Insertion, environnement, handicap et logement… Retour sur la séance du Conseil départemental.

Ce matin, en séance, j’ai voté pour une nouvelle convention en faveur de l’insertion Capture d_écran 2017-03-23 à 21.18.44entre le Département et l’État. Elle va permettre au Département de disposer de moyens supplémentaires pour accompagner sa politique d’insertion en direction des allocataires du RSA. La Seine-Saint-Denis, particulièrement dynamique en terme de création d’entreprises et de pôles d’activités économiques, est aussi le deuxième Département le plus impacté par le versement de l’allocation du RSA. Des atouts à mettre en synergie dans l’intérêt de l’insertion des allocataires.

Ce qui ne remet pas en cause la bataille des élus Front de Gauche pour une juste compensation du RSA par l’Etat et la renationalisation de cette allocation de solidarité.

Dans la continuité de notre engagement en faveur de l’environnement, le Département s’est engagé dans l’obtention du label « Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte« . Un pas de plus en faveur de la nécessaire transition écologique.

Le  Pôle Sport et Handicap au stade départemental de le Motte à Bobigny – d’envergure métropolitaine, nationale voire internationale – est en bonne voie : nous avons adopté les statuts de l’association de préfiguration ce matin.  Il faut changer le regard de la société sur le handicap et développer l’accès des personnes en situation de handicap aux activités sportives.  

Enfin, j’ai été nommée suppléante de ma collègue Frédérique Denis pour représenter le Département au sein de la Conférence intercommunale du logement pour le territoire Grand Paris-Grand Est dont Montfermeil, Coubron et Vaujours font parti. L’occasion de rappeler, entre autres, les valeurs de mixité sociale à l’échelle de ce territoire où les disparités en matière de logement social sont importantes. Un sujet passionnant !

 

 

Les agents de service des collèges (ATTEE) en grève aujourd’hui et demain

Agents de service, équipes éducatives et parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme sur les conditions d’hygiène et de sécurité dans les collèges depuis plusieurs mois : restrictions médicales, maladies professionnelles, pénibilité du travail, problèmes de santé chroniques… engendrent dans les faits un manque de personnel au quotidien. De plus en plus souvent, seules les tâches prioritaires sont effectuées au détriment de la qualité générale du cadre de travail de tous.

Aujourd’hui et demain, ces personnels techniques sont en grève. Ils étaient rassemblés ce matin devant l’Hôtel du département pour rappeler leurs conditions de travail, les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs missions et en appeler au Département, leur employeur. Pierre Laporte et moi-même sommes allés leur apporter notre soutien. J’y ai retrouvé des agents du collège Jean-Jaurès de Montfermeil. Personnels et parents d’élèves connaissent mon engagement et l’attention que je porte à ce dossier.

Pour mémoire, à l’issue de la dernière séance du Conseil départemental, en février, notre groupe a écrit au Président et aux Vice-présidents respectivement en charge de l’Éducation et des Ressources humaines, pour qu’une concertation et des groupes de travail avec les organisations syndicales soient mis en place afin de remédier de manière durable à cette situation très dégradée.

Une première réunion de travail avec les Vice-présidents et avec l’administration départementale s’est déroulée jeudi dernier, le 16 mars. Nous partageons le constat des difficultés que connaissent ces agents et l’importance de leur présence effective, indispensable à la bonne marche des établissements. De notre point de vue, des points d’amélioration doivent encore être apportés. L’accent doit être mis sur les remplacements, la formation et les propositions de reclassement de ces agents qui ne voient plus de perspectives positives dans leurs carrières alors qu’ils sont en âge de travailler et en ont la volonté.

Ce qui ressort des échanges que nous avons eu avec ces professionnels ce matin, c’est la perte de sens dans le travail et l’impression de passer du qualitatif au quantitatif, avec des objectifs-cibles visant le rendement et qui ne sont pas adaptés à la diversité des situations de ces agents en souffrance et à la réalité de leur travail. Pour le bien de tous et un service public de qualité, sachons écouter les premiers intéressés.

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Fin de la guerre d’Algérie : 55 ans après, un devoir de mémoire et un moment de partage indispensable.

Ce dimanche matin,  nous avons commémoré  la fin de la guerre d’Algérie. Signés le 18 mars 1962, les accords d’Evian mettaient fin à 8 années d’une guerre sanglante et d’une terrible tragédie des 2 côtés de la Méditerranée. L’Etat français aura mis plus de 40 ans à reconnaître et à appeler par son nom ce terrible moment de notre Histoire, la guerre d’Algérie. La lutte d’un peuple pour son indépendance et son droit à l’autodétermination après 130 ans de colonisation.

J’étais donc particulièrement émue de me retrouver  au côté des anciens combattants de la FNACA et d’Alain Rullier, conseiller municipal et organisateur de cette commémoration, avec les élus Front de Gauche du conseil municipal – Olivier D’Henry, Angélique Planet-Ledieu et Christian Brickx – ; Mouloud Medjaldi, conseiller municipal représentant les écologistes et Farid Kachour, représentant l’ACMM. Un moment de mémoire et de partage indispensable.Commémo 19_03_17_03

Parc de la Poudrerie : il y a de quoi s’inquiéter !

Je partage pleinement ce commentaire de mon collègue Pierre Laporte au sujet de la signature de la convention du Parc de la Poudrerie :

« Ce vendredi 17 mars au matin avait lieu la signature de la convention Etat-Région-Départements du 93 et les 4 villes de Livry-Gargan, Sevran, Vaujours et Villepinte, pour la gestion du parc de la Poudrerie.

Si le parc est encore ouvert en cette année 2017, c’est sur la base de cette convention mais dans 9 mois la question de la sauvegarde du parc sera à nouveau posée car la-dite convention n’est valable qu’un an.

Le Maire de Sevran intervenait pour les 4 maires. Il a tenu un discours qui n’apportait pas grand chose à l’exception du rappel que l’effort des communes à hauteur de 20% des dépenses d’investissement ne serait pas reconduit dans les années à venir.

Le président du Conseil Départemental a rappelé l’engagement constant du Département en faveur du parc.

Valérie Pécresse souligne de son coté l’ambition de la Région pour les espaces verts et le patrimoine industriel.

Elle va faire « beaucoup pour ce parc ». Puis elle termine son intervention sur le fait que les 900000 € consacrés pour la gestion, actuellement, sont peut-être une somme trop élevée. Il faudrait regarder à baisser les coûts …

Ce qu’elle oublie de dire, c’est que lorsque le Département l’invite à une réunion de travail  durant laquelle les coûts des opérations d’entretien et de gardiennage sont présentés en toute transparence, la Région n’est pas présente.

Entre les envolées lyriques et les promesses, on peut s’attendre à un atterrissage rude ou la Région ne donnera pas grand chose, voire rien du tout.

Comme elle l’a fait pour les associations écologiques ou les AMAP d’Ile-de-France pour qui les subventions ont été coupées.

Enfin, le préfet au nom de l’Etat rappelle que l’effort que celui a réalisé ne serait pas reconductible et conclut que si les collectivités ne se mettent pas d’accord, le parc serat mis en vente en 2018 pour une valeur de 12 millions d’Euros.

Enfin soulignons que pour le moment les associations n’ont aucune place dans l’élaboration des projets du parc, le département doit leur donner cette possibilité.

Plus que jamais il nous faut rester mobilisés. »

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