CARTON PLEIN EN SEINE-SAINT-DENIS

La NUPES a réussi le grand chelem dans notre département. Sur notre circonscription, le député sortant de la macronie a été battu. Je m’en réjouis.

Ce résultat concrétise tout à la fois :

  • L’espoir mis dans la NUPES et dans son programme par les femmes et les hommes de gauche et de l’écologie ;
  • Le rejet massif, à droite comme à gauche, de la politique d’Emmanuel Macron, qui n’a été réélu à la présidence de la République que pour faire barrage à l’extrême droite et non par adhésion.

Il en résulte une Assemblée Nationale bouleversée, fragmentée, sans majorité parlementaire pour le président de la République, et qui penche dangereusement à droite et à l’extrême droite. 

Avec 131 député.e.s, la NUPES est une force parlementaire qui compte, même si ce nombre est loin des espérances affichées. Plus que jamais, la mobilisation populaire sera déterminante pour contrecarrer les projets ultralibéraux et antisociaux d’Emmanuel Macron, qui sort affaibli de cette séquence électorale. 

Comme je l’ai toujours fait depuis mon élection comme conseillère départementale, je continuerai à mettre mon mandat d’élue au service de cette mobilisation, sur notre canton comme au plan départemental.

Et maintenant, le 2ème tour des élections législatives !

Le premier tour de l’élection législative enregistre un soutien massif des hommes et des femmes de gauche et de l’écologie à la NUPES. Les projections pour le 2ème tour laissent sérieusement penser que le président de la République pourrait ne pas avoir la majorité à l’Assemblée Nationale, ce qui créerait une situation politique inédite depuis 2002.

Sur notre circonscription, le candidat de la NUPES est en tête avec 30,83% des voix contre 23,86% au candidat de la macronie. Mais les réserves de voix, à gauche comme à droite, annoncent un 2ème tour très serré entre la NUPES et la droite. Tout peut se jouer à quelques voix !

J’appelle tous les hommes et toutes les femmes de gauche et de l’écologie à battre le candidat de la macronie. Pas une voix ne doit manquer à la NUPES.

J’en appelle aux trop nombreux abstentionnistes. Ce vote peut avoir des conséquences très importantes pour votre vie personnelle. 

  • Pour le montant de votre salaire ou de votre retraite
  • Pour le prix de l’énergie ou des biens de première nécessité, comme l’alimentation ou les médicaments
  • Pour les services publics indispensables à notre vie individuelle et collective, comme la santé publique ou l’Education Nationale
  • Pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Alors, dimanche 19 juin, allez voter pour le candidat de la NUPES.

L’hôpital public en détresse vitale !

Alors que les vacances d’été approchent, 120 services d’urgence ferment ou réduisent leur activité, faute de personnels. « Aux urgences, un service sur cinq est en danger de fermeture cet été. Il y aura donc des morts » écrit le professeur Adnet, chef des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny, dans Le Monde. Côté accouchements, le principal syndicat de gynécologues déclare que la pénurie de soignants a « atteint un niveau critique » dans les maternités, faisant courir un risque de « fermeture estivales inopinées » et laisse à craindre un « accident imminent ».  Les trois hôpitaux de Grand Paris-Nord Est, à Montfermeil, à Aulnay-sous-Bois et à Montreuil ne sont pas en reste, connaissent également des difficultés et craignent l’été à venir.

Les personnels médicaux et socio-sanitaires sont épuisés et désabusés, et le manque de personnels conduit à la fermeture de lits, de salles d’opérations ; à des retards de prise en charge, à la déprogrammation d’interventions…. Ce mardi 7 juin, neuf syndicats et collectifs ont appelé à la grève pour la défense de l’hôpital public.

Ces revendications ne sont pas neuves . Les personnels tirent la sonnette d’alarme sur leur condition de travail et l’état déplorable de ce service public depuis trop longtemps, bien avant la crise du COVID19, alors même que celle-ci a fortement aggravé les difficultés. Le lot de promesses gouvernementales, dont le Ségur de la santé qui en a découlé n’a – sans surprises – pas été tenu.  Un seul exemple : au plan salarial, il y a 13 € d’écart entre une infirmière spécialisée et une jeune infirmière en début de carrière… Aussi, j’apporte mon soutien à leurs revendications, inchangées depuis 3 ans :

  • Un recrutement supplémentaire de professionnels.les, avec un plan de formation pluridisciplinaire et des conditions de travail décente.
  • Une revalorisation des salaires pour rattraper 10 ans de blocage.
  • Un renforcement de moyens financiers pour recruter les personnels et recentrer les professionnels.les du soin sur leur cœur de mission : brancardiers, coursiers, logisticiens, secrétaires…
  • L’arrêt de toutes les fermetures d’établissement, de services et de lits, et la réouverture de lits partout où c’est nécessaire.
  • Des mesures pour garantir l’accès, la proximité et une prise en charge optimale en terme de qualité et de sécurité des soins pour toutes et tous.

27 mai, Journée nationale de la Résistance

Ce vendredi 27 mai, j’ai représenté le Département au côté du Préfet J. Witowski, lors de la commémoration de la journée nationale de la Résistance.

Le 27 mai 1943, le Conseil National de la Résistance, présidé par Jean Moulin, réunissait clandestinement huit grands mouvements de résistance, six partis politiques et deux syndicats d’avant-guerre pour unifier et coordonner les actions contre l’envahisseur nazi, refuser la collaboration pétainiste, son régime raciste et antisémite, et préparer l’avenir avec le programme « Les jours heureux » – dont la création de la Sécurité sociale par le ministre communiste Ambroise Croizat, l’accès à l’éducation pour toutes et tous et tant d’autres réalisations posant les bases du modèle social français, si fortement menacé à l’heure actuelle.

Dans le cadre de ma délégation de vice-présidente à la Mémoire au Conseil départemental, je suis particulièrement attachée à la transmission de notre histoire aux nouvelles générations, afin qu’elle soit un outil vivant au service de la réflexion et de la compréhension du présent. A ce titre, j’aurai le plaisir de participer à la cérémonie publique de remise de prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation, le jeudi 23 juin au collège Diderot d’Aubervilliers.

La NUPES et la 12ème circonscription de la Seine-Saint-Denis

Le 12 juin prochain, je vous invite à voter pour les candidat.e.s de la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale choisi.e.s par la FI, conformément à l’accord signé entre les partis de gauche et de l’écologie. Même si, comme d’autres, je déplore le parachutage du secrétaire national du Parti Ouvrier Indépendant, alors que des militant.e.s FI locaux, investi.e.s dans un premier temps pour être candidat.e.s, étaient à mes yeux légitimes pour porter le drapeau de la NUPES sur notre territoire.

Mais l’essentiel est l’accord programmatique qui nous rassemble et qui porte entre autres sur :

  • l’augmentation immédiate du smic à 1500 euros net ;
  • le retour à la retraite à 60 ans ;
  • la reconquête des services publics, notamment en matière de santé publique et d’éducation nationale ;
  • la renationalisation d’EDF, d’Engie et de banques pour la création d’un pôle financier public ;
  • une planification écologique, notamment pour lutter contre le réchauffement climatique ;  
  • la justice fiscale, la taxation du capital et la lutte contre l’évasion fiscale ;
  • de nouveaux droits d’intervention des salariés dans les entreprises.

Un programme qui ouvre la perspective d’un véritable changement, propre à redonner espoir aux citoyens qui se reconnaissent dans la gauche et l’écologie, et aussi à ceux qui ont oublié le chemin des urnes.