Nouveau vendredi noir pour les transports en commun

Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage. Et quand on entend privatiser les transports publics, on met sur le compte des salariés les trop nombreux dysfonctionnements des bus, des trains, des métros, les matériels obsolètes. Cette semaine encore, combien de pannes lourdes du T4, du RER B ? Nul ne niera que les transports publics fonctionnent mal, épuisent et exaspèrent les usager.e.s, en droit d’attendre un service public de qualité.

La grève d’aujourd’hui dans les bus, trams et métros fait suite à la forte mobilisation du 18 février dernier, restée sans réponse satisfaisante de la direction. Mêmes mots d’ordre : augmentation des salaires et abandon du projet de mise en concurrence de nos transports en commun, vu les impacts nocifs pour les usager.e.s.et les conditions de travail des salarié.e.s.

Alors même que les indicateurs économiques et financiers de la RATP sont au vert, les agents.es n’acceptent pas que leur pouvoir d’achat, lui, soit dans le rouge, dans le contexte inflationniste actuel.

Plus encore, la mise en concurrence annoncée par Valérie Pecresse s’inscrit à contre-courant de l’urgence climatique et sociale, bien loin de toute logique d’intérêt général.

Contrairement aux arguments avancés, l’ouverture au privé des réseaux de transport n’est ni un gage d’amélioration de service, ni d’une baisse des coûts, comme en témoignent les expérimentations menées chez nos voisins européens.

La défense de solutions publiques de mobilité dans les meilleures conditions possibles est nécessaire, à l’heure où les prix du carburant battent des records inédits, spécifiquement en Île-de-France. Depuis 2017, les taxes y sont plus élevées, pour être réaffectées aux services de transports. L’objectif est donc clair : les contribuables paient pour un service public qui sera bradé au secteur privé, au profit des actionnaires, et au détriment de toutes et tous.

Je renouvelle tout mon soutien aux grévistes, qui luttent pour la défense de nos biens communs !


LP/Delphine Goldsztejn

21 mars, Journée internationale pour l’élimination de la haine raciale

Le chemin reste long pour l’abolition totale des discrimination raciales et ethniques qui se manifestent chaque jour dans le monde à l’encontre de millions de personnes.

A l’inverse, les inégalités raciales sont en pleine recrudescence sur le territoire : les actes à caractère raciste, xénophobe et antireligieux signalés aux forces de l’ordre ont augmenté en France de 13% en 2021 par rapport à 2019.

Même constat à l’échelle séquano-dyonisienne après le sondage Harris Interactive commandé par le Département en novembre dernier :

  • 46% des habitants interrogés jugent que les discriminations ont augmenté en Seine-Saint-Denis durant ces cinq dernières années, contre 5% qui estiment qu’elles ont diminué ;
  • 84% des Séquano-Dionysiens âgés de 18 à 24 ans déclarent avoir été victimes de discriminations durant les cinq dernières années, dont neuf sur dix en raison de leur couleur de peau, de leur religion ou de leur quartier d’habitation.

Alors, plus que jamais, nous nous engageons à lutter contre ces discriminations, particulièrement fortes sur notre territoire, pour construire ensemble une société de demain plus égalitaire et tolérante !


Commémorer le passé pour mieux comprendre le présent

Rendez-vous le 19 mars 2022 à 16h00

L’année 2022 marque les 60 ans de l’indépendance de l’Algérie, mettant un terme à 132 ans d’occupation coloniale par l’État français. Pour éclairer cet événement ayant marqué durablement notre histoire et celle de notre territoire, le Département de la Seine-Saint-Denis organise une série d’événements pour comprendre les grands moments du processus d’indépendance.

Le 8 janvier 1961, l’autodétermination de l’Algérie est plébiscitée à 75 % par les Français lors d’un référendum et ouvre la voie à la reprise des négociations pour l’indépendance de l’Algérie.

Signés le 18 mars 1962, ces accords prévoient officiellement le début du processus de sortie de guerre, notamment par la proclamation d’un cessez-le-feu dont l’application est fixée au 19 mars.

Cette date reste pourtant contestée comme fin effective de la guerre d’Algérie, car s’ouvre alors une période transitoire, au cours de laquelle de nombreuses violences continuent d’être commises sur les civils. Si cet épisode a marqué durablement les mémoires françaises et algériennes, il reste, malgré son importance, encore trop méconnu du grand public.

Aussi, nous vous donnons rendez-vous pour un colloque autour des Accords d’Evian, le samedi 19 mars, à 16h00, en salle des séances de l’Hôtel de Département, à Bobigny.

Nous aurons le plaisir d’accueillir :

  • Gilles Manceron, historien, spécialiste de la colonisation française
  • Aissa Kadri, professeur honoraire des universités, ancien Directeur de l’Institut Maghreb Europe Paris 8

En espérant vous y trouver nombreuses et nombreux !

Tout au long de l’année, le Département lance un appel à témoignages auprès de l’ensemble des habitants et des habitantes du département.

Envoyez-nous vos témoignages ou laissez-nous un message avec vos coordonnées à l’adresse suivante : histoirememoire-archives@seinesaintdenis.fr

Pour retrouver toutes les informations, n’hésitez pas à consulter notre page dédiée.

Les Jours Heureux…

« La France des Jours heureux », c’’est le titre du projet proposé par Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle, en référence au programme des Jours Heureux, adopté à l’unanimité le 15 mars 1944 par le Conseil National de la Résistance (CNR) pour qu’au sortir de la guerre, des mesures fortes, telles que la création de la Sécurité Sociale, ou encore les nationalisations (énergies, banques,…)  permettent de reconstruire une France au service de toutes et tous et de garantir à chacune et à chacun les moyens d’une existence digne.

Aujourd’hui – comme hier et alors que notre pays était ruiné par la guerre -, des mesures politiques fortes et radicales sont indispensables pour sortir de l’impasse sociale et économique dans laquelle nous nous enfonçons : chômage et précarisation du travail ; démantèlement des droits sociaux (E. Macron, président et candidat, a déjà annoncé la retraite à 65 ans), casse des services publics et remise en cause de nos libertés par un régime toujours plus autoritaire ; renoncement à s’attaquer véritablement aux causes du dérèglement climatique.

Ces renoncements multiples et successifs sont des choix assumés : ce Président et ce gouvernement sont au service des marchés financiers et du profit. C’est bien ce mode de production et de consommation qu’il faut revoir pour imposer des solutions réellement novatrices, et satisfaire aux exigences des jeunes, des salarié.e.s, des retraitée.e.s. 

La semaine dernière, un sondage IFOP mesurait 5 mesures phares du programme de Fabien Roussel, largement plébiscitées, à commencer par l’augmentation des pensions de retraite (89 %) ; la taxation des bénéfices des multinationales pour lutter contre l’évasion fiscale (87 %) ; l’interdiction des Ehpad à but lucratif (86%) ou encore un droit universel à l’emploi, garantissant à chacun.e  un travail ou une formation rémunérée (82%) ; la hausse du Smic à 1500 € net (1923 € brut) et l’augmentation générale des salaires (80 %).

Et comme le disait Emmanuel Maurel, député européen de la Gauche Républicaine et Socialiste, présent au côté d’autres formations de gauche (la Nouvelle gauche socialiste, les Radicaux de Gauche, le Mouvement républicain et citoyen) lors du meeting de Fabien Roussel à Paris le 10 mars dernier, « Fabien Roussel incarne cette gauche qui sait où elle va et pour qui elle se bat ».