Charlie Hebdo, cinq ans après

Il y a cinq ans jour pour jour, le 7 janvier 2015, la terrible nouvelle de l’attentat contre Charlie Hebdo nous étourdissait toutes et tous.

En plein cœur de Paris, les terroristes ôtaient la vie à Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré, Elsa Cayat, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Ahmed Merabet, Frédéric Boisseau et Franck Brinsolaro. Les jours suivants, Clarissa Jean-Philippe, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yohan Hattab et François-Michel Saada étaient eux aussi assassinés.

Dessinateurs, économiste, policiers, psychiatre, correcteur, agent de maintenance, elles et ils représentaient la diversité de notre pays, sa liberté.

Leur rendre hommage, poursuivre leur combat, c’est continuer à mettre en œuvre ces principes, en dépit des épreuves qui ont suivi, de nos divergences qui font la démocratie et des tentatives de division qui se déploient consciemment.

Charlie hebdo fresque

Agir local avec IN Seine-Saint-Denis !

Des idées, des envies, un projet ? Le Département vient de lancer l’appel à Agir IN Seine-Saint-Denis : économie sociale et solidaire, culture et vie associative sont au programme de cette deuxième édition.

appel-a-agir-2020-WEB-800x500

Doté de 1,4 million d’euros, cet appel à projet vise à soutenir et accompagner les initiatives menées autour de trois grandes thématiques : innovation sociale et inclusion, transition écologique et engagement citoyen. Des thématiques portées sur le plan institutionnel par le Conseil départemental, dans l’objectif de développer l’initiative citoyenne, dans une logique de complémentarité.

En 2019, ce sont ainsi 134 projets qui ont été soutenus, parmi lesquels Roue Lib’, porté par l’association 360° Sud, bien connue des Montfermellois.e.s et Clichoise.s, pour la création d’un parc de location de vélos, La Belle Jeunesse (émancipation par la culture, à Tremblay) ou encore la Fontaine aux images.

Pour en savoir plus et déposer votre projet, rendez-vous sur le site d’IN Seine-Saint-Denis Vous avez jusqu’au 2 mars 2020 !

T4 : tout le monde monte !

Elle était bien belle et elle restera gravée dans tous les coeurs, la fête du T4, ce samedi, et chacun.e l’a appréciée à sa juste valeur après une trop longue attente ; plus de 15 ans de lutte et d’une mémorable chaine humaine en 2013 (j’ai gardé le T-shirt !), pour réclamer le minimum et l’indispensable : le droit à la mobilité.

Une autre exigence est aujourd’hui à l’ordre du jour  : la gratuité des transports en Ile-de-France, la région la plus riche d’Europe. Une nécessité sociale qui répond à l’urgence environnementale.  C’est déjà chose faite à Paris, pour les jeunes et pour les seniors les plus démunis. Notre département, pour sa part, rembourse 50 % à 25 % de la carte Imagine R aux collégiens, sous conditions, et propose également d’autres aides aux personnes âgées et handicapées et aux plus démunis

Le T4 a désormais commencé son service. Mais les habitants s’inquiètent pour l’avenir de certains bus, tant à Montfermeil qu’à Clichy-sous-Bois, et notamment le 601 dont le service, qui  ouvre bien avant celui du tramway,  permet à celles et ceux qui commencent très tôt de se rendre sur leur lieu de travail. Inquiétude aussi des conducteurs de cette nouvelle branche du T4 qui considèrent que cette mise en service intervient trop tôt au plan technique mais que Ile-de-France Mobilités (la Région) et la SNCF ne veulent rien entendre des problèmes qu’ils soulèvent. Ils étaient d’ailleurs présents lors de l’inauguration pour échanger avec la Présidente de la Région et le directeur de Transilien SNCF sur la réforme des retraites. Mais de ceux-là, et de leurs revendications légitimes, on n’a pas beaucoup parlé.

 

 

Budget 2020 : abandon gouvernemental, volonté départementale

Exercice traditionnel de la fin d’année, le Conseil départemental s’est réuni hier afin de discuter et d’adopter le budget de notre collectivité pour 2020. Traditionnel certes, mais chaque année davantage un défi, face au double mouvement d’augmentation des besoins de la population et d’abandon de l’État.

Malgré toutes les alertes, tous les drames, le gouvernement Macron s’entête, sciemment,  à poursuivre son désengagement et à réduire les moyens de notre Département : 348 millions d’euros de non compensation pour les allocations de solidarité (RSA, PCH, ADPA), 8% de compensation pour les dépenses liées aux mineurs non-accompagnés, suppression de recette fiscales propres… Au total, ce sont plus de 686 millions d’euros que l’État doit à la Seine-Saint-Denis .

snapshot

Une véritable asphyxie qui impacte grandement notre capacité à mettre en place des politiques innovantes et au niveau des besoins réels en termes de santé, de prévention, de culture… Malgré cela, nous nous efforçons de mettre en œuvre des politiques volontaristes au bénéfice de toutes et tous : en témoigne la mission vacances sociales que je conduis et qui poursuit son développement, le Plan ambition collèges ou la carte Ikaria pour les seniors dès 60 ans.

budg04 collèges

Macron a déclaré avoir été « bouleversé » par Les Misérables de Ladj Ly. Il a cependant préféré visionner le film sur DVD plutôt que de venir à Montfermeil. Un symbole de l’attitude de ce gouvernement vis-à-vis de la banlieue : la regarder de loin, se payer de mots et la laisser seule face à ses difficultés.

Retraites : l’insécurité universelle toujours au menu

Edouard Philippe a dévoilé hier le contenu du projet gouvernemental de réforme des retraites. Très attendu après une semaine de très fortes mobilisations syndicales dans toute la France, le Premier ministre a pourtant confirmé le caractère antisocial de cette réforme, que j’évoquais dans un précédent billet.

Une véritable « déclaration de guerre sociale » comme l’affirme Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, car, si elle devait être  approuvée, la retraite Macron générerait une insécurité universelle et une baisse des pensions pour toutes et tous, notamment les jeunes et les femmes, plus confrontés à la précarité et aux carrières hachées.

La réponse ne s’est pas faite attendre avec, le soir même, un meeting unitaire à la Bourse du travail de Saint-Denis, réunissant syndicats (CGT, FSU, Solidaires), organisations de jeunesse et partis politiques de gauche (PCF, EELV, FI, PS, NPA, LO, Génération.S…).

Le but : avancer vers un front commun pour faire grandir la mobilisation et obtenir le retrait du projet de loi.

Meeting 11dec retraites

Il s’agit également de travailler collectivement à un autre projet de réforme, progressiste celui-là, qui assure des pensions dignes, une meilleure contribution du capital financier et favorise l’égalité femmes-hommes et la création d’emplois.

J’apporte tout mon soutien au mouvement de grève et de mobilisations qui se poursuit pour rejeter la destruction de nos retraites et vous donne rendez-vous à la manifestation mardi 17 décembre place de la République à Paris !