Éliminer les discriminations raciales, condition vitale pour notre démocratie

Le 21 mars est déclaré par l’ONU « Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ». Cette date commémore le massacre de 69 personnes qui manifestaient pacifiquement contre l’apartheid à Sharpeville, le 21 mars 1960.

Un événement qui résonne tristement dans l’actualité, après la tuerie perpétrée par un terroriste d’extrême-droite islamophobe à Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a fait 50 victimes et de nombreux blessés. Comme le souligne E. Tendayi Achiume, rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance qui y est associée, l’une des principales menaces actuelles est la montée des populismes nationalistes.

Ceux-ci, en promouvant des pratiques et politiques exclusives et répressives, visant des personnes et groupes en raison notamment de leur appartenance ethnique, de leur religion ou de leur origine nationale, portent atteinte à l’égalité et à la dignité en favorisant l’intolérance et les discriminations.

En France, ce poison atteint des niveaux inquiétants, comme en témoigne la hausse des actes racistes et antisémites, ou les polémiques à répétition visant systématiquement les musulmans. Le racisme et les discriminations raciales ne surgissent pas seuls, ils sont favorisés, voire attisés, par des forces politiques, qui utilisent la division comme fonds de commerce, de façon totalement irresponsable. Ainsi de la « théorie » du « grand remplacement », produit de l’extrême-droite française et référence idéologique explicite du terroriste de Christchurch.

Alors que les promoteurs directs de la discrimination dans notre pays sont aujourd’hui en tête des sondages pour les prochaines élections européennes, et que les forces d’extrême-droite risquent de constituer le principal groupe au Parlement européen, il est vital pour notre démocratie et la vie en commun en France de faire grandir les forces qui mettront en place des politiques qui combattront à la fois les symptômes du racisme, mais également ses causes économiques et sociales.

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Violences sexistes et sexuelles au travail… On en parle !

 

La 17e rencontre de l’Observatoire départemental des violences envers les femmes se tenait aujourd’hui à la Bourse du travail de Bobigny.  Une édition dédiée aux violences sexistes et sexuelles au travail, en présence de nombreux témoins et de professionnelles.

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Comme le soulignait ma collègue Pascale Labbé, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes,  en charge de l’Observatoire, cette rencontre était attendue et nécessaire alors que l’on parle des violences sexistes et sexuelles tous les jours, que cela soit au sujet des rédactions de presse ou des organisations syndicales et politiques. Une femme sur cinq déclarait avoir été victime de telles violences sur son lieu de travail en 2014 (IFOP).

Depuis, la libération de la parole des femmes accélère la prise de conscience et le changement des mentalités, notamment chez les jeunes. En Seine-Saint-Denis, l’Observatoire est un formidable outil et joue un rôle crucial dans ce domaine, comme en a témoigné Ernestine Ronai, sa responsable, dans la présentation du bilan 2018.

Le Département de la Seine-Saint-Denis poursuit ses efforts afin d’être exemplaire dans le traitement des violences sexistes et sexuelles. Nous avons ainsi décidé de participer à la création d’un lieu d’accueil de jour pour jeunes femmes de 15 à 25 ans, situé à Bagnolet. Premier lieu de ce type en France, porté par l’association « Une femme, un toit », il a vocation à accueillir, repérer, accompagner et orienter de façon spécifique un public particulièrement exposé aux violence sexistes et sexuelles.

Comme employeur, le Conseil départemental a mis en place un protocole contre les violences sexuelles au travail, afin de compléter les dispositifs déjà existants et de faire émerger les situations de harcèlement sexuel.  Une violence souvent insidieuse, subtile, qui peut avoir de graves conséquences, comme l’ont expliqué Marie-France Hirigoyen, psychiatre et spécialiste du sujet, et Marilyn Balbeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT).

Il faudrait encore parler du succès remporté par le violentomètre : ce petit outil, qui gradue les formes de violence, est diffusé auprès des collèges et des jeunes du département. Il sera bientôt diffusé dans les lycées d’Ile-de-France après une délibération du Conseil régional sur proposition de Céline Malaisé, présidente du groupe communiste et Front de gauche.

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ADP : non à la privatisation !

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Le gouvernement maintient son cap antisocial en dépit de la contestation dont sa politique néolibérale continue de faire l’objet. Dernier épisode en date, La loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) était soumise hier en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, après son rejet par le Sénat.

Point central de cette loi, le projet de privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), l’entreprise qui gère les aéroports de Roissy, d’Orly et du Bourget, et dont l’État détient pour l’heure 50,63% du capital. Selon le gouvernement, la cession des parts de l’État doit permettre de contribuer au paiement de la dette et de financer le Fonds de modernisation de l’économie française. Pour Bruno Le Maire, « le rôle de l’État stratège n’est pas de toucher des dividendes sur les activités du XXe siècle mais de financer les activités du XXIe siècle ».

Ceci masque mal les objectifs réels du gouvernement. En effet, en 2017, ADP a versé 132 millions d’euros de dividendes à l’État, qui pourraient tout à fait être attribués à ce fonds. En réalité, comme le dénonce notamment Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis, il s’agit d’une « vision libérale de court-terme », qui pose de grands dangers en termes de souveraineté et de sécurité.

ADP assure la gestion des principales portes d’entrée sur le territoire français avec Roissy et Orly. L’Etat peut-il confier cette responsabilité à des multinationales dont la recherche de profits les conduira inévitablement à rogner sur les moyens humains ? Depuis l’ouverture du capital d’ADP en 2005, 2000 emplois ont déjà été supprimés ; comment imaginer que la tendance s’inverserait avec une vente totale ?

Pour un gouvernement se prétendant soucieux de la dépense publique, que penser de son entêtement  à imposer le projet du CDG Express, d’un coût estimé de 1,6 milliard d’euros, pour desservir un aéroport qu’il souhaite privatiser ? A ce propos, on dit aussi  que le CDG Express est le bouquet de la mariée offert aux postulants à la privatisation d’ADP.

A l’opposé de cette logique, c’est d’un plan de préservation et de développement des biens communs que sont nos aéroports, gares, ports, autoroutes, dont notre pays, notre peuple et la planète ont besoin !

Signez la pétition : https://bit.ly/2UzJWpG

 

Journée internationale des droits des femmes

Les femmes gagnent toujours 26% de moins que les hommes, du fait du travail à temps partiel (30% des femmes), des retards (ou absence) de déroulement de carrière, de la dévalorisation des métiers en majorité féminisés (santé, sociale, éducation, tertiaire…), de la part variable de la rémunération, de la discrimination inexpliquée, et de la diminution des femmes dans les métiers scientifiques.

15h40, c’est donc tous les jours l’heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement.

C’est pourquoi 37 associations féministes et syndicats appellent à cesser le travail à 15h40 le vendredi 8 mars 2019.

Chaîne humaine à Toulouse, changement de nom des places à Nancy, défilé avec batucada à Marseille, marches dans les cités à Nanterre, Strasbourg et Villefranche… à Paris un rassemblement est prévu Place de la République à 15H40. Allez les filles !

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