La justice retoque l’instrumentalisation de la laïcité par Valérie Pécresse

C’est une victoire pour la laïcité : le tribunal administratif de Paris a donné raison mardi dernier au groupe Front de Gauche du Conseil régional d’Île-de-France, qui demandait l’annulation de la « Charte de la laïcité », élaborée par Valérie Pécresse.

Cette charte, dont la signature était imposée à toutes les associations sollicitant des subventions régionales, dénaturait la loi de 1905, dans le but démagogique de stigmatiser certains croyants.

Une décision de justice importante, à l’heure où le gouvernement parle de modifier la loi de 1905 !

Retrouvez le communiqué du groupe Front de Gauche :

FdG IDF cp charte laïcité

Expulsion à bas bruit

J’apprends aujourd’hui qu’un lycéen du lycée Alfred Nobel de Clichy-sous-Bois en classe terminale scientifique est menacé d’expulsion et je vous invite à signer cette pétition.

« Le jeune majeur isolé, Hervé, scolarisé en classe de TS au lycée Alfred Nobel, en France depuis 3 ans a fait l’objet mercredi 14 novembre au soir d’un contrôle de police à Paris. Il a été ensuite placé au CRA de Joinville (Paris 12e) par le préfet de Police de Paris sur la base d’une OQTF qui fait l’objet d’un appel du recours.

Hervé, de nationalité ivoirienne, est âgé de 19 ans et demi. Orphelin de père et de mère il est arrivé seul en France en septembre 2015. Il est scolarisé depuis 2015 en section générale (scientifique). Il poursuit une scolarité qui lui permettra sûrement d’obtenir son bac en juin prochain. Il a fait des demandes de titre de séjour. En novembre il a obtenu un rendez-vous à la préfecture du Raincy où il lui a été signifié une ordonnance de reconduite à la frontière en date du 15 décembre 2017. Il a fait appel de cette décision auprès du Tribunal Administratif de Montreuil. Sa demande d’annulation a été rejetée en délibéré après l’audience du 17 avril 2018. Il a fait appel du recours auprès de la Cour Administrative d’Appel de Versailles. Pour le moment ce recours n’a pas été examiné.

Hervé passera devant le Juge des libertés et des détentions au Tribunal de Grande Instance de Paris (Porte de Clichy) ce vendredi 16 novembre à 9h.

Nous, enseignants et personnels du lycée Alfred Nobel de Clichy-sous-Bois, demandons l’annulation de l’expulsion d’Hervé et qu’il lui soit délivré dans les plus brefs délais un titre de séjour.« 

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Sauver l’hôpital public, il y a urgence !

Lundi dernier, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019 (PLFSS). Un vote qui intervient peu de temps après l’annonce par Emmanuel Macron lui-même du plan « Ma Santé 2022 », dessinant les contours de son projet pour la santé en France, proclamant son « ambition (…) que notre système de santé soit le pilier de l’État providence du XXIe siècle ».

Néanmoins, comme souvent avec le Président de la République, la réalité des décisions prises contredit les paroles. Ainsi, loin de contribuer à l’amélioration du système de santé, le PLFSS 2019 poursuit la logique aveugle et sourde de demander toujours plus « d’économies » aux hôpitaux publics : après 960 millions en 2018, ce sont 650 millions supplémentaires qui sont exigés pour 2019. Où va l’hôpital ?

Comme le souligne la Conférence nationale des présidents de commissions médicales d’établissements des centres hospitaliers, « la recherche constante de mesures d’économie devient, par leur accumulation, insoutenable », dénonçant celle-ci comme « très souvent déconnectée de la réalité des besoins et des besoins de santé de territoires déjà insuffisamment couverts ».

La réduction des moyens de l’hôpital public, alors même que les besoins augmentent naturellement du fait du vieillissement de la population, met gravement en péril l’offre et l’accès aux soins, et détériore profondément les conditions de travail des personnels, au bord de la rupture.

