Charonne, 8 février 1962 : pour la paix et la liberté en Algérie

Neuf morts au métro Charonne le 8 février 1962 et des centaines de blessés, alors que la manifestation pacifique contre la guerre d’Algérie se dispersait : Jean-Pierre Bernard, 30 ans ; Fanny Dewerpe, 31 ans ; Daniel Féry, 16 ans ; Anne-Claude Godeau, 24 ans ; Édouard Lemarchand, 41 ans ; Suzanne Martorell, 36 ans ; Hippolyte Pina, 58 ans ; Raymond Wintgens, 44 ans ainsi que Maurice Pochard, 48 ans, décédé à l’hôpital des suites de ses blessures.

Un crime d’Etat prémédité et resté impuni, pour lequel nous réclamons justice et vérité. Un massacre organisé par Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, également responsable du massacre des algériens du 17 octobre 1961 et zélé organisateur de la déportation de 1690 juifs en 1942, pour lequel il fut jugé pour crimes contre l’humanité en …1997.

Les manifestants s’étaient réunis pour condamner les 10 attentats de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète, bras armé de l’Algérie française) commis la veille à Paris et qui visaient des hommes politiques, des intellectuels, des journalistes. Cinq jours plus tard ils étaient près d’un million à défiler pour les obsèques des victimes de la violente répression policière.

Fanny Dewerpe repose au cimetière de la rue des moulins et nous lui rendrons hommage samedi 10 février à 11 h 30. N’oublions jamais.

Dewerpe 2018 invitation Recto

Mercredi 7 février : journée sans Département

Je participerai demain, mercredi 7 février, aux côtés des usagers, agents et élus du Conseil départemental, à la « Journée saarton24213ns département », appelée par les présidents des sept départements d’Île-de-France, pour marquer notre opposition aux projets de réforme territoriale technocratiques et autoritaires d’Emmanuel Macron et engager la résistance face à celle-ci.

Malgré le flou entretenu et l’absence de concertation sérieuse, toutes les informations sur les plans du gouvernement pointent vers une suppression des départements de la petite couronne parisienne : Val-de-Marne, Hauts-de-Seine et Seine-Saint-Denis. Sous le prétexte habituel de simplification et de modernisation, se cache en réalité une attaque contre les services publics, bien commun de tous les Français et une remise en cause de la démocratie de proximité.

Car la réforme envisagée par Emmanuel Macron va dans le même sens que l’ensemble des mesures adoptées au forceps depuis son entrée en fonctions : celui de la casse du modèle social français et des solidarités nationales au profit exclusif des grandes fortunes.

Comme le rappelle le communiqué du groupe Communistes, Citoyen, Front de gauche
Pour une transformation sociale et écologique « À ceux qui ne voient dans le Conseil départemental qu’un échelon administratif, nous rappelons que le département ce sont 55 crèches et la protection de l’enfance, le versement du RSA, de la PCH, de l’APA et l’accompagnement social, les dispositifs d’insertion vers l’emploi, le soutien à la réussite scolaire par le biais de la construction des collèges, le soutien aux associations sportives, culturelles … ».

Si le département de la Seine-Saint-Denis était supprimé, que deviendraient ces dispositifs qui bénéficient à l’ensemble des habitants, a fortiori aux moins fortunés ? Les compétences non-obligatoires, c’est-à-dire celles que le Département assume de manière volontariste, au-delà de ses obligations légales, seront-elles maintenues ? Et que dire des compétences obligatoires : seront-elles maintenues comme un service public, ou en profitera-t-on pour les affaiblir et les privatiser ? La tendance politique actuelle ne laisse malheureusement guère de place au doute.

De même, une suppression du Département de la Seine-Saint-Denis mettrait en péril un grand nombre des associations qui font vivre notre territoire par l’engagement de sa population, et qui pourraient se retrouver privées des aides financières qui leur sont indispensables pour pouvoir mener au quotidien leur activité ?

Dans le contexte social actuel, qui voit grandir les besoins des Séquano-dionysiens et Séquano-dionysiennes, pense-t-on réellement qu’il soit utile et efficace de mettre en place une réorganisation hasardeuse, qui déstabilisera l’ensemble des services pendant plusieurs années ?

Parmi les premiers menacés se trouvent également les milliers d’agents du Conseil départemental, la réforme proposée menant inévitablement à des diminutions d ‘effectifs et dégradant tant les conditions de travail des personnels que la qualité du service rendu aux usagers. Une dégradation qui est déjà en cours du fait des coupes sombres opérées dans les dotations de l’État aux collectivités territoriales. C’est pourquoi les organisations syndicales ont appelé les agents à participer – sous différentes modalités – à la « journée sans département ».

Pour un service public de qualité, pour une démocratie de proximité, la Seine-Saint-Denis, nous y tenons !

Les voeux de Seine-Saint-Denis Tourisme

Bien joli moment au Mob hôtel de Saint-Ouen, un hôtel de nouvelle génération – utopique, bio, culturel – à proximité des Puces, à l’occasion des voeux du Comité Départemental du Tourisme que j’ai le plaisir et l’honneur de présider :  « Nous avons le sentiment d’avoir en partage le goût de la recherche d’un tourisme d’aujourd’hui : un tourisme au diapason des nouvelles attentes des voyageurs, un tourisme de la rencontre avec les habitants, un tourisme qui se trouve bien dans les quartiers populaires. » L’occasion de rencontrer de très nombreux partenaires institutionnels et associatifs avec lesquels la belle équipe du CDT contribue à inventer, à coopérer et à travailler au développement de notre territoire et de son image.

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Histoire des femmes résistantes au fort de Romainville

J’ai le grand plaisir de vous inviter à la conférence de Thomas Fontaine, historien et directeur du Musée de la Résistance nationale, sur la place des femmes dans la Résistance et au Fort de Romainville, lieu d’internement de 7 000 résistantes et résistants – des femmes pour moitié, communistes pour beaucoup. C’est de là qu’elles partirent vers Auschwitz, Ravensbrück…
Notre département garde les traces de ce passé historique : l’internement et la déportation pendant l’Occupation, corollaires de la persécution et de la répression. Le camp de Drancy et le mémorial de la Shoah ; la gare de déportation de Bobigny de même que le quai aux bestiaux de la gare de Pantin, en cours d’aménagement, portent cette histoire et s’inscrivent dans des parcours de mémoire.
Nous devons non seulement conserver cette mémoire mais transmettre cette histoire et en partager les valeurs. Le Fort de Romainville, qui témoigne de la résistance des femmes, a vocation à devenir ce lieu de mémoire indispensable, souhaité par de nombreuses associations. A cet égard, le lauréat de l’appel à projets « Inventons la métropole du Grand Paris » qui porte sur la réhabilitation du fort, entend préserver sa dimension patrimoniale et mémorielle et y installer un musée…0001