La Seine-Saint-Denis engagée pour le droit aux vacances

La signature de la convention de partenariat entre le Département et l’ANCV (Agence nationale pour les chèques-vacances) qui s’est déroulée ce matin à Bobigny à l’occasion du Forum Accès aux vacances sociales et solidaires, est une première en France, et je m’en réjouis.

C’est aussi une nouvelle étape de la mission « Vacances sociales et solidaires » que je mène depuis septembre 2017 et qui témoigne de l’attachement concret de notre Département au droit aux vacances, important levier d’insertion et de cohésion sociale et source de nombreux bénéfices individuels et collectifs. Cette convention permettra de soutenir le développement du départ en vacances de nombreux publics : jeunes, familles, adultes isolés, personnes handicapés, seniors.

Ce Forum aura également été l’occasion pour la centaine d’acteurs du droit aux vacances présente (services départementaux, institutions et associations) d’échanger autour de leurs pratiques et de mieux connaître les dispositifs existants. Lors d’une table ronde, le bilan de l’expérience-pilote permettant à 11 familles de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois de partir en vacances l’été dernier a été présenté, ainsi que le travail mené par la circonscription départementale de service social de Sevran et d’autres associations. Jörg Müller, universitaire et membre du CREDOC, a dressé un état des lieux du départ en vacances en France, marqué par l’accroissement des inégalités .

Alors que les politiques d’austérité conduisent à rogner sur les politiques sociales, et notamment sur les dispositifs vacances,  notre Conseil départemental est un acteur  de premier plan des solidarités.

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Un engagement inédit pour l’accès aux vacances sociales et solidaires

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Demain à Bobigny, se tiendra le Forum pour l’accès aux vacances sociales et solidaires,  regroupant les acteurs du département engagés sur ce sujet dans leur diversité. A cette occasion, le Département signera deux conventions avec l’Agence nationale des chèques vacances (ANCV), une première en France. Celles-ci permettront de développer les dispositifs sociaux de l’ANCV dans toute la Seine-Saint-Denis, afin de faciliter le départ des jeunes, des familles et adultes isolés, des personnes handicapées et des personnes âgées.

Ceci est le fruit de la mission « Accès aux vacances sociales et solidaires » que j’ai menée depuis septembre 2017, visant à impliquer de façon innovante le Conseil départemental dans l’accès aux vacances sociales et solidaires, et qui a donné lieu à une expérience pilote l’été dernier : 11 familles de Montfermeil et Clichy-sous-Bois, majoritairement monoparentales, sont parties en vacances pour une semaine en Vendée, moment de répit dans le quotidien, de resserrement des liens familiaux, de remobilisation individuelle et collective, de plaisir tout simplement.

Ce départ a été permis par le travail conjoint d’acteurs institutionnels et associatifs des deux villes : services sociaux du Département, centres sociaux de la Dhuys et de l’Orange bleue, CAF, association Arrimages.

Une nécessité, quand on sait l’importance du départ en vacances dans la lutte contre les exclusions, pour l’insertion et la cohésion sociale, et alors que la moitié des Francilien-nes ne partent pas.

 

Et si l’on parlait d’un nouveau collège ?

A leur demande, j’ai rencontré récemment les parents d’élèves des écoles élémentaires de Coubron avec mon collègue Pierre Laporte. Ceux-ci s’inquiètent des conditions d’accueil de leurs enfants, en âge de rentrer au collège à la rentrée prochaine ou déjà collégiens. Préoccupation qui vaut pour Montfermeil : les deux collèges arrivent à saturation alors que nombre de logements neufs sont construits ou en cours de constructions, et vont accueillir de nouveaux habitants, ce qui a d’ores et déjà conduit l’Education nationale à modifier la carte scolaire des écoles élémentaires.

Depuis 2015, ce sujet d’un nouveau collège me tient à coeur et je m’en suis à nouveau ouverte à Emmanuel Constant, Vice-président à l’éducation du Département début mars. Les services départementaux ont confirmé le besoin. Un nouveau collège s’avère indispensable.

