Droit des femmes et laïcité

Ce mercredi 21 mars à 18h30, la Coopérative des Idées organise un débat à Pantin sur le thème de l’égalité et de la laïcité. Un débat d’actualité auquel je vous invite à participer. En quoi la laïcité peut-elle contribuer à la conquête de nouveaux droits pour les femmes ?  Pourquoi la laïcité est-elle un cadre nécessaire au respect et à la liberté de toutes les femmes ? Comment l’école laïque peut-elle contribuer à mieux assurer l’égalité entre les hommes et les femmes ? Autant de questions mises en débat avec Jean-Paul Delahaye, Inspecteur Général de l’Education Nationale, auteur de la Charte de la Laïcité et Président du Comité National d’Action Laïque ; Sakina M’Sa, créatrice de mode qui interviendra sur le thème du corps des femmes dans l’espace public ; Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences faites aux femmes de la Seine-Saint-Denis, Haut Conseil à l’Egalité, et Henriette Zoughebi, féministe et militante de l’éducation populaire.

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Communiqué de presse Fort de Vaujours

Suite à la lettre que le directeur industriel et des carrières de Placoplatre a adressé aux élus locaux, relayée par Le Parisien du 21 février, quelques éléments de réponse : transparence, information, nature des travaux, nature des pollutions, levée du secret Défense…

Transparence Placoplatre dit ne pas contester la « nécessité d’une transparence complète » pour répondre aux interrogations. Nous réitérons donc nos demandes exprimées à plusieurs reprises en Commissions de suivi de site et restées sans réponses, concernant la traçabilité des déchets radioactifs et leur stockage, ou encore le projet réel d’exploitation de Placoplatre qui reste opaque à ce jour.

Faudra-t-il attendre juillet 2018 pour savoir ce que Placoplatre compte mettre en oeuvre réellement sur le site en 2019 ?…..Quelles seraient les conséquences pendant et après exploitation du site sur l’impact écologique et le cadre de vie des habitants de la région, déjà amplement impactés par les nuisances, déchets divers et la décharge SITA-Villeparisis de déchets dangereux classée Seveso à hauts risques.

Au printemps 2017, il a fallu que nous exigions à nouveau de disposer des documents présentés par Placoplatre deux semaines en amont des Commissions de suivi de site pour qu’enfin nous puissions en prendre connaissance autrement que sur table ou sur écran. Lors de la dernière CSS de novembre, force a été de constater que les documents présentés n’étaient pas identiques à ceux que nous avions reçu au préalable, comme s’en est étonné le président d’Environnement 93.

Information Placoplatre considère que ses informations sont « détournées » et font l’objet « d’objurgations calomnieuses ». Pour notre part, nous considérons que la population du bassin de vie a le droit d’être informée et que c’est notre devoir et notre responsabilité d’élus locaux et d’associations de réclamer vérité et transparence et d’alerter nos concitoyens sur les nécessaires précautions sanitaires et environnementales qui s’imposent en regard de l’histoire de ce site et du principe de précaution. Nos inquiétudes sont légitimes. En revanche, Placoplatre n’étaye aucune de ses affirmations telles que « les impacts sanitaires et environnementaux de ces découvertes pour les riverains sont nuls ».

Nature des travaux Placoplatre affirme que « La confusion est volontairement entretenue entre la nature des travaux du CEA, leur finalité et le chantier de dépollution et de démolition actuel ». Comment ne pas faire le lien entre la nature des travaux du CEA sur le site du fort de Vaujours pendant 40 ans et le chantier de dépollution et de démolition en cours ? En fait, Placoplatre ne dispose d’aucune connaissance exacte des pollutions réelles et potentielles, avant de les découvrir fortuitement sur le chantier.

Nature des pollutions Le livre « Si Vaujours m’était conté » du CEA décrit certaines expériences réalisées, et donc certains types de pollution – mais pas celles classées Secret Défense. L’utilisation du beryllium est attestée par les documents du CHSCT des sites du CEA Vaujours-Moronvilliers. Et puis, il y a les découvertes fortuites sur le terrain – comme l’uranium manufacturé. Mais quelles sont les quantités qui ont été utilisées ? Où ont été stockés les déchets ? Le Secret Défense pèse sur ce site et le CEA a été pris en flagrant délit de mensonge : des dizaines de tonnes de matériaux amiantés ont été retirés par Placoplatre alors que le directeur adjoint du CEA déclarait en 2014 que le site avait été totalement désamianté en 2001. Enfin, après la découverte d’objets radioactifs aux mois de juillet et août 2017, le CEA a admis avoir disséminé des déchets potentiellement « dangereux » sur l’ensemble du site. C’est pourquoi nous exigeons que le principe de précaution soit appliqué.

Levée du Secret Défense En toute logique, BP Placoplatre  et Saint-Gobain devraient rallier notre demande de levée du Secret Défense et nous ne comprenons pas leur silence à ce sujet. Placoplatre est ainsi contraint de mener des travaux hautement spécialisés et coûteux alors que ce n’est pas son métier et qu’il n’a pas les compétences requises. En la matière, Placoplatre est juge et partie, ce que nous déplorons.

