En séance du Conseil départemental

Un constat est partagé au sein de notre majorité : la loi de transformation de la fonction publique, imposée aux collectivités par le gouvernement est profondément injuste. En s’en prenant aux conditions de travail des agents.te.s du Département, elle attaque les services publics si nécessaires aux habitants.tes. du territoire. 

Dégradation des conditions de travail, disparition de la spécificité de certains métiers dans un territoire déjà fortement précarisé, perte de congés, renforcement des problématiques d’attractivité et de recrutement dans des catégories d’emploi déjà en tension…

Devons-nous exiger des agents.es qu’ils-elles travaillent plus… pour gagner la même chose, alors que l’inflation s’envole ? 

C’est pourquoi, deux des trois groupes de la majorité, le groupe Communiste, insoumis et citoyen auquel j’appartiens et le Pôle écologiste ont choisi de ne pas voter cette délibération, dans l’attente de réponses aux questions que nous posons depuis plusieurs mois :

  • A plusieurs reprises, nous avons écrit au ministère de la fonction publique pour demander la reconnaissance de l’exceptionnalité de notre territoire, reconnue pour les agents.tes de la fonction publique d’Etat : sans réponse à ce jour ;
  • Nous avons écrit au Préfet de la Seine-Saint-Denis pour demander la reconnaissance de la pénibilité psychique : sans réponse à ce jour ;
  • Nous attendons la publication annoncée du nouveau décret sur les Autorisations Spéciales d’Absence ;
  • Nous attendons la réponse du Conseil constitutionnel à la Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par plusieurs villes, car cette loi bafoue la libre administration des collectivités territoriales.

Dans ces conditions, nous avons considéré qu’il ne fallait pas délibérer sur ce sujet dans l’immédiat d’autant que la loi ne sera applicable qu’au 1er janvier 2023. Nous avons appelé à de multiples reprises un report du calendrier de vote à l’automne, refusé par la présidence. J’ai donc voté « contre ». 

Cette délibération a donc été votée avec les voix de la droite, ce que je regrette.

Nous avons ensuite voté à l’unanimité le plan de revalorisation salariale initiée et financée par notre collectivité.

60ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie : un beau dimanche de réjouissances

Aujourd’hui, nous célébrons les 60 ans de l’indépendance algérienne qui mit un terme à 132 ans d’occupation coloniale par la France et quasiment 8 années d’une guerre meurtrière. L’histoire a besoin de vérité et de justice, et ne saurait se construire sur l’impunité et l’oubli. C’est à cette condition que nous pourrons poser durablement des actes pour permettre à la France et à l’Algérie de regarder leur passé en face, et de mieux envisager leur futur ensemble. C’est pourquoi le fil rouge mémoriel du Département est consacré à l’indépendance de l’Algérie, avec de nombreuses initiatives jusqu’à la fin de cette année.

Pour fêter cet anniversaire, le Département organisait ce dimanche au parc départemental Georges-Valbon de la Courneuve un banquet familial, populaire et festif, avec l’aide de l’association Africa, en présence de Stéphane Troussel, président du Département, de Soumya Bourouaha, députée et de Rachid Koraïch, artiste de renommée internationale qui nous fait l’honneur de faire don aux habitant.e.s du département d’une sculpture en bronze inédite, en mémoire de celles et ceux qui ont « sacrifié leur vie au nom d’un idéal de justice et de liberté, pour l’Indépendance de l’Algérie ». Cette sculpture de 3 mètres de haut, en cours de réalisation, sera implantée dans le parc à l’automne prochain.

CARTON PLEIN EN SEINE-SAINT-DENIS

La NUPES a réussi le grand chelem dans notre département. Sur notre circonscription, le député sortant de la macronie a été battu. Je m’en réjouis.

Ce résultat concrétise tout à la fois :

  • L’espoir mis dans la NUPES et dans son programme par les femmes et les hommes de gauche et de l’écologie ;
  • Le rejet massif, à droite comme à gauche, de la politique d’Emmanuel Macron, qui n’a été réélu à la présidence de la République que pour faire barrage à l’extrême droite et non par adhésion.

Il en résulte une Assemblée Nationale bouleversée, fragmentée, sans majorité parlementaire pour le président de la République, et qui penche dangereusement à droite et à l’extrême droite. 

