Début de la reprise dans les collèges

Depuis hier, les cours reprennent dans les collèges du département, conséquence de la « deuxième étape du déconfinement » annoncée par le Gouvernement la semaine dernière. A Montfermeil, j’ai participé ces derniers jours aux CHS (Comités Hygiène et Sécurité) et aux Conseils d’administration des collèges Jean-Jaurès et Picasso, préalables à cette reprise progressive en Île-de-France, toujours classée « zone orange ».

Après contact avec les familles concernées, c’est environ 20 % des effectifs de 6ème et 5ème qui reprendront le chemin du collège dans un premier temps, rigoureusement encadrés par des protocoles sanitaires : 8 à 12 élèves par classe pour des sessions de 3 heures de cours par demi-journée, plusieurs jours par semaine selon l’affluence, et avec des empois du temps à la semaine. A quelques semaines des vacances d’été, beaucoup d’incertitudes demeurent concernant les élèves de 4ème et 3ème.

Les agent-es techniques relevant du Département sont mobilisés depuis la mi-mai pour assurer cette « rentrée » dans les meilleures conditions possibles : préparation et nettoyage des salles, des couloirs et des espaces communs.

Après avoir mis des tablettes numériques à disposition des collégiens pour la poursuite des cours pendant le confinement,  le Département a doté chaque collégien de 2 masques lavables, de gel hydroalcoolique indispensable et les demi-pensionnaires bénéficient d’un papier repas. Dès fin avril, face aux difficultés sociales aggravées par la suspension d’activité et le chômage partiel de nombreux parents d’élèves,  le Conseil départemental a mis en œuvre une aide exceptionnelle avec des chèques alimentaires de 60 €  qui ont bénéficié à 328 collégiens demi-pensionnaires scolarisés à Montfermeil, 320 à Tremblay et 202 à Vaujours.

Je remercie ici tous les personnels de l’Education nationale et du Département qui permettent cette reprise dans des conditions difficiles, mais avec engagement et inventivité.

A l’approche des vacances, la question du rattrapage du retard pour les élèves, notamment ceux en difficultés et des « décrocheurs » devient centrale. Les annonces de Jean-Michel Blanquer à ce sujet sont restées bien floues, et nous serons vigilants à ce les moyens suffisants pour la réussite scolaire de tous soient mis en œuvre.

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Gestion de l’arrivée des élèves au collège Picasso…

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Avec les personnels ATTEE pendant la visite du CHS au collège jean-Jaurès.

Faire vivre la démocratie et le progrès social à Montfermeil

Samedi 23 mai avait lieu le conseil municipal d’installation de Montfermeil, suite aux élections du 15 mars dernier. Alors que débute cette nouvelle étape de la vie de notre commune (et de la mienne !), je tenais à remercier une nouvelle fois les 1399 Montfermelloises et Montfermeillois qui ont choisi notre liste « Montfermeil autrement », et toutes et tous les militants, soutiens et sympathisants qui nous aurons soutenus pendant la campagne.

Avec Farid Kachour, Angélique Planet-Ledieu, Jean-Riad Kechaou, Laurence Ribeaucourt, nous serons sur le pont pendant les six années à venir pour porter les attentes et les revendications des Montfermeillois, y compris de la majorité qui ne s’est pas exprimée dans les urnes, du fait notamment de la situation sanitaire.

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© Ville de Montfermeil. Photos Franck Dunouau

Dans mon intervention inaugurale, au nom de notre groupe, j’ai souligné les grands axes de notre action : démocratie locale et progrès social (santé, cantines…). Une intervention que je vous propose de retrouver dans son intégralité ci-dessous :

« Les Jours heureux » : de la Résistance à aujourd’hui.

On célèbre aujourd’hui la Journée nationale de la Résistance, temps de mémoire et de recueillement mais aussi de mobilisation et d’action. Car la crise sanitaire et économique que nous traversons – la plus grave depuis la guerre – met en lumière l’importance du programme du Conseil National de la Résistance, « Les Jours heureux » .  Ce programme mis en oeuvre au sortir de la guerre, dans un pays exsangue , est à l’origine de conquêtes sociales inédites  : la Sécurité sociale, visant à assurer à chacun des moyens d’existence, les nationalisations (Banque de France, assurances, EDF…) pour permettre « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun (…)« .