En attendant, la Commission permanente du Conseil départemental a alloué ce jeudi 90 000 € au collège Jean-Jaurès et 45 000 € au collège Picasso pour des travaux de modification et de grosses réparations dans le cadre du plan Ambition collèges 2015-2020.

A suivre (…)

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La rumeur, ce poison

En dépit de l’appel au calme de nombreux maires du département ; des démentis des commissaires et de la préfecture de police, du préfet de Seine-Saint-Denis qui assurent qu’il n’y a pas de kidnappeurs d’enfants à la camionnette blanche et que toutes les investigations nécessaires sont menées, cela fait maintenant trois jours que la rumeur continue à se propager et se démultiplier via les réseaux sociaux. Les parents tremblent pour la sécurité de leurs enfants, les enfants ont peur, les écoles et les collèges sont en ébullition.  Bien sûr qu’il faut protéger les enfants, être attentifs et vigilants. Mais il faut aussi être attentifs et vigilants aux rumeurs qui inondent les réseaux sociaux. Quelle tristesse et quelle folie de s’en prendre aux Roms ! Quand une camionnette ralentit devant une école à l’heure de la sortie, c’est plutôt signe que l’automobiliste conduit avec prudence et qu’il ne veut pas causer d’accident.

La communauté Rom, où ceux qui sont pris pour tels, font cruellement les frais de cette rumeur et leur vie est mise en danger. La violence voudrait remplacer la justice, sur un fond de racisme qui  s’exprime ouvertement et sans limites.

Ce n’est pas la première fois que la rumeur s’empare ainsi de notre ville. En février 2014, une campagne nationale sciemment orchestrée par la Manif pour tous sur les réseaux sociaux incitait les parents à ne pas mettre leurs enfants à l’école et a été suivie dans de trop nombreuses écoles : les ministères de l’Education nationale et des Droits des femmes avaient mis en place l’ABCD de l’égalité, visant à promouvoir l’égalité filles-garçons. Certains avaient voulu y voir la promotion de la « théorie du genre »…

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La solidarité interdépartementale, c’est 150 M€ au service de l’intérêt général !

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Démonstration est faite de l’utilité et de l’efficacité de l’échelon départemental pour répondre aux besoins sociaux et faire preuve de solidarité, quand l’Etat fait la sourde oreille à notre exigence d’égalité. Le premier budget du Fonds de solidarité et d’investissement interdépartemental  a été présenté hier par les présidents des sept départements franciliens. Une innovation institutionnelle au service des habitants.

Pour l’année 2019,  150 millions d’euros serviront ainsi à aider à financer des projets d’intérêt général dans les départements de petite et grande couronnes. La Seine-Saint-Denis, qui contribue à ce fond à hauteur de 13,5 M€, recevra plus de 39 M€ pour 19 projets.

Parmi ceux-ci, le sport, l’éducation et les transports seront à l’honneur. Ainsi du « Prisme » (Pôle de référence inclusif sportif métropolitain), équipement sportif entièrement accessible aux personnes handicapées, qui verra le jour à Bobigny d’ici 2023, ou de la « boucle cyclable » qui permettra de relier à vélo l’ensemble des sites des JOP 2024.

Au niveau des transports, le prolongement du T1 de Noisy-le-Sec à Val-de-Fontenay bénéficiera d’un financement, tout comme la construction du TZen 3, entre Pantin et les Pavillons-sous-Bois.

Quant à l’éducation, ce fonds contribuera à la construction ou reconstruction de deux collèges, à Aubervilliers et Pierrefitte.

Face au désengagement de l’État et à ses projets (pour l’instant suspendus) de suppression des départements de petite couronne, ce nouveau fonds – qui sera renouvelé chaque année – confirme que ces derniers sont un échelon irremplaçable pour répondre aux besoins des habitant-es, de par leur connaissance du terrain et leur capacité d’innovation.

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