Soutien aux collèges et bilan du Bel Eté Solidaire en séance du Conseil départemental

Jeudi dernier, nous avons voté la subvention départementale aux collèges publics de Seine-Saint-Denis, d’un montant de plus de 14 millions d’euros.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Cette année, dans le contexte de la crise sanitaire, les collèges publics ne se verront pas opérer de réfaction (récupération d’une partie des fonds non consommés de l’année précédente), ce qui revient à majorer de près de 450 000 € la dotation des collèges, afin de leur permettre d’aborder de la façon la plus sereine possible cette année pleine d’incertitudes et de faire face plus facilement aux mesures qui pourraient être décidées par le gouvernement (aménagement des salles et des équipements, par exemple).

L’éloignement d’avec l’école pour l’ensemble des élèves, voire une véritable rupture pour certains, est une autre conséquence de la crise et de la phase de confinement. Éloignement ou rupture dans l’enseignement, mais également pour les activités extra- ou périscolaires. C’est pourquoi le Département a décidé de consacrer 1 million d’euros au soutien des acteurs de l’art et de la culture actifs dans les collèges, notamment via le dispositif « Culture et art au collège ».

L’accès à la culture mais aussi aux loisirs, ne s’arrête bien sûr pas aux portes de l’école. La période des vacances estivales aura été à cet égard particulièrement compliquée pour celles et ceux, bien trop nombreux, qui n’ont pas pu partir. Cet été aurait pu ressembler à un confinement hors les murs. Mais l’engagement fort de notre collectivité avec Le Bel été solidaire a permis à de nombreux habitants de se construire ces petits bonheurs fugaces qui font les beaux souvenirs de vacances.

C’est pourquoi je me réjouis particulièrement du départ de 513 enfants et jeunes de familles modestes, qui dans leur grande majorité, n’étaient jamais partis en vacances. Cela grâce à la grande réactivité des services départementaux et de nos partenaires, dont l’UCPA et la Ligue de l’Enseignement, en coopération avec les services de l’État.

Mis en œuvre par les services départementaux dans des délais extrêmement courts, le Bel été solidaire a exigé beaucoup des agent.e.s. Mais aussi des nombreux partenaires associatifs, sportifs, culturels, sociaux qui ont su réagir avec créativité et générosité à notre proposition. C’est la démonstration du poids, de l’utilité et de la responsabilité du service public, tout entier tourné vers les besoins des habitants, dans tous les domaines.

C’est pourquoi, dans mon intervention, j’ai tenu à remercier les services départementaux et notamment la Direction de la nature, des paysages et de la biodiversité, la Direction de la culture, du patrimoine, du sport et des loisirs ainsi que Seine-Saint-Denis Tourisme, dont j’ai l’honneur d’être la présidente, pour leur action.

Quel avenir pour l’hôpital de Montfermeil ?

Alors que la pandémie repart à un niveau inquiétant dans notre département, qu’en est-il de la situation de l’hôpital de Montfermeil et de ses équipes qui ont déjà tant donné pour la qualité du service public hospitalier ? A quel prix l’hôpital sera-t-il reconstruit ? Retour sur l’inquiétant rapport de la Chambre régionale des comptes et sur mon intervention au Conseil de surveillance de l’hôpital en juin dernier ; sur la mobilisation des soignants de l’hôpital face au Ségur de la santé et sur l’hommage émouvant rendu à Elena Mamelli, directrice des soins infirmiers décédée de la Covid-19.

Acteurs du tourisme face à la crise sanitaire

J’ai eu le plaisir d’ouvrir hier les travaux de l‘assemblée générale annuelle de Seine-Saint-Denis Tourisme, qui s’est tenue à la Marbrerie, à Montreuil, une nouvelle scène musicale ouverte il y a deux ans. Au préalable, deux tables rondes, la première centrée sur le tourisme d’affaire et l’événementiel et l’autre sur le tourisme culturel et d’agrément ont permis d’établir un diagnostic de la situation sur notre territoire et au-delà, associant experts et professionnels du tourisme et des loisirs : acteurs économiques et culturels, start-ups, univers du spectacle et de la culture, du patrimoine, des visites guidées, des loisirs et de la fête ont témoigné, partagé leurs inquiétudes et leurs expériences pour survivre, se réinventer, rebondir.

