, infirmière de l’hôpital, « Cela ne s’arrête jamais. On est fatigués, en est constamment là. Les vacances, on a dû les annuler pour le bien-être des patients et des collègues, mais ont est épuisés ».

L’attribution à titre posthume du grade de chevalière ou chevalier de la Légion d’honneur à Elena Mamelli, regrettée directrice des soins de l’hôpital de Montfermeil, décédée en mars dernier après 31 ans de service et à 14 soignant-es (médecins, aides-soignantes, agents hospitaliers, mais aussi ouvrier spécialisé) ayant perdu la vie « en allant au contact des malades du coronavirus lors de la première vague de l’épidémie début 2020 » est un hommage mérité à ces femmes et hommes qui seront restés fidèles à leur engagement de protéger leurs semblables, y compris au péril de leur vie.

Mai si le gouvernement souhaite réellement et concrètement rendre hommage à Elena Mamelli et toutes celles et ceux qui sont tombés dans la lutte contre la pandémie, il devrait (et aurait déjà dû depuis longtemps) rompre avec sa doctrine de réduction des coûts et redonner de véritables moyens au système de santé publique de notre pays.

Comme en mars dernier, notre tristesse et notre reconnaissance ne peuvent qu’être mêlées à la colère au vue des grandes difficultés que continue à vivre notre hôpital.

Marche pour l’emploi à Roissy-CDG

Alors qu’Air France et ADP ont déjà annoncé respectivement 7 600 et 1 500 suppressions de postes, c’est désormais l’emploi des salarié-es travaillant sur la zone aéroportuaire qui est menacé : bagagistes, agents d’entretien, vendeuses et vendeurs des boutiques et restaurants, personnel des hôtels… La crise provoquée par la Covid-19 est tout autant sanitaire que sociale : 20 000 à 30 000 emplois pourraient ainsi disparaître, sur un total de 90 000 emplois directs.

En paralysant l’économie et en restreignant très fortement les voyages, la pandémie a eu un profond impact sur le trafic aérien et sur l’activité de l’aéroport.

Une catastrophe pour autant de familles, dont un grand nombre habite dans les villes de notre canton. 1 300 seraient ainsi impactées sur la seule commune de Tremblay, comme le signale son maire François Asensi. Et combien d’autres à Vaujours, Montfermeil, Coubron, mais aussi dans toute la Seine-Saint-Denis et la région parisienne ?

La crise pose des problèmes profonds et indéniables, appelle à réfléchir sur les modes de développement du futur, mais il est du rôle des autorités de tout faire pour sauvegarder l’emploi de dizaines de milliers de travailleurs. Les aides publiques aux entreprises (Air France et ADP en premier lieu) doivent être orientées dans ce sens, et les versements de dividendes aux actionnaires interdits cette année.

Une « Marche pour l’emploi » est organisée par l’intersyndicale demain jeudi 18 mars à 11h, porte 17 du terminal E, pour porter ces revendications vitales.

Les professeurs d’éducation physique et sportive ne déclarent pas forfait !

Demain, enseignant-es d’EPS, professeur-es de sport, animateurs et animatrices sportifs, entraîneurs, organisent une action de mobilisation à Bobigny pour demander la réouverture des gymnases et des équipements sportifs couverts, condition nécessaire à la poursuite de l’activité physique et sportive de leurs élèves.

Le sport, on en a besoin, comme la culture !

Le confinement, puis les mesures sanitaires successives, ont conduit à une forte hausse de la sédentarité, dont les conséquences sur l’état de santé sont néfastes à plus long terme et aggravent notamment les co-morbidités, dont on sait le rôle qu’elles ont joué dans l’impact du Covid-19 sur la population. Le rôle de la pratique sportive dans la santé mentale est également bien connu.

Depuis le 14 janvier, seul le sport en plein air est autorisé, un véritable obstacle à la bonne tenue des cours d’EPS. Pourtant, le reste des salles de classe, bien plus petites que les gymnases, sont ouvertes. Ici comme dans d’autres domaines, on a bien du mal à saisir la logique gouvernementale.

C’est pourquoi je soutiens la demande des enseignants mobilisés, de réouverture des salles couvertes, dans le respect de protocoles sanitaires stricts, avec un fonctionnement en demi-groupes, déjà expérimenté avec succès au cours des derniers mois.

Des demandes exprimées dans une tribune que vous pouvez également soutenir !