Avec 131 député.e.s, la NUPES est une force parlementaire qui compte, même si ce nombre est loin des espérances affichées. Plus que jamais, la mobilisation populaire sera déterminante pour contrecarrer les projets ultralibéraux et antisociaux d’Emmanuel Macron, qui sort affaibli de cette séquence électorale. 

Comme je l’ai toujours fait depuis mon élection comme conseillère départementale, je continuerai à mettre mon mandat d’élue au service de cette mobilisation, sur notre canton comme au plan départemental.

Et maintenant, le 2ème tour des élections législatives !

Le premier tour de l’élection législative enregistre un soutien massif des hommes et des femmes de gauche et de l’écologie à la NUPES. Les projections pour le 2ème tour laissent sérieusement penser que le président de la République pourrait ne pas avoir la majorité à l’Assemblée Nationale, ce qui créerait une situation politique inédite depuis 2002.

Sur notre circonscription, le candidat de la NUPES est en tête avec 30,83% des voix contre 23,86% au candidat de la macronie. Mais les réserves de voix, à gauche comme à droite, annoncent un 2ème tour très serré entre la NUPES et la droite. Tout peut se jouer à quelques voix !

J’appelle tous les hommes et toutes les femmes de gauche et de l’écologie à battre le candidat de la macronie. Pas une voix ne doit manquer à la NUPES.

J’en appelle aux trop nombreux abstentionnistes. Ce vote peut avoir des conséquences très importantes pour votre vie personnelle. 

  • Pour le montant de votre salaire ou de votre retraite
  • Pour le prix de l’énergie ou des biens de première nécessité, comme l’alimentation ou les médicaments
  • Pour les services publics indispensables à notre vie individuelle et collective, comme la santé publique ou l’Education Nationale
  • Pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Alors, dimanche 19 juin, allez voter pour le candidat de la NUPES.

L’hôpital public en détresse vitale !

Alors que les vacances d’été approchent, 120 services d’urgence ferment ou réduisent leur activité, faute de personnels. « Aux urgences, un service sur cinq est en danger de fermeture cet été. Il y aura donc des morts » écrit le professeur Adnet, chef des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny, dans Le Monde. Côté accouchements, le principal syndicat de gynécologues déclare que la pénurie de soignants a « atteint un niveau critique » dans les maternités, faisant courir un risque de « fermeture estivales inopinées » et laisse à craindre un « accident imminent ».  Les trois hôpitaux de Grand Paris-Nord Est, à Montfermeil, à Aulnay-sous-Bois et à Montreuil ne sont pas en reste, connaissent également des difficultés et craignent l’été à venir.

Les personnels médicaux et socio-sanitaires sont épuisés et désabusés, et le manque de personnels conduit à la fermeture de lits, de salles d’opérations ; à des retards de prise en charge, à la déprogrammation d’interventions…. Ce mardi 7 juin, neuf syndicats et collectifs ont appelé à la grève pour la défense de l’hôpital public.

Ces revendications ne sont pas neuves . Les personnels tirent la sonnette d’alarme sur leur condition de travail et l’état déplorable de ce service public depuis trop longtemps, bien avant la crise du COVID19, alors même que celle-ci a fortement aggravé les difficultés. Le lot de promesses gouvernementales, dont le Ségur de la santé qui en a découlé n’a – sans surprises – pas été tenu.  Un seul exemple : au plan salarial, il y a 13 € d’écart entre une infirmière spécialisée et une jeune infirmière en début de carrière… Aussi, j’apporte mon soutien à leurs revendications, inchangées depuis 3 ans :

  • Un recrutement supplémentaire de professionnels.les, avec un plan de formation pluridisciplinaire et des conditions de travail décente.
  • Une revalorisation des salaires pour rattraper 10 ans de blocage.
  • Un renforcement de moyens financiers pour recruter les personnels et recentrer les professionnels.les du soin sur leur cœur de mission : brancardiers, coursiers, logisticiens, secrétaires…
  • L’arrêt de toutes les fermetures d’établissement, de services et de lits, et la réouverture de lits partout où c’est nécessaire.
  • Des mesures pour garantir l’accès, la proximité et une prise en charge optimale en terme de qualité et de sécurité des soins pour toutes et tous.