Micro- Folie, à la folie !

Après une première installation à Sevran en 2017, une neuvième Micro-Folie a ouvert ses portes numériques en Seine-Saint-Denis. C’est aussi la première à ouvrir dans les espaces partagés d’un collège, le collège Anatole-France des Pavillons-sous-Bois, ouverts au public au-delà du temps scolaire, en soirée, les mercredis et samedis.

Déléguée à l’éducation artistique et culturelle, je me réjouis d’accueillir ce projet dans un collège, favorisant l’accès aux œuvres et à la pratique artistique pour les collégiens.nes mais aussi pour les habitants.es du territoire.

Mais une Micro-folie, c’est quoi au juste ? Les moyens numériques les plus performants mis à disposition de toutes et tous pour découvrir les collections des plus grands musées, comme le musée du Louvre, le musée Picasso ou le musée d’Orsay, accompagnés d’une programmation culturelle, d’ateliers, de spectacles, de conférences… Mais aussi un Fab’lab, pour concevoir des objets biens réels à partir d’une imprimant 3D ou encore un robot humanoïde qui, le soir de l’inauguration, lisait des histoires à des enfants ébahis.

Comme le confiait Linda, une mère de famille au Parisien : « C’est très intéressant, il y en a vraiment pour tous les âges. On est à la recherche de culture à proximité, sinon on est souvent obligés d’aller à Paris. Cet endroit va profiter à des personnes qui en sont éloignées. »

D’ici la fin de l’année, deux nouvelles micro-folies ouvriront, l’une dans un collège et l’autre dans un parc départemental, répondant à notre ambition de faire de la culture un outil d’éducation populaire au service de toutes et tous !

22 avril, journée de la Terre : il est grand temps d’agir

La semaine dernière, c’était la journée de la Terre… L’occasion de revenir sur la récente publication du second rapport du GIEC. (1)

Ce rapport porte sur les impacts, l’adaptation et la vulnérabilité des sociétés humaines et des écosystèmes aux changements climatiques, en soulignant l’importance de la justice sociale dans la nécessité d’adaptation de nos systèmes aux changements climatiques.

Les effets néfastes du réchauffement climatique sur les écosystèmes ont déjà des conséquences irréversibles sur les systèmes naturel et humain : « les conséquences sont multiples, menaçant nos ressources en eau potable, la production alimentaire (agriculture, élevage et pêche), le bien-être physique et mental des populations (développement de maladies, malnutrition, déplacements de populations, etc.) ainsi que la résilience des villes, des bâtiments et des infrastructures ».

Le GIEC estime que 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent dans un contexte de forte vulnérabilité au changement climatique, soit quasiment la moitié de l’humanité. Entre 2010 et 2020, la mortalité humaine due aux inondations, aux sécheresses et aux tempêtes a été 15 fois plus élevée dans les régions très vulnérables que dans les régions très peu vulnérables.

Le rapport souligne également le danger des mesures à court terme pour faire face à ces phénomènes, qui ne permettent pas la construction de sociétés résilientes. Le besoin est à la mise en place de solutions globales pour lutter efficacement contre les inégalités sociales, qui sont un premier levier de lutte contre le dérèglement climatique. Cette adaptation urgente et nécessaire de nos sociétés ne peut se faire sans engagement fort des cadres institutionnels et politiques, et sans la mobilisation de ressources financières adéquates.

L’enjeu est inédit car si les effets du changement climatique sont irréversibles, il reste encore un levier d’action pour que notre planète reste habitable.

Nous ne pouvons que regretter que cette problématique majeure de notre siècle, qui nous concerne toutes et tous, ait tenu une place si minime dans la campagne présidentielle qui vient de s’achever, au profit d’une surreprésentation des thèses nauséabondes et stériles d’extrême droite.

(1) groupe indépendant d’experts.es intergouvernementaux sur l’évolution du climat, ayant vocation à fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques des changements climatiques afin d’aiguiller les politiques publiques des Etats.

« A la limite de l’insupportable »…

Le Parisien du 21 avril semble s’émouvoir de l’ambiguïté du maire de Montfermeil concernant son appel plus ou moins déclaré à voter pour la candidate de l’extrême droite au 2ème tour de l’élection présidentielle. « A la limite de l’insupportable » titre le journal, reprenant une phrase d’un « élu de droite du département » qui reste anonyme. Une prise de position qui ferait « tousser » plusieurs maires de droite de Grand Paris-Grand Est qui l’ont pourtant élu à la présidence du territoire. Aujourd’hui, certains font la fine bouche. Pourtant les positions extrémistes du maire de Montfermeil sont connues depuis longtemps et ne devraient surprendre personne. 

Pour rappel : Xavier Lemoine s’est manifesté dans le journal Valeurs actuelles du 17 septembre 2021 comme partisan d’un rassemblement autour d’Eric Zemmour pour l’élection présidentielle alors même que celui-ci ne s’était pas encore déclaré candidat. Il s’était déjà illustré pour sa proximité avec Marine Le Pen lors d’un colloque sur « l’ensauvagement » supposé des banlieues tenu à l’Assemblée Nationale le 1er décembre 2018. Et la liste est longue…

Cela n’avait pas empêché les maires et les partis de droite de le soutenir à l’élection départementale de juin 2021 sur le canton de Tremblay, Montfermeil, Coubron, Vaujours, où il a été battu.

Aujourd’hui la honte s’abat sur eux, juste retour de manivelle.

Pour ma part, dimanche, j’utiliserai le seul bulletin de vote permettant de faire barrage à l’extrême droite raciste et xénophobe, car le danger n’a jamais été aussi grand de voir le national libéralisme présider la France.

Dominique Dellac, vice-présidente du Département