Journée noire pour les transports en Ile-de-France

Aujourd’hui, grève massive des agents.es sur tout le réseau RATP, bus et métro ainsi que sur certaines lignes du RER.

Ce mouvement social, à l’appel des principaux syndicats et très largement suivi, porte deux revendications : une augmentation salariale de 3% nette sur les 3 prochaines années pour l’ensemble des métiers de la RATP et le refus de l’ouverture à la concurrence des transports en commun annoncée par Valérie Pécresse, présidente d’IDF Mobilités, à l’horizon 2025.

Hier, en séance du Conseil départemental, notre groupe a présenté un vœu, adopté par la majorité, pour l’abandon de ce projet contre les intérêts des usagers.es et à l’opposé de ce que commande l’urgence sanitaire et climatique.

Nous exigeons un retour à 100% de l’offre de transport public en Île-de-France, qui s’est encore dégradée suite à la baisse de la fréquence de certaines lignes, et des mesures de dédommagement pour tous.tes les franciliens.nes subissant ces réductions au quotidien, au détriment de leur qualité de vie et de leur santé.

Car qui prend les usagers.es en otage, sinon la direction de la RATP et d’IDF Mobilités, qui réalisent des économies sur le dos des usagers.es et des salariés.es ?

Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage.

Pour retrouver le vœu du groupe Communiste, Insoumis et Citoyen, c’est ici : https://seinestdenis.fr/non-a-la-privatisation-de-la-ratp/?utm_campaign=shareaholic&utm_medium=facebook&utm_source=socialnetwork&fbclid=IwAR18T3IhOK4aKd-hzRsGCI13lpl9FI7QlYBgi2eRRx7ejSG1v8gGuLZzWX8

Séance du 16 décembre : budget voté !

Le vote du budget 2022 était à l’ordre du jour de la dernière séance 2021 de l’Assemblée départementale. Un budget de 1,891 milliards d’euros, dont 408 M € d’investissements, au service des habitant.e.s de notre département et des politiques publiques indispensables pour que la solidarité, la justice sociale et l’égalité ne soient pas de vains mots.

En dépit de la respiration financière que permet la reprise d’une partie du financement du RSA par l’Etat, notre groupe a souligné la nécessité de valoriser le travail social en raison de l’aggravation de la crise économique et de l’inflation car la « reprise » économique ne suffit pas à en atténuer les effets. Nous avons également obtenu des études indispensables en matière de santé et d’éducation pour renforcer nos politiques publiques : l’une pour créer une mutuelle départementale afin d’assurer  la meilleure protection sociale à toutes et tous et l’autre pour évaluer l’acquisition d’un équipement informatique pour chaque élève entrant en 6e afin de réduire la fracture numérique.

Plusieurs rapports obligatoires ont précédé la discussion budgétaire : sur l’égalité femmes-hommes comme sur le développement durable et l’écologie urbaine, mes collègues Pascale Labbé et Belaïde Bedreddine ont présenté les avancées relatives à leurs délégations. Leur ligne de conduite est celle d’une politique toujours novatrice et déterminée. Un travail remarquable et remarqué ! Nous sommes ainsi le seul département de France doublement labellisé en faveur de l’égalité professionnelle et le plus avancé pour une stratégie bas carbone, et avec le plan éco-collège.

Ouvrons nos archives pour faire œuvre de vérité et de justice !

La Ministre de la culture a annoncé vendredi dernier qu’elle ouvrait de manière anticipée les archives judiciaires relatives à la guerre d’Algérie. C’est une belle avancée qui permet aux historien-nes de pouvoir mieux traiter cette période en leur ouvrant l’accès à de nombreux documents. Elle constitue une étape pour le devoir de mémoire également, en permettant de regarder l’histoire en face, surtout quand on sait le poids de la répression souvent aveugle contre les Algérien-nes et celle qui visait les militant-es français qui les soutenaient. Je pense particulièrement aux archives entourant le crime d’État du 17 octobre 1961 que notre Département a commémoré récemment.

Gageons que les conditions matérielles seront réunies pour consulter ces archives, notamment celles relevant de la justice militaire, basées dans l’Indre.

 Cette position doit marquer un tournant d’autant que la Ministre de la culture a réaffirmé qu’elle était la Ministre des archives. C’est une excellente nouvelle car depuis 2008, des restrictions dans la communication des archives étaient devenues la norme dont la dernière en date, glissée dans la loi antiterroriste votée en juillet 2021.

 Laissons la liberté académique aux chercheur-ses dans leurs travaux pour enfin étudier sereinement toutes les pages de l’histoire de France. La Seine-Saint-Denis prendra sa part puisqu’en 2022, elle animera tout au long de l’année des initiatives commémorant l’indépendance de l’Algérie de manière lucide, apaisée et tournée vers la ré(conciliation) des peuples.