Mobilisation générale contre la réforme des retraites !

Comme le 19 janvier dernier – où deux millions de personnes sont descendues dans la rue, et bien plus encore se sont déclarées en grève – la mobilisation de demain sera massive contre le projet de réforme des retraites.

Le gouvernement avance à rebours de ce que veulent les Françaises et les Français qui, à 70%, s’opposent à cette réforme. Le président de la République n’a pas été élu par adhésion à son programme ultra-libéral qui s’attaque à notre système de solidarité sociale.

Le président du Conseil d’orientation des retraites l’affirme : « les dépenses de retraite sont globalement stabilisées et, même à très long terme, elles diminuent dans trois hypothèses sur quatre ».

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, cette réforme n’est pas destinée à financer des services publics comme l’Education ou la Santé, mais bien davantage à alimenter les cadeaux fiscaux aux entreprises du CAC 40 qui ont encore connu cette année des profits records (172 milliards d’euros).

De l’argent, il y en a ailleurs que dans les poches des salarié.e.s et des retraités.ées. Les actionnaires ont touché plus de 80 milliards de dividende cette année. Quant aux milliardaires français ils se portent bien : + 173 milliards depuis la Covid-19 pour les cinq plus riches d’entre eux !

Le succès du 19 janvier et celui attendu pour demain appellent à poursuivre la mobilisation unitaire. Rendez-vous demain Place d’Italie à 14 h pour le cortège parisien !

Il y a 80 ans… Femmes, résistantes, déportées.

Le 24 janvier 1943, 230 résistantes dont 222 détenues au fort de Romainville sont entassées dans des wagons à bestiaux par l’occupant nazi, à la gare de marchandises de Compiègne. Trois jour plus tard, elles franchissent le seuil du camp d’Auschwitz-Birkenau en chantant la Marseillaise. Chacune est tatouée d’un matricule compris entre les numéros 31625 et 31854 sur son avant-bras. C’est le « Convoi des 31000 ». Seules 49 d’entre elles reviendront des camps de la mort.

Parmi elles, Charlotte Delbo, Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Marie Politzer, mais aussi des résistantes du territoire ouvrier qui allait devenir la Seine-Saint-Denis, telles Raymonde Salez, des Lilas, Gabrielle Ethis et Henriette Pizzoli, sa nièce, de Romainville, entre autres…  

Hier matin, devant le Fort des Lilas, j’ai commémoré avec émotion le souvenir de ces femmes magnifiques, engagées et simplement exceptionnelles, au côté de Lionel Benharous, maire des Lilas et François Dechy, maire de Romainville ; du 1er Vice-président du Conseil départemental, de très nombreux élu.e.s dont Christian Lagrange et Kevin Cohen, élus à la mémoire, et mes camarades Lisa Yahiaoui, Sofia Dauvergne, Brigitte Moranne ; Robert Clément, ancien Président du Conseil général ; Thomas Fontaine, historien et directeur du Musée de la Résistance Nationale, Mémoire Vive et les associations mémorielles,

Puis, en présence de sa fille Annick, de son fils et de ses petit-enfants, le boulevard a ensuite été nommé du nom de Madeleine Odru, déportée également dans le convoi des 31000. Institutrice avant guerre, à son retour, elle n’aura de cesse de témoigner et de transmettre son message profondément humaniste et solidaire auprès des jeunes générations.

Enfin, l’exposition « les 31000 – femmes, résistantes, déportées » était présentée à l’école Paul-Langevin. Cette remarquable exposition, premier acte de l’année mémorielle départementale consacrée à l’année 1943, a été conçue par Thomas Fontaine et réalisée avec Mémoire Vive et le service du patrimoine culturel départemental. Le vernissage aura le lieu le jour anniversaire du départ du convoi, mardi 24 janvier à 18h, en Mairie des Lilas. A suivre…

Le 19 janvier, mobilisons-nous contre la réforme des retraites !

📣Une réforme des retraites injuste dont 80 % des Français.es ne veulent pas ! Et pour cause : report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, accélération de l’augmentation de la durée de cotisation, et en bout de parcours… aucune augmentation significative des pensions.

Dans un contexte d’inflation galopante et de hausse des prix de l’énergie, le gouvernement ne lâche pas son agenda antisocial et sa destruction de notre modèle social, issu du programme du Conseil National de la Résistance, dans une période où la France devait se relever de la guerre.

Les premiers.ères impactées seront les personnes occupant les emplois les plus pénibles, et les femmes, qui sont plus sujettes à des carrières hachées.

En Seine-Saint-Denis, territoire le plus pauvre de France métropolitaine où beaucoup de personnes occupent des métiers de première ligne, le prix sera dur à payer : l’écart d’espérance de vie entre un cadre et un ouvrier est de 7 ans et à 62 ans, plus de 25% des plus pauvres sont déjà morts.es.

Pour un département qui est le plus jeune de France, quel message est envoyé à la jeunesse ? Quel modèle de société voulons nous collectivement ?

Aux côtés des élus.es du département, j’affirme mon opposition à ce projet et vous appelle à défiler demain, jeudi 19 janvier, à l’appel des organisations syndicales !

✍️ Pour demander une autre réforme de progrès social, exigeons un référendum en signant la pétition : www.unebonneretraite.fr

Fort de Vaujours : fin de l’enquête publique

Une dernière déclaration de Pierre Laporte et moi-même, comme membres de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours. Notre conclusion : insatisfaction et dans l’attente d’un dialogue constructif et sincère… Et maintenant, attendons le rapport et les conclusions officielles.