Un nouveau Plan de rebond face une crise qui dure

Il y a un an déjà, la pandémie nous prenait au dépourvu, conjuguant rapidement crise sanitaire et crise sociale. En juillet dernier, le Conseil départemental adoptait le Plan de rebond pour l’avenir de la Seine-Saint-Denis : 55 millions d’euros pour faire face aux conséquences immédiates de la crise sanitaire et sociale, en soutenant les habitant-es, les acteurs associatifs, sportifs, culturels, économiques en difficultés.

Alors que la crise dure, que la vaccination tarde à se déployer et que la pauvreté et la précarité s’aggravent, il était indispensable de prolonger cet effort.

C’est le sens du Plan de rebond n°2 que nous avons adopté lors de la séance du 4 mars. Doté de 13 millions d’euros, ce plan comporte deux grands volets :

Avec ma collègue Pascale Labbé lors de la séance du 4 mars
  1. Un fonds d’urgence sociale et d’adaptation à la crise

Un soutien financer renforcé sera fourni aux associations de solidarité qui ont connu une hausse de leur activité du fait de la hausse du nombre de personnes en difficultés. Les particuliers seront également aidés, notamment par l’extension de l’aide au paiement des loyers.

Particulièrement touchés, les jeunes sont pris en compte de façon renforcée : 300 contrats d’apprentissage seront ainsi pourvus pour aider à la formation et l’insertion professionnelle. 200 CDD de trois mois seront proposés au cours des prochains mois, dont la moitié en lien avec le Bel été solidaire.

L’abondement du Fonds d’aide à la jeunesse (+1 M€), le soutien aux vacances apprenantes et à l’aide psychologique pour les étudiants complètent cet axe.

Des aides à l’équipement informatique seront déployées en direction des artisans et commerçant, ménages, associations, ainsi que des acteurs de la protection de l’enfance, pour réduire la fracture numérique et aider au maintien de l’activité.

Enfin, 1 M€ sera dédié au soutien aux acteurs qui ont vu leurs ressources gravement diminuer du fait des mesures sanitaires, et notamment les lieux culturels.

2. Un appel à agir IN Seine-Saint-Denis renforcé

Bien connu des acteurs du département, l’appel à agir IN Seine-Saint-Denis est cette année renforcé de 4 M€ supplémentaire et ouvert à de nouvelles thématiques. Prévention santé, accompagnement social, accompagnement des personnes âgées et en situation de handicap, droits des femmes, retour à l’activité sont les thématiques intégrées au grand objectif de « Dépasser la crise ».

Pour connaître les détails de ce Plan et savoir comment y postuler, rendez-vous sur le site du Conseil départemental.

C’est ainsi que nous entendons jouer pleinement notre rôle de chef de file de l’action sociale et de collectivité de proximité, au service de toutes et tous les Séquano-Dionysiens. Mais face à l’ampleur de la crise, rien ne pourra remplacer une action nationale forte.

Journée de dépistage dans les collèges et écoles de Montfermeil

L’Éducation nationale a décidé d’une journée de tests de dépistage de la Covid-19 dans toutes les écoles et les collèges de Montfermeil aujourd’hui. Car Montfermeil fait partie, avec Vaujours, des 6 villes les plus touchées de notre département qui ont dépassé le seuil de 500 cas de contamination pour 100 000 habitants.

J’ai donc accueilli ce matin au collège Jean-Jaurès, au nom du Département, M. Auverlot, recteur de l’académie, M. Chaleix, inspecteur d’académie et Mme Farina-Berlioz, inspectrice adjointe, au côté de M. Beylot, principal du collège et de Mme Pieroche, principale adjointe.

Toute l’équipe du collège était fortement mobilisée auprès des élèves, des infirmières et personnels chargés de procéder aux tests antigéniques, les élèves patientant ensuite dans une classe transformée en salle d’attente pour connaître les résultats. Une organisation complexe et sans faille, menée dans l’urgence, qui aura permis de tester aujourd’hui plus de 300 collégiens munis d’une autorisation parentale ainsi que des adultes – enseignants et personnels du collège. La même opération de dépistage est également en cours au collège Picasso.

Ces tests sont indispensables en milieu scolaire mais la question de la disponibilité des vaccins reste bien évidemment la préoccupation majeure alors que notre département connait un regain massif de contamination et a très largement dépassé le seuil d’alerte critique. Vacciner au plus vite et massivement est bien la seule solution pour enrayer la pandémie. Le Département s’y emploie activement aux côtés de la Préfecture, en charge de la stratégie vaccinale. Mais ce qui manque, ce sont les vaccins !