A l’été 2015, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’ASND (Défense) ont demandé au CEA de procéder à un réexamen global de la stratégie de démantèlement des installations nucléaires et de gestion des matières et déchets radioactifs dans un délai d’un an : « …établir, pour les 15 prochaines années, des programmes de démantèlement, fondés sur des priorités de sûreté, de radioprotection et de protection de l’environnement hiérarchisés, en tenant compte tout particulièrement de l’activité totale mobilisable des substances radioactives et dangereuses présentes. » Au prétexte que le Fort de Vaujours a été abandonné par le CEA et que la réglementation a évolué, ce dernier serait donc exempt de fournir les informations indispensables.

Et maintenant Nous exigeons que l’Etat prenne toutes ses responsabilités dans cette affaire. Placoplatre devrait en faire de même. Nous nous associons à la demande de Nature Environnement Seine-et-Marne pour que la Commission de suivi de site soit enfin ouverte au publlc, ce qu’avaient refusé les services de l’Etat et Placoplatre en 2015.Dès samedi, nous serons présents sur le terrain, pour diffuser un tract, à la rencontre des citoyens du bassin de vie.

Collectif Fort de Vaujours Pascal Barras, Association Courtry Citoyenne  // Jean-Marie Baty, Président du MNLE 93 // Bernard Bruneau, Président de France Nature Environnement Seine-et-Marne // François Cochain, Vice-Président du MNLE 93 // Dominique Dellac, Conseillère départementale de Seine-Saint-Denis // Grégory Jurado, Conseiller municipal de Courtry // Pierre Laporte, Vice-Président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis // Mireille Lopez, Présidente de l’ADENCA // Angélique Planet-Ledieu, conseillère municipale de Montfermeil // Francis Redon, Président de France Nature Environnement Seine-Saint-Denis

 

Terminus, tout le monde descend !

Après les annonces du Premier ministre d’hier concernant le Grand Paris Express, seuls les sites olympiques seront desservis d’ici 2024. Les autres attendront, alors que le financement du Grand Paris Express ne vient pas des caisses de l’Etat : il émane d’un emprunt à long terme qui sera remboursé par les entreprises et les habitants d’Ile-de-France.

La ligne 16 ira bien à Clichy-Montfermeil (pour honorer la parole présidentielle faite à Clichy en novembre). Là où le bât blesse, c’est que nous ne serons pas reliés à Chelles, Marne-La-Vallée, et l’ouest parisien avant… 2030. Ainsi, au lieu des 6 mn prévues pour relier l’université, nos jeunes étudiants continueront donc d’emprunter (a minima) 2 bus et continueront de subir en moyenne une heure de transport. Pas franchement ce qu’on est en droit d’attendre du XXIème siècle. Elle est où, la modernité ???

En colère ? Oui ! Pour notre territoire particulièrement enclavé, le transport est un moyen de réduire les inégalités territoriales, de soutenir le développement local et d’offrir aux habitants la mobilité dont ils ont besoin. Je vous appelle à signer la pétition des conseillers municipaux Front de Gauche de Montfermeil adressée à la Ministre des transports pour la réalisation de la ligne 16 dans son intégralité.

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Au conseil départemental : séance du jeudi 15 février

Hier matin, nous avons adopté à un vœu concernant la réforme territoriale du Grand Paris. Nos priorités ? La défense et la continuité des services publics pour tous les habitants ; la réduction des inégalités territoriales dont souffre en particulier notre département, alors que le Gouvernement veut supprimer les départements de petite couronne,  faisant fi du suffrage universel. Ce projet, nuisible pour les habitants, remettra en cause les services publics obligatoires et volontaristes développés par le Département, afin de garantir des réponses adaptées aux besoins des habitants.

C’est pourquoi notre groupe a proposé et obtenu le lancement d’une Mission concernant l’avenir des services publics départementaux. Ce dispositif permettra d’auditionner des experts, des syndicats, des responsables de service afin d’émettre des préconisations. Je me réjouis de participer à cette mission, présidée par Bélaïde Bedreddine, président de notre groupe, et qui sera composée de représentants de chaque groupe politique siégeant au Conseil départemental.

Nous avons également adopté la Convention globale Paris-Seine-Saint-Denis.  Pour notre Département et la Ville de Paris, il s’agit d’agir à la bonne échelle et au juste niveau de nos compétences respectives pour renforcer les politiques publiques au service des habitants, de l’équipement et du rayonnement de nos territoires. L’action sociale, le cadre de vie et la transition écologique, l’éducation, la culture et le sport feront l’objet de coopérations à travers une série de mesures concrètes.

Pierre Laporte a ensuite présenté la stratégie qui découle du rapport « La Seine-Saint-Denis, un Département engagé pour la fin du sida en 2030 ». Renforcement du dépistage, développement de la prévention, lutte contre les discriminations… Autant d’actions qui seront mises en œuvre en coopération avec les associations, les villes et l’ensemble des acteurs concernés.

Enfin, le programme d’accès à l’emploi titulaire des agents contractuels a été l’occasion pour notre groupe de rappeler que les 6 M € inscrits à notre demande au budget du personnel doivent servir  à pourvoir les postes vacants, non remplacés, qui font cruellement défaut au bon fonctionnement de nos services publics.

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