En ces temps de pandémie, les services publics ont de nouveau révélé toute leur actualité, toute leur nécessité, toute leur urgence. Pourtant, cet héritage du CNR a été systématiquement attaqué et vidé de son contenu par les gouvernements successifs ces dernières décennies, toujours au nom de la raison financière, toujours pour le  profit de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.

Aujourd’hui, alors que la récession s’annonce profonde et que les classes populaires pourraient une nouvelle fois payer le prix fort, affirmons l’esprit et l’énergie de la Résistance pour que le Jour d’après soit celui des Jours heureux.

pcnrLe 27 mai 1943 fut marqué par la première réunion du Conseil national de la Résistance. Réunissant un large spectre de forces politiques et syndicales, le CNR se fixait deux objectifs : libérer la France de l’occupation et de la collaboration, et organiser le redressement du pays après le retour de la démocratie.

Le premier objectif fut obtenu de haute lutte, par le sacrifice de nombreux résistantes et résistants,  français et étrangers, comme Raymond Gurême, « voyageur » d’origine tchèque et résistant, décédé avant-hier à 95 ans, dont je salue la mémoire. Le second objectif, ce fut la mise en oeuvre du programme « Les jours heureux »…

 

Vers une reprise dans les collèges ?

J’ai participé la semaine dernière à la Commission Hygiène et Sécurité du collège Jean-Jaurès de Montfermeil qui réunissait les représentants des enseignants, des parents d’élèves, des personnels de l’Education nationale et du Département autour du principal et du principal adjoint. En effet, dans les départements en zone rouge, comme le nôtre, collèges et lycées n’ont pas ré-ouverts mais le Département s’y prépare, dans l’attente d’une décision du Gouvernement d’ici le 2 juin.  Les agents techniques dépendant du Département, qui assurent en temps normal le service de cantine, l’entretien et le nettoyage, sont en poste depuis lundi dernier pour préparer cette éventuelle rentrée sous double protocole sanitaire : celui de l’Education nationale et celui du Département. Nous avons d’abord passé au crible les conditions de sécurité sanitaire d’une reprise progressive des cours avant d’apprécier de visu les sens de circulation et les règles de déplacement dans l’établissement ;  la préparation des salles qui sont en capacité d’accueillir moitié moins d’élèves (12 au maximum), pour 12 heures de cours par semaine, répartis sur 4 demi-journées… Le Département a doté chaque collégien de 2 masques, du gel hydroalcoolique indispensable, et les demi-pensionnaires bénéficieront d’un papier repas.

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Respect des gestes barrières et de la distanciation sociale à la Commission d’Hygiène et de Sécurité du collège Jean-Jaurès.

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Avec les agents du Département

« Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien »

C’est le cri d’alerte de Philippe Portmann, secrétaire général du Secours Populaire Français de Seine-Saint-Denis : pour le seul mois d’avril, près de 60 tonnes de denrées alimentaires, de produits frais et de dons d’entreprises ont été distribuées par le Secours Populaire Français de Seine-Saint-Denis dans ses 21 comités et antennes locales au bénéfice de familles, étudiants, travailleurs précaires, personnes isolées ou à la rue – sans compter les produits récupérés par les bénévoles lors de collectes.

Ce mercredi, le SPF 93 recevait les dernières palettes du FEADS (Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis), censées couvrir les besoins jusqu’à l’automne  2020 : « Concrètement nous aurons d’ici mi ou fin juin consommé en 8 mois la dotation d’une année, soit 274 tonnes de denrées, soit une  « impasse » de trois ou quatre mois sur certains produits de première nécessité. » déclare P. Portmann dans un courrier adressé aux parlementaires, maires, élu.e.s du département et de la région :  » A ce jour, et ce sûrement pour de longues semaines ou de longs mois, il n’y a pas de pause dans le besoin de denrées, ce qui va nous mettre en difficulté (…) Nous avons besoin de votre soutien pour interpeller les pouvoirs publics sur la situation qui pourrait se produire, à savoir une crise alimentaire, avec son cortège de troubles sociaux.  (…)  Et d’ajouter : La solidarité n’a pour nous aucune couleur partisane. Fidèle à sa tradition d’indépendance le Secours Populaire Français travaille avec celles et ceux qui le souhaitent et partagent sa devise « Tout ce qui est humain est notre ».

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