Face à cette situation, un « Appel en faveur des hôpitaux publics des territoires » a été lancé par la Coordination nationale des comités de défense des maternités et des hôpitaux de proximité et des élus locaux de toute la France. Cet appel demande une action urgence du gouvernement pour « garantir un égal accès aux soins à tous les citoyens sur tout le territoire de la République ».

Pour la santé comme pour tout le reste, l’égalité républicaine ne se discute pas ! Je signe l’appel pour l’hôpital public ! Et vous ?

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Un an après l’appel de Grigny, l’égalité attend toujours

Il y a un an, le 16 octobre 2017, des dizaines d’associations et d’élus locaux de banlieue de tous bords, réunis pour les États généraux de la politique de la ville, lançaient l’Appel de Grigny. Adressé au président de la République, il alertait sur l’aggravation des inégalités territoriales et demandait un « effort constant et permanent du gouvernement » pour combattre celles-ci.

A l’heure du premier bilan, le constat est amer. Malgré les effets d’annonce habituels, force est de constater que le président et son gouvernement n’ont pas la volonté d’engager les moyens nécessaires. L’Élysée a beau reconnaître  » le sentiment d’abandon des Français qui vivent dans ces territoires » et affirmer  qu’il est « fondamental de pouvoir agir à la racine », les faits disent le contraire.

Certains points sont à saluer, telle la récente annonce de l »Initiative copropriétés » qui doit permettre de venir en aide aux immeubles très dégradés, dont 14 « sites de priorité nationale » – dont Clichy-sous-Bois, Sevran, Aulnay-sous-Bois, Épinay-sur-Seine et Villepinte en Seine-Saint-Denis.

Mais manque une logique d’ensemble, globale, qui seule peut permettre de réellement transformer la vie des millions d’habitants des quartiers populaires. L’exemple le plus dramatique en est l’abandon d’un revers de la main du plan Borloo par Emmanuel Macron.

Car comme le montre clairement le rapport « La République à reconstruire » des députés François Cornut-Gentille et Rodrigue Kokouendo, qui étudie l’action de l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis, c’est une refonte totale de l’action publique qui est nécessaire dans notre département pour enfin obtenir l’égalité.

C’est le sens de la démarche « L’égalité républicaine pour la Seine-Saint-Denis », lancée le 5 octobre dernier à Bobigny par des élus de toutes sensibilités – maires, conseillers départementaux, députés, sénateurs – pour que notre département prenne toute sa place – lui – dans cet effort constant et permanent.

(photo : Bleu Blanc Zèbre)

Octobre rose au CSID

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Ce matin, sensibilisation à la question du cancer du sein au CSID

Je suis passée hier par le Centre Social Intercommunal de la Dhuys qui était aux couleurs d’Octobre rose pour saluer les nombreux partenaires institutionnels et associatifs* de cette initiative utile. Ateliers, rencontres informelles autour d’un café, débat et dépistage réalisé par le service gynécologie du centre hospitalier de Montfermeil se sont déroulés dans une ambiance chaleureuse.  Le cancer du sein est la première cause de mortalité pour les femmes de moins de 65 ans, avec près de 12 000 décès par an. Ce cancer touche également 2 % des hommes.  Les études montrent que le dépistage permet de réduire de 15 à 21% le risque de mortalité de ce cancer.

Le Département de la Seine-Saint-Denis est pleinement engagé dans les politiques de dépistage organisé et, avec le Comité départemental des cancers (CDC 93), il propose ainsi aux Séquano-Dionysiennes de 50 à 74 ans des mammographies intégralement remboursées. En 2017, 31 500 dépistages du cancer du sein ont ainsi été réalisés dans le département, concernant 36,9% des destinataires du programme.

horizon cancer octobre rose

Horizon Cancer était également présent

*Les villes de Montfermeil et de Clichy-sous-Bois, l’Assurance Maladie, le Centre hospitalier intercommunal de Montfermeil, la Ligue contre le Cancer, Horizon Cancer, l’ASTI, DEFI, entre autres…