Avec Stéphane Troussel, Nadège Grosbois et Olivier Meier, directeur de Seine-Saint-Denis Tourisme

L’alarme est sérieuse. Et dans son sillage, des milliers d’emplois cassés, des centaines de projets abandonnés, des savoir-faire abimés, et finalement toute la fonction sociale, éducative, informative, civique du tourisme secouée. Un constat unanime se dégage de l’ensemble des interventions : de graves difficultés, de profondes incertitudes quant au présent et à l’avenir, mais beaucoup de créativité, d’innovation et d’agilité pour répondre à ces défis. Le secteur du tourisme est gravement sinistré, Profondément et durablement. Tous les acteurs de cet écosystème hautement interdépendant sont touchés, de multiples manières. Ils savent pouvoir compter sur Seine-Saint-Denis Tourisme à leurs côtés.

Comme présidente d’un organisme public de tourisme qui exerce son action au cœur de ce territoire durement meurtri, je mesure le poids, l’utilité et la responsabilité du service public en toutes circonstances et dans ces moments si particuliers.

Illégal, inhumain et discriminatoire

Mme X habite Montfermeil. 

Mère célibataire sans emploi, elle a commencé une formation diplômante ce lundi 21 septembre afin d’obtenir le titre professionnel d’assistante de vie aux familles (ADVF). Un métier dont notre société a de plus en plus besoin et qui lui permettrait de subvenir à ses besoins et à ceux de ses deux enfants.

Mardi 22 septembre, elle n’a pu se rendre sur son lieu de formation, faute de mode de garde pour sa fille aînée. Celle-ci aura trois ans en novembre et aurait donc dû faire sa rentrée à l’école maternelle début septembre, comme tous les enfants de son âge ont le droit de le faire en France.

Mais depuis mars, Mme X essaie sans succès d’inscrire son enfant à l’école et n’obtient aucune réponse de la mairie. Son accès à ce droit fondamental à l’éducation est rendu impossible par l’action délibérée du maire de Montfermeilqui refuse l’inscription de la petite fille dans les écoles de la commune. En effet, le maire exige, entre autres documents, la présentation d’un « permis de location » qu’il a lui-même instauré, avant de procéder à l’examen des demandes d’inscriptions à l’école.

Sous ce prétexte se cache une politique à la fois illégale, inhumaine et discriminatoireIllégale, car comme le précise la loi, « Il peut être justifié du domicile par tous moyens, y compris une attestation sur l’honneur. Le maire peut faire procéder à la vérification de la domiciliation sur le territoire de la commune. Cette vérification ne peut faire obstacle à l’inscription de l’enfant sur la liste scolaire » (Article D131-3-1du Code de l’éducation).

Inhumaine, car du fait de la non-réponse de la Ville, Mme X ne dispose d’aucune solution de garde, ce qui l’empêche de suivre sa formation d’où elle risque d’être radiée et hypothèque donc gravement l’avenir de sa famille.

Discriminatoire enfin, car ces pratiques ciblent depuis des années de façon systématique des familles montfermeilloises, mal-logées ou hébergées, créant ainsi une inégalité des droits totalement anormale. Car même mal-logés, les enfants de Montfermeil ne sauraient être soumis à une double peine et privés de leur droit à l’éducation.

J’ai saisi l’Inspection de l’Education nationale et les services préfectoraux pour que cette enfant – et d’autres – puisse entrer à l’école dans les meilleurs délais ainsi que la circonscription de service social départemental et l’ASTI afin qu’une solution de garde immédiate permette à sa maman de suivre cette formation diplômante. 

Ma permanence en mairie, lundi 14 septembre 19 h – 20 h

Mes permanences en mairie de Montfermeil reprennent, le 2 ème lundi de chaque mois, de 19 h à 20 h, après plusieurs mois d’arrêt consécutifs à la crise sanitaire et à la période estivale. Pour échanger sur les questions qui vous intéressent, me faire part de vos problèmes, rechercher des solutions.